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Difficulté du dénivelé

Camino Frances étapes


La Nive à Saint-Jean-Pied-de-Port

Saint Jean Pied de Port - Burguete

Parcours :

Etape de 29,2 km (Soit 7 h 30 de marche auxquels s'ajoutent le temps des arrêts). Cette étape  sera réduite de 2,7 km si vous faites étape à Roncesvalles.

Dénivelé :

De 165 m à Saint Jean Pied de Port on passe à 893 m à Burguete après être passé à Honto, avoir franchi le Col Lepoeder situé à 1430 m et fait une pose à Roncesvalles.

Curiosités :

Voir la vierge de Biakorri (ou vierge d'Orisson) sur la gauche après 3 heures environ de marche.

Découvrir la récente chapelle de San Salvador et à proximité un monolithe orné d'une "Durandal" en fer forgé rappelant Roland vaincu près d'ici au col d'Itzondorre.

A Roncesvalles : cloître du XIVème siècle donnant accès à la chapelle Saint-Augustin et à la collégiale - Monastère servant d'hébergement pour les pèlerins

  

Le village de Burguete

Burguete - Larrasoana

Parcours :

Etape de 24,3 km demandant 6 h de marche et traversant les communes d'Espinal, de Viscarret, de Lintzoain, de Zubiri, et d'Ilarratz

Dénivelé :

Beaucoup d'ascensions et une forte descente en plaine (de Alto de Erro jusqu'à Zubiri où l'on passe d'une altitude de 800 m à la plaine de Zubiri située à 525 m sur une distance de 3,7 km) très éprouvantes pour les articulations ...

Curiosités :

Espinal aligne des portes armoriées que l'on découvrira le long de sa grande-rue. On y verra aussi la croix de fer du quartier Saint Jacques et aussi l'église Saint Bartolomé très jolie dans son écrin de verdure.

A Viscarret, à l'entrée de la Casa Acotain on remarquera un chrisme puis on s'attardera sur la porte romane de l'église San Pedro qui date du XIIIème siècle (l'église, quant à elle, n'est pas très ancienne.

En entrant dans Zubiri on découvrira un ouvrage médiéval qui franchit le rio Arga et que l'on va suivre jusqu'à Pampelune et que l'on retrouvera à Puente la Reina.

On arrive à Larrasoana par un pont médiéval mais avant de le franchir on remarquera la Venta de Akarreta qui aurait été un hôpital gothique, la bâtisse est superbe!. La commune est un village-rue fermé antérieurement par deux portes (nord-est et sud-est). On cheminera entre des maisons de pierre à pignon de bois et balcons fleuris dont certaines portent des armoiries.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le village de Larrasoana

Larrasoana - Pamplona - Cizur Menor

Parcours :

Etape de 19,7 km d'une durée prévisible de 5 h (+ arrêts). Le chemin passe par Akerreta, Zuriãin, Iroz, Zabaldica, Arleta et Arre-Villava avant de rejoindre Pamplona en amont de 4 km de Cizur Menor.

Le calme de Cizur Menor sera incitatif pour choisir un hébergement en cette commune ce qui ne devrait pas être un handicap pour la découverte préalable de Pamplune.

Dénivelé :

La parcours sera encore tout en descente jusqu'à Pamplona ... Pas de grandes difficulté d'autant que l'étape est courte ...

Curiosités :

A Zabaldica l'église conserve une belle statue de Saint Jacques, pèlerin. A Arleta, où passait la chaussée romaine de Bordeaux à Astorga, on pourra voir des stèles funéraires discoïdales parmi lesquelles l'une porte la croix de Saint Jacques. La chapelle Santa Marina arbore un portail roman très simple.

On accède ensuite à Trinidad de Arre en franchissant le rio Ulzama, affluant de l'Arga, par un pont à cinq arches long de 55m. Sur l'autre rive le pèlerin s'engouffre sous un porche d'un ensemble monumental et longe des bâtiments monastiques : c'est un véritable carrefour jacquaire. Il reste une abside romane aux contreforts saillants. (Vous avez la possibilité de poser ici votre sac dans le cadre d'un très bon refuge tenu par les sœurs si vous ne souhaitez pas de poursuivre immédiatement votre parcours.)

Nous arrivons à Pampelune quand nous franchissons le rio Arga par le puente de la Magdalena (pont de la Madeleine) et notre cheminement nous conduira tout naturellement à la découverte de sa cathédrale gothique commencée en 1497, occupant l'emplacement d'un capitole romain puis d'une première cathédrale romane. Le cloître de cette cathédrale passe pour être le plus beau d'Espagne. Si on dispose d'un peu de temps on pourra découvrir le musée diocésain attenant.

Il faudrait plus d'une journée pour découvrir toute les richesses offertes par Pampelune et notamment l'église Saint-Saturnin qui, datant du XIIIème siècle est la plus ancienne de la cité ainsi que le musée de Navarre qui recèle d'innombrables richesses ... Il faudra revenir !!!

C'est ensuite Cizur Menor qui se découvre et au sein de laquelle subsiste l'église romane de San Juan faisant partie d'une ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (XIIIème siècle) il faut voir son portail à trois voussures et son chrisme.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Cizur Menor : Le portail du Monastère de San Juan

Cizur Menor - Puente la Reina

Parcours :

Belle étape de 19,8 km nécessitant 5 h de marche (ou 5 h 45 de marche soit 23 km si on opte pour découvrir la superbe chapelle d'Eunate). Le chemin nous fera traverser Guendulain, Zariquiegui, atteindre Sierra del Perdon avant de redescendre sur Uterga, Muruzabal (vers Eunate si on opte pour la découverte de la chapelle) et Obanos avant de rejoindre Puente la Reina, terme de l'étape proposée.

Dénivelé :

Cette étape ne sera pas monotone ... On monte de 480 m à Cizur Menor jusqu'à 780 m à Alto del Perdon pour redescendre à 360 m à Puente la Reina ...

Curiosités :

A l'entrée de Zariquieri voir l'église romane San Andres qui appartenait aux Hospitaliers de Saint Jean. Sur la crête de la Sierra del Perdon vous côtoierez un étrange cortège de pèlerins figés dans la tôle et qui ne demandent qu'à s'animer pour partager avec vous le plaisir de cheminer ... Ce sera ensuite Uterga qui vous fera découvrir son église gothique du XVIème siècle avec son clocher carré, sa fontaine et ses maisons blasonnées ... A Muruzabal vous admirerez un palais du XVIIème siècle à façade baroque et son église San Esteban du XVIème siècle qui abrite un Saint Jacques sur le retable de la chapelle latérale.

Vous n'hésiterez pas ensuite à prolonger votre chemin de 2,7 km afin de découvrir cette superbe chapelle templière d'Eunate qui mérite absolument votre attention. Ce sanctuaire funéraire roman à coupole nervurée et plan grec est entouré d'une riche arcade circulaire.Puis nous rejoindrons Obanos et son église néo-gothique de 1912 qui conserve une vierge du XIIIème siècle "Nuestra Señora la Blanca".

Quelques 2,2 km après, Puente la Reina s'offre à vous. Dès l'entrée dans la cité une statue moderne du pèlerin, érigée en 1965, porte une plaque rappelant qu'ici le chemin aragonais et le chemin navarrais se fondent en un seul "chemin français".

Vous passerez certainement beaucoup de temps à visiter le riche patrimoine de Puente la Reina et particulièrement la rue principale "rua Mayor" avec ses maisons à portes gothiques et à chapiteaux, ses fréquentes églises (Iglesia del Crucifijo, l'église de Santiago (ou se situe la superbe statue de Saint Jacques taillée dans le cèdre), l'église San Pedro Apostol ... ).

Enfin il serait sacrilège de ne pas s'attarder sur le pont médiéval qui traverse l'Arga qui est de toute beauté et qui fit la réputation de cette très belle cité ... Ce bel ouvrage, à dos d'âne, comporte six arcs brisés et piliers ajourés.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Puente la Reina : Le pont du XIe siècle sur l'Arga a donné son nom à la ville

Puente la Reina - Estella

Parcours :

Parcours de 21 km pour cette étape qui vous demandera 5 h 15 ... Le pèlerin traverse les localités de Maneru, Cirauqui, Lorca et Villatuerta avant d'atteindre Estella.

Dénivelé :

Montée un peu raide à partir de Puente la Reina jusqu'à Maneru (de 360 m à 455 m sur 4,7 km) puis un tracé aisé par la suite fera de cette étape une pérégrination sans grand souci jusqu'à Estella.

Curiosités :

A l'entrée de Maneru une croix de pierre à fût polygonal accueille le cheminant. Sur les maisons de cette localité on dénombre plus de trente écus armoriés. L'église San Pedro, à plan circulaire avec une tour , est l’œuvre du même architecte qui dessina la façade baroque de la cathédrale de Pampelune.

A 6,4 km après Puente la Reina le pèlerin sera conquis par le charme de Cirauqui, petit village magnifiquement perché sur sa butte. On y entre en passant sous une porte fortifiée devant laquelle se trouve une stèle discoïdale puis c'est la montée d'une rue typiquement médiévale bordée de blasons et de murs en corniche, le long desquels courent de petits escaliers. L'église San Roman du XIIIème perchée tout en haut en jouxte une autre appelée Santa Catalina. C'est le noyau d'un peuplement qui commença dès avant le Xe siècle. San Roman présente l'une des trois portes polylobées d'influence orientale présentes sur le parcours (Puente la Reina fut la première, nous verrons la troisième à Estella). On quittera ce ravissant village par la Calzada, ancienne chaussée romaine ...

Lorca possède une église ogivale El Salvador, très simple avec chevet roman du XIIème siècle, adjonctions du XIIème , retable Renaissance, le côté de l'épître dédié à Saint Jacques.

A Villatuerta l'église de la Asunción (roman tardif, XIIème et XIVème siècles possède une nef unique et chevet polygonal.

L'étape courte devrait permettre de bien découvrir Estella et ses nombreux et beaux édifices qui témoignent d'un riche passé : ce sera Le "Santo Sepulcro", harmonieuse église du XIIème siècle et son portail gothique sculpté datant de 1323, le palais des Gouverneurs du XVIIème siècle et la belle "Casa de Fray Diego" du XVIème. La découverte continue avec le Palacio Real, palais dit "des rois" du XIIème siècle qui est un bel exemple d'architecture civile romane puis se présentera à nous San Pedro de la Rua, belle église romane et son portail polylobé (le troisième du parcours précédemment annoncé) mais c'est surtout le ravissant et superbe cloître sculpté aux colonnes obliques qui méritera nos suffrages.

Sur l'autre rive, San Miguel, l' église de Saint Michel Archange mérite elle aussi une visite : elle possède de son origine romane un portail nord richement historié.

Il y a tant à voir qu'il faudrait, pour bien faire, prolonger son séjour ici car il y a encore l'église San Pedro, le couvent gothique de Santo Domingo et sa voisine l'église Santa Maria del Castillo qui mériteraient un détour ... En aurez-vous la possibilité ? Estella est vraiment une riche étape culturelle !

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Estella : L'église San Miguel

Estella - Los Arcos

Parcours :

Etape proposée de 20,6 km que l'on pourra effectuer en 5h15 sans grand problème. On découvrira successivement et tout de suite le village d'Ayegui et peu de temps après Irache avant d'arriver à Azqueta 6,3 km après notre départ d'Estella. 2km plus loin Villamayor de Montjardin se découvre , ce sera la dernière localité traversée avant de rejoindre Los Arcos 12,4 km plus loin.

Dénivelé :

L'étape est aisée car peu de dénivelé . De 426 m à Estella on arrive à Los Arcos localisé à 447m sans difficulté ...

Curiosités :

En sortant d'Estella, on passe près de Nuestra Senora de Rocamador, église mariale dont le nom indique bien les relations avec Rocamadour et l'influence du chemin français. L'église, très remaniée au XVIIe siècle, garde un chevet roman avec des modillons et une vierge assise (début XIIIe siècle) Voir aussi côté évangile, un Saint Jacques pèlerin du XVIIe siècle, de facture populaire.

A Irache bien sûr la fontaine où coule le vin est une curiosité ou sponsoring et tradition se conjugent mais pour un pèlerin la priorité sera peut être de découvrir le monastère de Santa Maria la Real au pied du mont Montejurra. Son hôpital fondé en 1050 fut le premier en date de Navarre avant même celui de Roncevaux. Le monastère cistercien abrita dès 1569 une université qui, en 1824, sur son déclin, fut transférée à Sahagun. On verra avec intérêt l'église (de style transition fin XIIe siècle) et le cloître richement orné du XVIe siècle.

Le château de Monjardin domine Villamayor mais juste avant cette localité il faudra admirer "La Fuente de los Moros", fontaine des Maures, qui est une petite merveille gothique.

L'église de Villamayor est un édifice roman du XIIe siècle à nef unique et chevet semi-circulaire avec une tour baroque du XVIIe siècle. Les chapiteaux du portail roman représentent l'un une vierge à l'enfant et l'autre un combat de chevaliers.

Arrivé à Los Arcos, appelé au Moyen Age "la ville des Juifs" on prendra le temps de découvrir une place à arcades ouverte en franchissant une porte du XVIIe siècle . L'église de l'Assomption est d'origine romane (elle possède une vierge française du XIVe siècle, une retable gothique du XVe siècle et des stalles polychromes ainsi qu'un orgue somptueux du XVIIIe siècle). Un gracieux cloître gothique flamboyant du XVe siècle complète une visite agréable de Los Arcos.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'arrivée à Los Arcos

Los Arcos - Logrono

Parcours :

Proposition d'une étape en 28,8 km qui demande 7 h 15 de marche alors que nous étions habitués depuis quelques jours à cheminer autour des 20 km ... Nous passons aujourd'hui de la province de Navarre à la province de Rioja et ce parcours est particulièrement plaisant en côtoyant vigne et olivier. Nous traverserons Sansol, 7 km de marche après Los Arcos et prolongerons notre parcours de 10,8 km pour atteindre Viana. Il nous restera alors 10 km pour atteindre Logrono.

Dénivelé :

De Los Arcos localisé à 447 m d'altitude on arrive à Logrono situé à 400 m sans que pour autant on s’aperçoive d'importants dénivelés ...

Curiosités :

En quittant Los Arcos on passe devant une ancienne chapelle annexée à une habitation qui possède un beau chevet roman du XIIe siècle. On admirera, à Sansol, localisé juste avant Torres del Rio, quelques belles maisons armoriées. Mais c'est surtout dans cette dernière localité que l'on s'attardera pour admirer la chapelle romane du Santo Sepulcro du XIIe siècle avec sa forme octogonale semblable à celle d'Eunate et du Sancti Spiritus de Roncevaux et attribuée aux templiers; elle a conservé sa lanterne des morts, clocheton qui brillait dans la nuit. La coupole hispano-arabe aux nervures en étoile ressemble à celles d'Oloron-Sainte-Croix et de l'Hôpital-Saint-Blaise (sur le chemin du Piémont en France). Beaux chapiteaux et Christ hiératique . En haut de la localité l'église San Andrés est du XVIe siècle.

Viana possède la chapelle Nuestra Señora del Poyo (Notre Dame du Puy) haut perchée sur son belvédère et qui fut reconstruite au XVIIIe siècle. On remarquera l’hôtel de ville datant de 1688 avec ses deux tours et qui est un bel exemple d'architecture civile. Mais le clou de Viana est sans conteste l'imposante église Santa Maria des XVe et XVIe siècles avec sa haute façade richement ornée, son triforium de 90 m et ses multiples chapelles dont une avec un retable de Saint Jacques du début XVIIe, ses orgues du XVIIIe siècle. Viana eut jusqu'à 4 hôpitaux. Il subsiste l'ancien hospice des pèlerins devenu centre culturel dans la rue Navaroo Villoslada qui correspond à l'ancien chemin des XIIIe et XIVe siècle.

On pénètre à Logrono par un pont de pierre sur l'Ebre (1884) et on traverse la ville sur les pavés de l'antique rue " Calle Vieja " où se situent de vieilles maisons de caractère. Sur cet artère, on pourra s'arrêter au n° 32 où est localisé un refuge pèlerin mis en place par la municipalité. Cette belle rue aboutit à l'église de Santiago el Real sur la façade de laquelle s'inscrit , dans une énorme niche, un Santiago " el Matamoro " (Saint Jacques vêtu en pèlerin brandissant un sabre recourbé et chevauchant un fringant destrier qui foule aux pattes les têtes des Sarrazins vaincus). A l'intérieur de l'église (gothique du XVIe), on retrouve sur le retable principal un saint Jacques ... pacifique !

Sur la place, jouxtant l'église, on verra la fontaine des pèlerins à laquelle on accède par des marches sous un fronton armorié.

Au cœur de Logrono, le pèlerin pourra découvrir successivement trois sanctuaires : l'église Santa Maria del Palacio (XIVe), elle abrite une vierge romane en pierre polychrome de facture bourguignonne, la cathédrale baroque Santa Maria la Redo avec des deux tours du XVIIIe siècle et enfin l'église Bartolomé du XIIe au XIVe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Logrono et son pont sur l'Ebre

Logrono - Najera

Parcours :

Etape proposée de 28,2 km qui peut être couverte en 7 h 30. Le chemin passe par Navarete après 3 heures de marche (12,2 km) après Logrono. En dehors de cette localité le chemin ne traverse pas d'autre village même si certains offrent des hébergements comme Ventosa que le pèlerin laissera sur sa gauche 8,8 km avant d'atteindre Najera.

Dénivelé :

A partir de Logrono (400 m d'altitude), de petites montées progressives ... Le point culminant de l'étape se situant au col de l'Alto San Anton (670m). A partir de là, on redescend jusqu'à Najera localisé à 485 m.

Curiosités :

En quittant Logrono on découvre le Parlement de la communauté de la Rioja (place du Parlement justement) qui occupe l'ancien Convento de la Merced (couvent de la Grâce) harmonieusement surélevé au-dessus de la façade Renaissance dont le cloître est devenu un beau salon de délibérations. Antérieurement ce bâtiment servit d'hôpital, de caserne et de fabrique de tabac. Avant de quitter la vieille ville, le chemin passe sous une lourde porte en plein cintre surmontée d'un épais frontispice sculpté dans un reste de muraille, la Puerta del Camino ou Puerta de Revellin.

On traverse ensuite le gracieux parc du Pantano après une sortie pesante de Logrono (87 hectares de plantations autour d'un lac de 32 hectares aménagé il y a un siècle. Juste après la traversée de l'autoroute A68 on remarquera les ruines d'un ancien hôpital de Saint Jean d'Acre fondé en 1185 (On retrouve l'ancienne porte de ce bâtiment 2 km plus loin à Navarrete). Navarrete est la ville des potiers avec ses maisons blasonnées et son atmosphère médiévale. Sur la Calle de la Cruz et sous des couverts, un chapiteau roman représente un combat de chevaliers provenant vraisemblablement d'une chapelle disparue.

Sur la place on remarquera un petit Santiago Matamoros dans sa niche. L'église monumentale de la Asuncion est du XVI e siècle, elle abrite l'un des plus beaux retables baroques de la Rioja et dans la sacristie, un triptyque flamand est attribué à Rembrandt. A la sortie de Navarrete, le portail roman du cimetière est celui provenant de l'ancien hôpital de Saint Jean d'Acre comme nous l'avons évoqué plus avant ... D'influence mozarabe , il présente cinq voussures sur colonnettes dont deux denticulées au-dessus desquelles se trouve un oculus d'une rosace en arabesques. Le tout est surmonté d'une croix sur un chapiteau représentant l'habituel combat de chevaliers. Ceux qui se trouvent sur les colonnettes évoquent des scènes de la vie quotidienne des pèlerins. Sur le mur d'une chapelle du cimetière un monument a été érigé à la mémoire d'Alice de Craemer, tuée sur la route en juillet 1986 alors qu'elle effectuait avec son mari le pèlerinage à bicyclette depuis la Belgique.

En arrivant à Najera (venant d'un nom arabe signifiant "lieu entre les rochers") le pèlerin pourra découvrir l'actuel pont sur la Najerilla datant de 1886 et qui a remplacé celui à sept arches qu'avait construit au XIIe siècle San Juan de Ortega. L'église Santa Cruz, dont les fondations datent du XIIe siècle, possède un portail du XVIIe et abrite une sculpture gothique du Christ sur les eaux. Le panthéon de Santa Maria la Réal mérite l'attention : la statue que l'on découvre aujourd'hui dans la grotte est gothique tandis qu'une vierge romane est dans le cœur; la légende stipule qu'en 1044 le roi Don Garcia, chassant la colombe, la trouva dans une grotte, en vie et en paix avec un faucon qui la poursuivait, tous deux en arrêt devant une statue de la vierge ... Les bâtiments sont du XVe et du XVIe siècle : le panthéon royal contient une trentaine de sépultures avec gisants;le plus important est celui de la reine Blanche de Navarre, petite fille du Cid. De nombreuses scènes jacquaires sont figurées dans les stalles, dans le cœur, dans les sculptures du Claustro de los Caballeros (cloître des chevaliers) également riche en tombes.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Najera : le monastère Santa Marie la Real

Najera - Santo Domingo de la Calzada

Parcours :

21,3 km seront parcourus en 5 h 20 pour atteindre Santo Domingo de la Calzada avec un parcours qui n'a rien d'historique car ce dernier est devenu la nationale 120 ... (comme beaucoup de chemins d'ailleurs qui, d'historiques sont devenus route) Cette déviation nous permettra de découvrir les communes d'Azofra 1 h 40 après notre départ (6,4 km) et Ciruena 2h10 après (15,5 km) sur un parcours, somme toute, très plaisant ...

Dénivelé :

De najera (485 m) à Santo Domingo on monte quelque peu mais sans souci surtout à partir de Azofra où le chemin monte légèrement et régulièrement pour atteindre Ciruena à 753 m. on redescend alors vers Santo Domingo dont l'altitude est de 639 m.

Curiosités :

A Azofra, l'église actuelle, dont la tour carrée se dresse en sentinelle, a sur son maître-autel une image de saint Jacques pèlerin et aussi une statue de saint Martin de Tours.Il reste à la sortie du village une Fuente de los Moros, fontaine des roumieux. On ne manquera pas de s'arrêter un instant aussi pour découvrir, parmi les vignes, le "Rollo de Azofra" (rouleau) situé sur notre chemin à droite et un km après la sortie d'Azofra. C'est une borne ancienne du XVIe siècle qui servait bien sûr d'indicateur de chemin mais pouvait exprimer aussi un symbole de justice en rappelant l'existence des piloris.

Si vous disposez de temps, nous vous recommandons de dévier votre chemin pour vous rendre à San Millan de la Cogolla localisé à 12 km au Sud d'Azofra pour la visite de deux monastères (Suso en haut et Yuso en Bas). Il existe d'ailleurs sur cette commune un accueil pèlerin. Le monastère de Suso , le plus ancien, a des parties wisigothiques dont la chapelle creusée dans la roche et qui abrite le tombeau de San Millan (Emilien). Le gisant est du XIIe siècle et les moines copistes ont laissé un exceptionnel ensemble de manuscrits médiévaux. Le monastère de Yuso, quant à lui, est Renaissance et néo classique, on peut y admirer de beaux panneaux de reliquaire en ivoire. Si on opte pour ces visites, le chemin du retour nous permettra de visiter le village de Canas où naquit Santo Domingo de Silos. On pourra voir le couvent gothique et l'église ogivale. La salle du chapitre abrite un musée d'art religieux et notamment un sarcophage (XIVe).

En ralliant Santo Domingo de la Calzada vous allez découvrir un "haut lieu de pèlerinage" et il faut souhaiter que vous soyez arrivés tôt dans la journée pour bien apprécier la visite de la cité.

La cathédrale renferme le tombeau de Santo Domingo. Très composite, elle conserve ouverte sur le déambulatoire, son abside romane aux chapiteaux historiés, elle est de style gothique avec un maître-autel Renaissance. C'est dans cette cathédrale que vous pourrez voir la poule vivante (et chantante très souvent), derrière une grille ouvragée, qui rappelle le miracle du "pendu-dépendu", légende si souvent évoquée sur bon nombre de retables tant en France qu'à l'étranger ... En quittant la cathédrale vous admirerez face, à elle, l'ancien hôpital reconstruit au XVIe siècle et qui abrite désormais un parador national, vous pourrez aussi mettre vos pas sur la plaza Mayor bordée des arcades de l'hôtel de ville, localisée au cœur de la cité. La maison de San Domingo abrite une auberge de pèlerins gérée par une confrérie qui existerait depuis le XIIe siècle !!! Vous pourrez aussi visiter l'église de San Francisco datant de 1569 et le couvent de Bernardas localisé calle Mayor (1609). Il reste au N.O. de la ville un fragment de l'enceinte fortifiée en pierre de taille du XIVe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Santo Domingo

Santo Domingo de la Calzada - Belorado

Parcours :

Etape de 25,1 km en empruntant la déviation de Corporales (conseillée au marcheur) ou de 23,5 km si on opte pour longer la N 120 avec les nuisances sonores que cela entraîne. Les deux parcours se rejoignent peu avant Granon et son église localisée 8,6 km ou 7km selon le parcours choisi) ... Redecilla del Camino (Premier village de la province de Burgos) se découvre 3,8 km après puis vient Viloria de Rioja en marchant 4 km de plus ... 5,5 km avant Belorado, nous traverserons Villamayor del Rio ... nous sommes alors à 1 h 25 de la fin de l'étape préconisée !

Dénivelé :

Etape sans grand souci : on part de Santo Domingo situé à 639 m d'altitude pour arriver à Belorado localisé à 772 m . La montée est très progressive donc sans difficulté !

Curiosités :

En arrivant sur Granon on découvrira au milieu d'une chênaie la chapelle baroque Nuestra Senora de Carrasquedo qui date du XVIIe siècle et qui renferme une très belle collection d'ex-voto peints correspond bien à l'esprit de la Rioja. La calle Mayor de la cité garde quelques vestiges anciens. L'église Saint Jean-Baptiste du XIVe siècle est ornée d'un retable Renaissance aux sculptures de toute beauté restaurées en 1993.

A Redecilla del Camino on pourra découvrir un ancien hôpital à encorbellement, des maisons blasonnés, une église du XIVe siècle avec, sur son portail, une vierge regardant passer les pèlerins et, sur un bénitier du XIIe siècle, l'image sculptée de la Jérusalem céleste.

Le village de Viloria conserve les fonts romans sur lesquels Santo Domingo aurait été baptisé. Ses maisons sont typiques avec ses pans de bois cohabitant avec le torchis ...

En entrant dans Belorado vous aurez tout loisir de découvrir successivement une fontaine médiévale , puis l'Ermita Santa Maria de Béléen (Béthléem) avec son clocher-mur à trois pointes sur l'emplacement d'un ancien hôpital mentionné en 1175. Au cœur du village vous serez sur une place à arcades côtoyant la grande église San Pedro. Derrière celle-ci se situe la vieille église Santa Maria à l'ombre de la montagne coiffée de son château et percée de grottes d'anachorètes.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le clocher de l'église San Pédro de Belorado

Belorado - San Juan de Ortega

Parcours :

Etape de 24,4 km pour 6 h 10 de marche. Après notre départ de Belorado nous marchons 6,6 km pour atteindre Villambista (1 h 40) puis 1,7 km après, nous arrivons à Espinosa del Camino (2 h 05). A partir de là il nous faudra 55 minutes pour rejoindre Villafranca Montes de Oca; nous aurons alors marché 3 h et parcouru 11, 8 km ... De cette dernière localité nous serons à 3 h 10 de San Juan de Ortega en ayant marché 12,6 km de mieux.

Dénivelé :

Etape qui grimpe progressivement depuis le départ et dont la montée s'accélère à partir de Villafranca Montes de Oca pour atteindre la Puerto de la Pedraja située à 1150 m d'altitude. A partir de là, le chemin redescend doucement jusqu'à San Juan de Ortega (1000 m).

Curiosités :

A Tosantos, on aperçoit à droite les murs du sanctuaire de la Virgen de la Pena, creusé dans la montagne; la statuette de cette vierge du Pic est du XIIe siècle.

Au centre de Villambistia, la chapelle désaffectée était dédiée à saint Roch. L'église San Esteban, dominant le village sur son replat, conserve l'ancien retable de San Francisco de Belorado.

A Espinosa del Camino, statue romane et polychrome de San Indalecio, évangélisateur présumé de la contrée.

Dans l'église paroissiale de Villafranca Montes de Oca (XVIIIe) on pourra découvrir un bénitier qui est une énorme coquille ramenée des Philippines ainsi qu'un "Ecce Homo" attribué à Juan de Mena . Cette église abrite aussi deux statues de saint Jacques dont l'une avec un reliquaire aménagé dans la poitrine.

Puis on arrive à San Juan de Ortega comprenant une auberge et quelques maisons autour d'une église classée monument national construite vers 1150 : c'est tout et c'est pourtant prodigieux ... Il s'agit là d'un haut lieu tant par l'altitude certes (1000 m), que par la splendeur du paysage et par l'architecture du petit cloître de marbre rose jouxtant le refuge, merveille de simplicité et d'harmonie. La nef de l'église et le transept à fenêtres géminées sont romans d'origine, de même que la crypte et le cénotaphe très dépouillé du saint. A côté se dresse un somptueux tombeau, merveille d'art funéraire roman qu'un comte de ses amis, le sachant au plus mal, lui avait destiné. Pourtant Juan de Ortega, plein de lucidité et d'humilité préféra la pierre nue, le tombeau resta vide ... On pourra voir également les scènes de la vie du saint taillées dans la pierre à l'intérieur de la chapelle "isabelline", le retable de bois sculpté, le baldaquin gothique fleuri, orné de gueules de dragons et les riches ferronneries retrouvées dans les ruines du monastère San Jéronimo.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

San Juan de Ortega

San Juan de Ortega - Burgos

Parcours :

Etape proposée de 28,8 km demandant 7h20 de marche. Agés est à 3,7 km après notre départ (3,7km). On passe à Atapuerca puis on atteint le Col de Termino de Atapuerca : vous avez alors marché durant 2h10 et parcouru 8,5 km. Une heure plus tard vous serez à Cardenuela Riopico (+3,9 km). Vous atteindrez ensuite Castanares puis Cartuja de Miraflores (ce que nous préconisons) à moins que vous n'optiez pour un parcours passant tout droit par Vilafria avec la perspective d'accomplir 8km au travers des paysages industriels ...

Dénivelé :

De 1000 m à San Juan de Ortega on asse à 860 m à Burgos : une étape sans dénivelé conséquent donc sans grande difficulté ...

Curiosités :

A la sortie ouest d'Agès, on passe à 10 m du pont que construisit, sur le rio, Juan de Ortega; cet ouvrage est abandonné, mais il est visible de notre chemin.

A Atapuerca, l'actuelle Casa Hospital fut précédée d'un hôpital pour les pèlerins qui fonctionna jusqu'au XVIIIe siècle.

A 4 km à l'est avant Burgos vous passez à Cartuja de Miraflores où nous vous invitons à découvrir un monument gothique flamboyant fondé en 1441. Même s'il ne s'agit pas d'un monument jacquaire, à proprement parler, il serait dommage que vous ne puissiez admirer son narthex, la nef des fidèles, le choeur des frères et le choeur des pères sans oublier le presbytérium, le choeur du sanctuaire ainsi que 6 chapelles latérales du côté gauche ... Dans les nombreuses statuettes que possède cette chartreuse, peut être découvrirez-vous Saint Jacques au sein du retable en bas et à droite de celui-ci ...

Puis vous arriverez à Burgos en espèrant que vous vous serez ménagés suffisamment de temps pour bien visiter cette belle cité au riche passé. Enoncer d'une manière exhaustive tout ce que renferme cette superbe ville ne serait pas sérieux, nous citerons néanmoins la cathédrale bien sûr, incontestable "clou" de la visite de la cité (cliquez sur le lien externe), San Nicolas, tout à côté, gothique du XVe siècle, non loin de là San Esteban, bâtie de 1280 à 1350 avec sa façade gothique avec rosace enfermant de magnifiques tapisserie et un cloître ogival puis un peu plus loin, el Arco de San Esteban faisant partie des murailles et qui date du XIIe siècle dans un style arable, flanqué de tours du XIIIe siècle. Enfin vous vous devez de flâner dans ce vieux quartier est dominé au NO par l'ancien Castillo, château dont il reste des ruines et deux tours rebâties; détruit par le feu il vit de plus en 1812 le siège des français par Wellington.

Enfin s'il vous reste un peu de temps nous vous incitons à visiter le monastère royal de Las Huelgas situé à 1,5 km à l'ouest du centre de Burgos et qui mérite indéniablement aussi une visite ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La cathédrale de Burgos

Burgos - Hornillos Del Camino

Parcours :

Petite étape proposée de 19,1 km pour 5h00 de pérégrination. Le parcours passe par Tardajos que l'on atteint après 2h10 de marche et 8,5 km de Burgos. On poursuit ensuite vers Rabé de las Calzadas avant d'entrer en Meseta quelques 5 km avant Hornillos del Camino.

Dénivelé :

Etape relativement plate. De Burgos (860m) on arrive à Hornillos (825m) ...

Curiosités :

Le nom de Rabé de las Calzadas rappelle la chaussée des pèlerins qui subsiste ici. Cité dès 949, ce village eut son château de 1481 à 1675, date à laquelle il fut détruit. Il subsiste en ces lieux une ermita à l'entrée et une Crucifixion romane dans l'église.

Hornillos (le petit four)fut précédé d'un vicus romain puis d'une cité wisigothique dont une pierre a été intégrée dans le mur d'une maison récente. A partir du XIe siècle , il est nommé Fornellos dans les textes et constitue une étape importante avant le rude passage de la meseta. Il reste peu de choses des hôpitaux favorisé par les rois de Castille du XIIe au XIVe siècle et dont la gestion était confiée aux bénédictins de Saint Denis de Paris puis affiliés à Rocamadour. On trouvera le long de l'unique rue qui se confond avec le chemin :

  • A l'entrée, un moulin à blé sur le rio Hormazuelas et des ponts anciens.
  • Sur la première maison à droite, ancien presbytère après avoir été Hospital de Sancti Spiriti, une croix de Saint Jacques, avec un calice et deux clés.
  • Au milieu du village, un peu décalée au nord, l'église San Roman , gothique à trois nefs.
  • Le refuge se trouve à côté, dans une maison ancienne restaurée par la Junta de Castille

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Hornillos del Camino

Hornillos Del Camino - Castrojeriz

Parcours :

Seconde étape courte consécutive puisque le parcours n'est que de 19,7 km pour laquelle 5h00 de marche suffiront. Nous atteindrons Hontanas au bout de 10,6 km (2h40) et les restes du Couvent de San Anton 3,5 km avant Castrojeriz ...

Dénivelé :

Pas de difficulté sur cette étape : on passe de 825 m au départ à 808m à l'arrivée. L'altitude de Hontanas est localisé à 870 m.

Curiosités :

Hontanas (les fontaines) est décrit au XVIIe siècle comme une poignée de cabanes de bergers entourée d'une palissade pour se défendre du loup.Aujourd'hui son église bien appareillée garde les traces d'une construction ancienne; elle est flanquée d'une maison ancienneà porte basse voûtée; la casa hospital lui fait face sur une petite place centrale. Mais le véritable vestige jacobite est plus loin : c'est le Convento de San Anton, couvent de Saint Antoine où le chemin passait sous le porche et où les moines distribuaient des repas aux pèlerins. On retrouve le tau, croix de Saint Antoine en forme de T sur certaines fenêtres et sur la rosace de l'église. Le couvent, aujourd'hui en ruine, a néanmoins gardé une arche impressionnante aux sculptures martelées qui enjambe toujours la route. La façade à rosace et campanile, l'abside et un pan de mur servant de fenil restent debout.

Castrojeriz, couronné par les ruines d'un ancien château fort, est le Castrum Sigerici fondé en 760 par le Goth Sigeric, frère d'un comte de Castille. A son apogée au XIVe siècle, la ville comptait quatre hôpitaux et quatre églises paroissiales. Le pèlerin y trouvera en suivant la haute rue :

A l'entrée, Nuestra Senora del Manzano (Notre Dame du Pommier), monument national qui doit son nom à la vierge de pierre polychrome, dont Alphonse X le Sage célébra les miracles dans ses Cantigas. Fondée en 1214 par Don a Berenguera la Grande, cette église de tradition romano-gothique abrite entre autres un Saint Jacques pèlerin peint par Brunzino et les tombeaux de personnages illustres dont dona Léonor, reine d'Aragon.

Au centre, l'église paroissiale santo Domingo (XVIe) et le musée voisin se partagent les trésors des autres temples (tapisseries d'après Rubens).

Sous le pavage de la plaza Mayor, on a retrouvé le squelette d'un pèlerin entouré de coquilles et de pièces de monnaie anglaises et françaises.

Près du dernier carrefour, la vaste église San Juan, début gothique, fut celle d'un des quatre hôpitaux.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Castrojeriz

Castrojeriz - Fromista

Parcours :

Etape de 26,1 km demandant 6h40 de marche. On quitte Castrojeriz en montant jusqu'à la meseta de Mostelares localisée après 4,2 km de marche puis on atteindra Fuente del Piojo après 8,4 km et 2h10 de pérégrination avant de rejoindre Itero de la Vega 3 km plus loin en 40 minutes. En 5h et après 19,9 km depuis notre départ c'est Boadilla del Camino qui apparaîtra : nous ne serons plus alors qu'à 6,2 km de Fromista ...

Dénivelé :

Cette étape est sans souci après avoir atteint la meseta de Mostelares localisée 4,2 km après notre départ de Castrojeriz. Nous sommes alors à 900m d'altitude et nous allons alors redescendre lentement jusqu'à Fromista (783m).

Curiosités :

Un pont en béton enjambe le rio Odrilla 2,2 km après notre départ mais en regardant de près nous découvrirez que les arches qui précédent juste avant et soutenant la chaussée sur la rive sont les arcs du pont romain primitif, largement ensablés ; la rivière a depuis changé de lit ... Le chemin qui mène sur la meseta de Mostelares gardait le nom de Colada del Camino Francés (le couloir du chemin français) et on appelle aussi Pena del Francés la crête sommitale ...

1h10 de marche après ce sommet, nous découvrirons le pont de Fitero mais peu avant sur la gauche de la route, une ruine rectangulaire borde un chemin de terre qui est en fait le vrai chemin de Saint Jacques : c'est ce qui reste de l'hôpital de Saint Nicolas, lequel existait en 1171 à côté d'une église Santa Eugénia et d'une agglomération aujourd'hui disparues.

Entre les deux itéro, celui del Castillo et celui de la Véga, le rio Pisuerga, sinueux et boisé, constitue la frontière des royaumes de Castille et de Léon (séparés avant 1037, et entre 1157 et 1230); Le pont à onze arches romanes qui le franchit au sud des deux cités fut construit au début du XIIe siècle par Alphonse VI ; il était mentionné dans le Guide du pèlerin.

A Itero de la Vega, la Ermita de la Piedad (XIIIe siècle) présente un épais clocher-mur à campanile géminé et un portail en ogive, avec à l'entrée une statue de Saint Jacques pèlerin ; l'église Saint Pierre (XVIe siècle) conserve un portail du XIIIe siècle.

Le coeur de Boadilla, cité au Xe siècle , a une forme semi-circulaire et le chemin le contourne par le nord le long d'un vieux mur. L'église gothique Santa Maria (XIV et XVe siècle) sévère, à tour carrée, mais riche en peintures et en sculptures, garde des fonts baptismaux romans. Derrière son chevet polygonal, se dresse au centre d'une place une colonne très ornée, sur socle à gradins étroits et surmontée d'un lanterneau : le rollo gotico (un pilori du XVe siècle, selon Eusebio Goicoechea).

Un peu avant Fromista, le chemin rejoint et longe le canal de Castille. Ce long ouvrage a été construit de 1753 à 1849, et permet à la fois d’irriguer les terres et de donner une force motrice aux fabriques et aux moulins. A l'entrée de la ville, on franchit le canal par une passerelle, au-dessus d'un groupe spectaculaire d'écluses ovales, formant une série de cascades.

En longeant le canal, on voit sur l'autre rive l'ermitage de Nuestra Senor del Otero (Notre Dame du tertre) aux vestiges gothiques. elle abrite une vierge assise polychrome du XIIIe siècle, très vénérée.

Fromista possède une pittoresque maison en adobe avec, en encorbellement, une galerie à pans de bois. Mais la vieille ville en forme de bastide vaut surtout par son église San Martin : joyau roman à trois nefs. Elle est l'unique vestige d'un monastère bénédictin fondé en 1066.

On pourra aussi admirer d'autres monuments que possède Fromista :

  • Santa Maria del Castillo, occupant l'emplacement du château primitif, plantaresque sur des fondations du XIVe, a un retable en vingt neuf tableaux.
  • San Pedro (XVe) contient des tableaux de Ribera et de Mengs, et une custode d'argent.
  • L'ancien hôpital de los Palmeros, aux arcades du XVIe, restauré au service de la gastronomie.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Fromista

Fromista - Carrion de los Condes

Parcours :

Etape de 20,8 km demandant une pérégrination de 5h15. Après 3,10 km on arrive à Poblacion de Campos puis 4,7 km après on découvre Villovieco : on aura alors marché 2h00 ... puis on découvre Villarmentero de Campos sur la gauche 2,5 km après !

A partir de ce village deux options sont possibles : suivre le balisage officiel et l'itinéraire historique recouvert par le bitume et qui côtoie la route menant à Carrion (conseillé néanmoins en cas de pluie qui génére de la boue), ou emprunter un autre itinéraire plus agréable et qui chemine le long du rio Ucieza

Si vous prenez le parcours plus champêtre vous passerez à l'Ermita de la Virgen del Rio et au Col de l'Alto de San Cristobal localisé à 3km de Carrion.

Dénivelé :

Etape plate sans aucune difficulté.

Curiosités :

A l'entrée de Poblacion de Campos vous admirerez la chapelle San Miguel datant du XIIIe siècle nichée dans une peupleraie, elle possède une façade-campanile avec voussure en arc brisé incluant deux fenêtres géminées et une porte en plein cintre. Au cœur de Poblacion on pourra voir son église actuelle, Santa Magdalena, qui domine avec sa tour carrée, le paysage sur son promontoire, est baroque (XVIIe siècle). A la sortie du village, à la hauteur du pont sur le rio Ucieza, Ermita del Socorro se situe à 50 m à droite. Cette chapelle du XIIe siècle , roman-transition, serait un vestige de l'ancien hôpital. A l'intérieur, Vierge polychrome du XIIIe siècle.

Villovieco a, un peu à l'écart du chemin, une église Santa Maria Renaissance, avec un retable évoquant saint Jacques et la bataille de Clavijo.

Villarmentero, que nous contournons aussi, présente une église Saint Martin de Tours avec nef unique à retable plateresque, et chapelle octogonale à sculptures mozarabes.

Sur le chemin nous pourrons ensuite découvrir deux chapelles anciennes : la Ermita del Cristo de la Salud et surtout celle, imposante, de la Virgen del Rio, où subsiste une statue en albâtre de Saint Jacques pèlerin.

Hors chemin, parce que sur la route, Villalcazar de Sirga mérite un détour : église templière de Santa Maria la Blanca du XIIe siècle particulièrement intéressante de par son contenu. Elle est romane par son plan cistercien et gothique dans son achèvement ... alors si vous avez un peu de temps, n'hésitez pas à faire un détour !

Enfin vous arrivez à Carrion de los Condes, étape particulièrement riche qui va vous permettre de découvrir le couvent de Santa Clara du XIIIe siècle (remanié au XVII e) où vivent des clarisses cloîtrées.(possibilité d'hébergement). La porte Santa Maria et un reste de mur sont un vestige de l'enceinte médiévale sont également à voir.Puis l'église Santa Maria de la Victoria o del Camino se présente à vous, il s'agit d'un monument national du XIIe siècle il possède un portail surmonté d'une frise qui est du plus pur roman, richement décoré, il évoque la légende des cent vierges.A voir à l'intérieur,une vierge à l'enfant assise, romane en bois du XIIIe siècle.L'église de Santiago a été détruite en 1809, néanmoins subsiste sa façade de 1160 : au-dessus d'une porte en plein cintre à l'archivolte décorée d'anges, le haut du mur porte une frise en haut relief dite de l'Apostolat. au centre un christ "Pantocrator"en gloire, entouré des symboles des évangélistes, autour, les apôtres en route, chacun dans sa niche. Si cette église a dû été rebâtie en totalité, on peut dire que le travail (murs en pierre et tour en brique mudejar si anciens d'allure) a été rudement bien fait !

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Carrion Los Condes

Carrion de los Condes - Calzadilla de la Cueza

Parcours :

Petite étape proposée de 16,8 km pour laquelle 4h15 de marche seront nécessaire. Pas de traversée de village ... il n'y a rien à découvrir mais cela peut être l'occasion d'écouter le silence et de méditer sur ce qui nous a vraiment poussé à rejoindre Compostelle ...

Dénivelé :

Etape sans souci ... c'est plat ... plat ... plat !

Curiosités :

Il est bon quelquefois d'être en contact avec la nature, de prendre conscience de l'immensité qui nous entoure sans être en éveil et en volonté de découvrir ... si ce n'est soi-même !!! Néanmoins vous ne manquerez pas la visite du monastère San Zoilo localisé à la sortie de Carrion de los Condes, remarquable par son cloître Renaissance ...

En arrivant à Calzadilla de la Cueza on comprend que la soirée sera très reposante et permettra de se mettre en bonne condition pour l'étape du lendemain. on prendra néanmoins quelque temps pour découvrir l'église paroissiale San Martin qui possède un retable Renaissance provenant de l'hôpital de Santa Maria de las Tiendas. La solide tour-clocher de briques, carrée, à six arcades campanaires, isolée au bout du cimetière, est le vestige d'une église plus ancienne.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Église San Martin de Calzadilla de la Cueza

Calzadilla de la Cueza - Sahagun

Parcours :

Etape de 24,3 km pour 6h10 de marche. Après 7 km nous arrivons à Ledigos (1h45) puis 3,3km plus loin nous atteignons Terradillos de los Templarios (2h35). Il faudra 55 minutes de plus pour arriver à Moratinos localisé au km 13,3 et ajouter 45 minutes pour entrer dans San Nicolas del Camino au km 16,2. Nous serons alors à 2h05 de Sahagun pour effectuer 8,1 km ...

Dénivelé :

Pas de souci : l'étape est sans grand dénivelé ... presque aussi plat que l'étape de la veille !

Curiosités :

A Ledigos vous ne manquerez pas la visite de son église Saint Jacques édifiée sur une hauteur et rebâtie au XVIIe siècle où se trouve une belle statue de l'apôtre puis, après avoir traversé Terradillos de los Templarios, vous arriverez à Moratinos dont l'église possède un clocher-porche carré, massif comme un donjon et couronné d'arcades campanaires.

Ce sera ensuite au tour de San Nicols del Real de se découvrir à vos yeux : au XIIe siècle ce village appartenait aux Templiers qui le cédèrent en 1183 par échange à Alphonse VIII, c'est la dernière localité appartenant à la province castillane de Palencia que vous traversez avant d'entrer dans le royaume de Leon ...

Avant d'atteindre Sahagun vous ne pourrez pas manquer la Virgen del Puente et son Ermita : longue chapelle avec un mur-campanile construit dans le sens de la nef au-dessus du chœur. Le chevet de brique avec ses armatures aveugles inégales, son archère et ses frises géométriques, en est la partie la plus ancienne.

Vous arrivez à Sahagun dont l'architecture est en brique, il ne faudra pas manquer de voir les trois églises de la Trinidad et San Juan à l'est ; San Lorenzo (XIIIe)au nord et San Tirso (XIIe) et les monastères au sud-ouest, bordant le chemin. Près de San Tirso vous découvrirez aussi l'arc de triomphe, dit Arco de San Benito qui est en réalité l'ancienne porte monumentale construite en 1662 du couvent de San Facundo.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'Arco de San Benito

Sahagun - Mansilla de las Mulas

Parcours :

Etape proposée de 37,3 km pour 9h15 de marche. (C'est la plus longue étape préconisée sur le Camino frances). Deux itinéraires d'un kilométrage sensiblement identique sont proposés.

Un parcours pouvant être qualifié de "chemin royal" qui passe par Bercianos, Borgo Ramero et Reliego apparaissant comme un itinéraire plus vivant que le second dit "voie romaine" qui nous fera découvrir outre la Fuente del Peregrinos, fontaine ombragée sur la rive du Valdelocajos (niche maçonnée de galets au charme d'une oasis), la Ermita, la seule localité habitée de ce parcours pour atteindre Reliegos où les chemins se rejoignent avant Mansilla ...

A vous de choisir votre chemin selon votre état d'esprit et vos attentes ...

Dénivelé :

Pas de soucis ... cette étape ne présente pas de difficultés ...

Curiosités :

Si vous optez pour "le chemin royal" vous passerez par Bercianos del Real Camino et pourrez découvrir à l'entrée du village la Ermita de Nostra Senora de Perales qui est une chapelle simple et carrée avec une porte en plein cintre; au XIIe siècle elle fut confiée à l'hôpital de Cebrero. L'église paroissiale San Salvador possède une statue de saint Jean Baptiste et un tableau (XVIe siècle) du Calvaire.

Si vous avez opté pour l'autre parcours comprenant une portion d'antique chaussée romaine vous passerez à Calzada del Coto, la seule localité du parcours. En son centre vous découvrirez la Ermita Senora de las Dolores (Notre Dame des Douleurs) qui fut bâtie par les Hermanillos. La chapelle actuelle, assises d'adobe et parois de torchis, est du XVIe siècle mais garde les traces d'une architecture de brique antérieure. Retable doré très orné et remarquable statue de Dolorosa. L'église paroissiale San Bartolomé, du XVIe et XVIIe siècle, a remplacé celle du XIIIe siècle, qui elle-même aurait été bâtie sur les ruines d'un temple wisigothique détruit par Almanzor.

Quel que soit le chemin emprunté, vous passerez à Reliegos, de son église en ruine, sur le sommet de la colline, reste la tour carrée éventrée.

Mansilla de la Mulas était entourée de murailles, il en reste la porte orientale dit Arco de la Conception, deux tours entières, deux autres en ruines et un grand pan de mur. Cette localité possède plusieurs places aux arcades de bois. Elle fait penser à une sorte de "bastide du Gers". Son ancienne église San Martin (XVIIIe siècle) est devenu un magasin et les ruines du couvent de Saint Augustin (XVIe siècle) servent de fronton et d'abattoir ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le chemin est parfois épuisant ... en arrivant à Mansilla de las Mulas!

Mansilla de las Mulas - Leon

Parcours :

Petite étape proposée de 18,8 km que l'on effectuera en 5h de marche et qui peut nous permettre d'arriver tôt pour bien découvrir l'importante ville de Leon après avoir traversé les villages de Villarente, Arcabueja, Valdelafuente, emprunté le Puente del Castro pour atteindre la capitale provinciale.

Dénivelé :

Pas de difficulté ... le chemin est toujours très plat !

Curiosités :

Un"puissant pont" franchit le rio Porma à l'entrée de Villerente. A gauche à la sortie du pont , l'hôpital de los peregrinos est toujours là. Entre Valdelafuente et Puente Castro, l'alto del Portillo (hauteur du petit col) offre une belle vue de Leon. A gauche de la route nationale, la croix de pierre est récente : elle a remplacé l'ancienne qui était médiévale et qui a était transportée place de l'Hôtel Sant Marcos à Leon.

En arrivant à Leon, nous vous proposons le cheminement suivant : Vous découvrirez à l'entrée de la ville l'église Santa Ana (Sainte Anne) qui était au coeur du quartier franc. Elle garde, sur sa porte ouest, une croix de Malte témoignant de son appartenance ancienne à l'ordre du Saint Sépulcre puis à celui de Saint Jean de Jérusalem. Une maladrerie et un hôpital se trouvaient à côté.

Par la Puerta Moneda, dont la rue garde le nom, on atteignait l'église Santa Maria del Mercado (du marché) plutôt appelée aujourd'hui del Camino : romane du XIIe siècle mais mutilée.

Derrière, fontaine néo- classique sur la plaza del Grano (place du Grain, gardant des couverts aux piliers de bois).

De l'autre côté de la rue, enclavé dans un pâté de maisons, le couvent de la Concepcion, fondé en 1518 dans des murs du XIVe siècle.

La "Rua", toponyme du pèlerinage, est bordée de vieux hôtels.

Plaza de San Marcelo, l'hôtel de ville et l'église de San Marcelo (XVIe siècle) voisinent avec la Casa de Botines construite fin XIXe par Gaudi, le grand architecte catalan.

Enfin par la porte Cauriense, qui avait été la Sinistra du camp romain, le pèlerin accédait enfin aux principaux sanctuaires, San Isidro (ou Isidoro), et à la cathédrale ...

Compte tenu du temps très certainement limité dont vous disposez pour visiter la ville (à moins que vous décidiez de rester une journée de plus à Leon), nous pensons qu'il vous faut voir absolument l'église San Isidoro (XIe), panthéon aux vingt-trois tombes royales, la cathédrale bâtie à partir de 1203 et qui est une merveille gothique avec ses cent vingt-cinq fenêtres, ses cinquante(sept oculi et ses mille huit cent mètres de vitraux sans oublier son cloître et son musée. Enfin l'hostal de San Marcos, merveille plateresque du XVIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La cathédrale de Leon

Leon - Hospital de Orbigo

Parcours :

Cette étape est bien différente de celle de la veille de par la distance puisqu'il faudra marcher 35,7 km durant 9 h. (La deuxième plus longue étape du Camino Frances). Deux itinéraires sont proposés à la pérégrination à partir de La Virgen del Camino localisé 2 heures après notre départ de Léon (8 km).

Plus direct le Camino Real qui est le chemin historique est hélas absorbé par la N120, il permet de faire étape à Villadangos. L'autre itinéraire (Calzada de los Peregrinos) sensiblement identique quant au kilométrage semble préférable d'autant qu'il est jalonné par de très nombreuses bornes ...

Qu'il s'agisse d'un chemin ou d'un autre, le pèlerin passera de toute manière sur le fameux pont d'Orbigo!

Dénivelé :

Etape sans souci particulier ... De 838 m à Léon on arrive à Hospital de Orbigo localisé à 822 m. Le point culminant de l'étape se situant à 890 m (Villadangos del Paramo).

Curiosités :

A la Virgen del Camino on pourra découvrir une église au modernisme hardi construite en 1961; elle comporte quatre portes de bronze et treize statues géantes et rugueuses. on y verra aussi les douze apôtres entourant la Vierge, Jacques le Majeur vêtu de coquilles qui indique la direction de Compostelle mais seule la pietà éplorée en bois a quatre siècles.. Cette église a succédé à un sanctuaire du XVIe siècle.

Si vous avez opté pour le "Camino Real" vous passerez à Villadangos del Paramo avec son église de Saint Jacques qui possède sur un retable un Santiago Matamoros du XVIIIe siècle à cheval , avec tricorne. Sur la porte se trouve un bois polychrome évoquant la bataille de Clavijo. En atteignant San Martin del Camino, la calle Ancha qui la traverse passe à mi-parcours, près de l'église, devant l'emplacement d'un hôpital du XVIIe siècle, disparu depuis moins d'un siècle.

Avant d'atteindre Hospital de Orbigo, on va découvrir le célèbre pont roman sur l'Orbigo qui comprend vingt arches sur 204 m de longueur et qui porte en son centre deux colonnes monolithiques dont l'inscription commémore le célèbre combat chevaleresque du Paso Honroso de Armas. L'église Sainte Marie d'Hospital de Orbigo conserve une croix de Malte.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

 

Hospital de Orbigo - Astorga

Parcours :

Après la longue étape de la veille, on appréciera ce cheminement de 17,8 km que l'on pourra effectuer en 4h30 en traversant les communes de Villares de Orbigo après 2,4 km depuis notre départ , Santibanez de Valdeiglesias 2,3 km plus loin. On passera à la croix de Santo Toribio après 11,6 km de marche pour atteindre San Justo de la Vega 20 mn après (+ 1,5 km). Astorga n'est plus alors qu'à 3,2 km et à peine à une heure de la fin de notre étape.

Dénivelé :

Etape tranquille : Hospital de Orbigo est à 823 m d'altitude et Astorga à 869 m. Le point culminant de l'étape proposée est à 905 m à Santo Toribio.

Curiosités :

Santo Toribio possède une croix de pierre en gradins, elle se dresse en un haut lieu d'où l'on a un beau point de vue sur Astorga, sa plaine et les montagnes voisines avec le Teleno et le mont Irago; ce crucero commémore la fuite d'un évêque chrétien du Ve siècle.

proche du rio Tuerto, San Justo de la Vega abrite dans son église rénovée une statue de Saint Just et un retable du XVIIe siècle.

Entre San Justo et Astorga se découvre un pont romain à trois arches.

La ville d'Astorga garde un important fragment de murailles avec ses tours régulièrement espacées derrière la cathédrale et la palais Gaudi.La ville fut un important carrefour sur les chemins de Saint Jacques (une branche de la Via de la Plata =Voie d'Argent venant d'Andalousie par Salamanque et Zamora y aboutit). Le pèlerin pourra découvrir le couvent de San Fransisco, héritier du passage de François d'Assise à Astorga,; celui-ci restauré conserve s=dans son église des vestiges gothiques : arcs, fenêtres et chapiteaux. A côté l'église de San Bartolomé possède une tour romane et un portail gothique . Image vénérée de la Vierge des Douleurs. La plaza Mayor, devenue plaza de Espana, est pittoresque avec ses portiques et ses balcons , son hôtel de ville baroque aux deux tours carrées célèbre pour son horloge animée. On y conserve un bout d'étendard de la bataille de Clavijo. Enfin, à gauche du parcours que vous effectuez et dans une rue latérale vous découvrirez l'ergastrule romain, classé monument national, un tunnel sombre et sinistre qui fut sans doute la prison des esclaves.

Voisine de la cathédrale, l'église Santa Maria a, autour de sa coupole, de riches revêtements de stuc baroque, des retables, des peintures et un beau Pedro de Alcantara du XVIIe siècle. A côté la chapelle San Esteban du XVIe siècle a remplacé une chapelle de la Hermandad qui existait au XIe siècle.

La cathédrale, bâtie à partir de 1471, est gothique à l'intérieur est baroque à l'extérieur avec un retable Renaissance du XVIe siècle. Statue de Pero Mato, héros de Clavijo sur l'abside.Sculpture du portail montrant le Christ qui envoie ses apôtres en mission : saint Jacques y est agenouillé en habit de pèlerin. Voir aussi les stalles du XVIe siècle , le cloître et le musée diocésain qui possède des reliquaires, un fragment de la vraie Croix, des peintures et des manuscrits médiévaux.

A côté de la cathédrale, le palais épiscopal conçu en 1889 par l'architecte Gaudi, il contient un musée mettant en exergue des stèles romaines et documents jacobites.

Attenants à la cathédrale on découvre l'hôpital de San Juan (où François d'Assise aurait séjourné) et aussi l'impressionnante maison de las Empedradas, n'ayant pour ouverture qu'une fenêtre grillagée par laquelle les emmurées vivantes recevaient leur nourriture des pèlerins compatissants qui voulaient bien partager avec elles. Condamnées ou pénitentes volontaires ?

Enfin, sur le chemin du départ vers Rabanal del Camino on verra aussi l'église Sanciti Spiritus qui abrite sous ses voûtes, des retables baroques ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Astorga

Astorga - Rabanal del Camino

Parcours :

Petite étape proposée de 19,7 km demandant 5h de pérégrination qui nous fait passer de suite à Valdeviejas puis à Murias de Rechivaldo 3,5 km après notre départ d'Astorga. Nous atteindrons Santa Catalina de Somoza en marchant à nouveau 4,4 km puis El Ganso 1h après (+4km), nous serons alors à 5,6 km de Rabanal que nous rallierons en 1h45.

Dénivelé :

Le chemin monte progressivement d'Astorga localisé à 869 m pour atteindre une altitude de 1156 m à l'arrivée à Rabanal del Camino sans pour autant considérer ce parcours comme difficile. A El Ganso soit 14 km après notre départ nous sommes à une altitude de 1030 m. Il nous restera 7,5 km à parcourir pour atteindre notre destination ...

Curiosités :

En arrivant à Valdeviejas se dresse, au bord du chemin, une jolie chapelle du XVIIe siècle : la Ermita de Ecce Homo restaurée depuis peu.

L'église du village San Verisimo a perdu son retable gothique du XIVe qui a été transféré au muséo del Camino d'Astorga.

On traversera ensuite successivement par des calles Reales (rues royales) les villages de Murias de Rechivaldo, de Santa Catalina de Somoza et d'El Ganso.

Si vous disposez d'un peu de temps vous pourriez dévier quelque peu votre chemin sur votre droite après Murias pour admirer et découvrir le beau village de Castrillo de Polvazaresaux rues dallées : c'est un des plus beaux et des plus typiques de toute la Maragateria.

L'église d'El Ganso est dédiée à Saint Jacques et comporte une chapelle du Cristo de los Peregrinos, le Christ des pèlerins. Font baptismaux du Moyen Age. Vous pourrez aussi admirer au sein de ce village des maisons qui ont gardé leur traditionnelle couverture de chaume.

Juste avant Rabanal : jolie chapelle, la Ermita del Bendito Cristo de la Vera Cruz (du Christ béni de la vraie Croix).

A Rabanal et à droite de la calle Real vous trouverez la maison qui fut l'hôpital puis à gauche la Ermita San José. Proche d'une fontaine, l'église Santa Maria qui possède un clocher-mur et qui fut templière ; elle garde du XIIe siècle un chevet semi-circulaire, aux fenêtres romanes.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Rabanal

Rabanal del Camino - Molinaseca ou Pontferrada

Parcours :

Le parcours est de 26,4 km si l'on décide de s'arrêter à Molinaseca. Il faudra alors effectuer 6h30 de pérégrination pour achever notre étape qui passera sucessivement à Foncebadon après 5,2 km et 1h20 de marche et atteindre la fameuse "Cruz de herro" lieu oh combien symbolique sur notre chemin (on aura alors parcouru 7,5 km en 2h10). Puis, chemin faisant, on découvrira Manjarin, hameau abandonné 2,3 km plus loin : on sera alors à 9,8 km de notre départ et aurons marché 2h40. El Acebo demandera alors 1h50 de plus pour y arriver et 40 mn de mieux pour découvrir Riego de Ambros. Molinaseca ne sera plus alors qu'à 1h05, nous aurons alors parcouru 4,7 km de plus ...

Si vous décidez d'aller jusqu'à Pontferrada vous ajouterez 6,5 km à votre compteur et 1h40 de plus pour y arriver.

Dénivelé :

Rabanal del Camino se situe à 1150 m d'altitude, le chemin va s'élever jusqu'à 1504m jusqu'à la Cruz de Ferro localisée 7 km après notre départ c'est dire qu'il y a une montée progressive jusque là ... puis le chemin va être plus facile puisque durant 3,6 km on sera à la même altitude (Collado de las Antenas) puis on redescendra fortement jusqu'à Molinaseca localisé à 590 m. celà veut dire que l'on sera descendu de 925 m pour 14 km parcouru ... on peut donc dire qu'il ne s'agit pas là d'une étape de tout repos !

Curiosités :

Le premier village que l'on va traverser s'appelle Foncebadon qui fut un haut lieu sprirituel à tel point qu'au Xe siècle Ramiro y convoqua un concile ... Aujourd'hui ce village est d'une solitude oppressante : tout n'est que ruine !!!

Puis 2,3 km plus loin nous arrivons à la Cruz de Herro localisée à 1490 m d'altitude ... Petite mais fichée au bout d'une perche de bois de 5 mètres de haut, plantée dans un cairn auquel la tradition veut que chaque pèlerin apporte sa pierre. Un haut lieu (au sens propre et au sens figuré) du Camino Francès !

Nous découvrirons ensuite le village abandonné de Manjarin où ne restent que deux bergeries donnant la même impression de désolation que Foncebadon (refuge de montagne sommaire présent néanmoins). Nous cheminerons ensuite jusqu'à Acebo, vieux village au charme incontestable encore vivant avec sa rue principale : escaliers extérieurs, toits d'ardoise, passages couverts. Son église garde une statue romane qui passe pour un Santiago encore qu'il s'agisse plutôt d'un saint Jean l'Evangéliste ...

Peu de temps avant notre arrivée à Molinaseca on croisera la chapelle de la Virgen de las Angustias qui date du XVIIIe siècle et qui a été restaurée. A l'entrée de Molinaseca le pèlerin pourra côtoyer un beau pont d'origine romane puis sur la rive gauche, un peu à l'écart se dresse l'église San Nicolas du XVIIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Molinaseca

Molinaseca - Villafranca del Bierzo

Parcours :

Etape de 31 km nécessitant 8h15 de marche. Ce parcours passe par Campo que l'on atteint très vite après 50 minutes de pérégrination (3,2 km après le départ) puis vient Pontferrada 3,3 km plus loin ; nous avons alors marché 1h40 depuis Molinaseca et peut être aurez-vous la tentation de vous arrêter quelque temps pour découvrir la ville et son château ...

Notre chemin se poursuit alors pour atteindre Columbrianos 5km après Pontferrada puis Fuentes Nuevas en cheminant 2,4 km de mieux ; à ce moment nous avons marché 3h50 après être reparti de Pontferrada ... Viendra ensuite la cité de Camponoraya 40 mn après puis Cacabelos localisé 15,5 km après Pontferrada. Depuis le départ nous aurons alors marché 22km il nous restera à rallier Villafranca del Bierzo et effectuer 7,8 dernier kilomètres ...

Bien évidemment nous ajouterez aux 8h15 prévisionnelles de marche le temps que vous passerez à Pontferrada à moins que vous ayez opté la veille pour une étape vous menant jusque là ce qui n'est peut être pas une mauvaise option ...

Dénivelé :

De Molicaseca situé à 595 m on arrive à Villafranca del Bierzo à 504 m d'altitude ... On comprend que l'étape ne présente pas de difficulté au niveau du dénivelé ... Sur le parcours Pontferrada est à 541 m, Camponaraya à 492 m et Cacabelos à 483 m.

Curiosités :

Campo est un village agréable déjà cité en 1080, il conserve comme unique source sa fontaine médiévale dans une niche à demi enterrée. La rue de sortie du village jusqu'au pont médiéval à arches romanes qui enjambe le rio Mascaron est bordée de galeries de bois. Sur la place centrale se situent plusieurs constructions en pierre de taille : chapelle, maison rectorale devenue auberge, puits. Son église Santa Maria de Viscayo en partie mozarabe est visible à 400m à gauche du chemin.

Dans le faubourg Nord de Pontferrada, l'église Santo Tomas de las Ollas est à voir : elle témoigne de l'art mozarabe du Xe siècle avec les arcs outrepassés de son abside. "Le Castillo del Temple est impressionnant. Il fut construit par les templiers au XIIIe siècle (classé monument national); long de 162 m et large de 91m il possède des enceintes de pierre, des créneaux, tours et tourelles à mâchicoulis. La Torre del Homenaje (tour de l'hommage) date du XVe siècle.

En dehors de ce château , le pèlerin pourra découvrir à droite de celui-ci l'église San Andrés baroque du XVIIe siècle (à l'intérieur , Cristo de las Maravillas = Christ des Merveilles du XIVe siècle) puis la basilique de Nostra Senora de la Encina (XVIe siècle -musée d'art religieux, tour baroque à quatre niveaux de colonnades). On passera ensuite sous la tour-porte de l'horloge datant du XVIe siècle. Vous découvrirez ensuite l'ayuntamiento, hôtel de ville baroque du XVIIe siècle puis le couvent des conceptionnistes (1542) enfin le ponte Ferrado ...

Poursuivant votre route, vous arriverez à Columbrianos que l'on contourne et qui est dominé à gauche par un camp romain, retable baroque dans l'église du quartier Teso à trois nefs. a la sortie du bourg une chapelle à chevet plat et petit mur campanaire.

A Fuente Nuevas, le quartier Los Huertos (les jardins) a une calle Real jacobite passant devant une chapelle du Christ Divin. Au centre, place du Pèlerin avec une fontaine du même nom (1991).

Ce sera ensuite Cacabelos que vous atteindrez est qui une vieille localité recensée dès le Xe siècle, Fontaine et jolie chapelle San Roque (XVe) sur la place Saint Lazare. L'église paroissiale Nostra Senora de la Plaza est du XVIe siècle avec une abside du XIIe devenue chapelle et Vierge en pierre du XIIIe au- dessus de la porte. A la sortie de la cité après le pont, le sanctuaire néo-classique de Quinta Angustia flanqué de son hôpital rebâti au XVIIIe siècle sur l'emplacement de celui de 1199 (Pieta visible derrière la grille). Sur un curieux bas-relief polychrome de la porte de la sacristie, l'enfant Jésus et Saint Antoine jouent aux cartes ...

Arrivé à Villafranca vous pourrez découvrir successivement : l'église de Santiago au portail historié du XIIe siècle et chevet d'un roman très pur puis un peu à droite, proche de la plaza Mayor, San Francisco possédant un portail roman du XIIIe siècle et un chevet gothique du XIVe Le château des Marquis (1490) a perdu ses tours pendant la guerre d'indépendance contre Napoléon. A sa gauche le couvent de la Anunciada, des sœurs franciscaines (1696) : portail italianisant, panthéon des Marquis de Villafranca; sépulture de San Lorenzo de Brindisi. L'ex-calle de l'Agua, aux pierres armoriées, est notamment bordée des palais de Torquemada et d'Albarez de Toledo ainsi que d'une chapelle, à sa droite, la collégiale Santa Marie de Cluniaco (XVIe) garde de ses origines "clunisiennes" une tour du XIIIe siècle. Au nord de la plaza Mayor se situe le couvent baroque de San Nicolas.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Villafranca

Villafranca del Bierzo - O Cébreiro

Parcours :

Etape proposée de 28,4 km qui demande 8h de marche. Le chemin passe à Pereje après 4,9 km de marche demandant 1h15 puis Trabadelo se découvrira 3,8 km plus loin (+ 1h). Au km 12,9 vous aurez alors marché durant 3h30 et La Portela de Valcarce vous sourira ... A Ambasmestas atteint 15 mn après (+ 1,5 km) vous serez pratiquement à mi-parcours ! Ce sera Vega de Valcarce (16,1 km) puis Ruitelan 17,6 km), Las Herrerias (19,1 km), La Faba et La laguna (26,2 km) que vous côtoierez successivement avant d'atteindre O Cébreiro. A noter que,pour éviter un début de cheminement dans un couloir asphalté et aménagé le long de la N.IV, vous pouvez opter pour une variante appelée "Chemin de Jato"qui vous fera passer par Pradela (tronçon néanmoins  physiquement  éprouvant et plus long de quelques kilomètres).... A vous de voir!

Dénivelé :

Voici une étape qui ne ressemble pas à celle de la veille, loin s'en faut !!! Un parcours que l'on peut comparer à celui de Roncevaux si ce n'est la présence aujourd'hui de routes passantes toutes proches.

On montera pratiquement toute la journée passant de 504 m au départ de Villafranca del Bierzo à 1300 m à O Cebreiro et après être monté jusqu'à 1402 m un peu avant l'arrivée ... C'est surtout à partir de Ruitelan (630 m) que la montée est rude ...

Curiosités :

Vega del Valcarce a gardé ses deux châteaux de Veiga et de Sarracin qui appartinrent au XIIe siècle aux templiers; celui de Sarracin est, dans son état actuel, du XIVe siècle (Charles Quint y fit étape le 20 mars 1520). Ruitelan a sa chapelle dédié à San Froilan qui devint évêque de Leon. Las Herrerias possède un pont romain refait au XVIIIe siècle. Le village de La Faba possède l'église San Andrés qui date du XVIIIe siècle et dont la porte est ornée d'une coquille Saint Jacques. Laguna de Castilla (1200m) est le dernier village de la province de Leon, on y trouve les premières pallozas de Galice, couvertes de chaume.

O Cebreiro est un haut lieu, au sens propre comme au sens figuré ... Haut lieu de spiritualité et riche d'histoire et de préhistoire. Les pèlerins y trouvèrent abri dès le IXe siècle. Voyez ses pallozas caractéristique de l'ancien habitat de Galice : le toit de ces huttes, héritées de la Préhistoire, est fait de paille de seigle (olmo) cousue avec des liens de genêt (retama). Il couvre des murs bas fait de pierres plates avec de lourds encadrements d'ouvertures en pierre taillées et des fenêtres très réduites. Santa Maria la Real est du XIe siècle sur des fondations du IXe. Voir la Vierge et l'Enfant à la facture rigide, le calice miraculeux, les tombeaux anthropomorphes. Les font baptismaux datent de la fondation de l'église quand on pratiquait encore la baptême par immersion.L'ancien monastère-hôpital a été transformé en 1965 en hôtellerie sous le nom d'hôtel San Giraldo de Aurillac. Le village de pallozas abrite un musée ethnographique.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

 

O Cébreiro - Triacastela

Parcours :

Cette étape de 21,6 km vous demandera 5h15 de marche pour atteindre Triacastela après avoir traversé Linares après 3,2 km atteint en 50 mn, passé au col Alto de San Roque puis arriver à Hospital en 1h30 (5,7 km). vous atteindrez Padornelo en 2h05 (8,3 km), Alto do Poio 15mn plus tard (8,8 km) puis Fonfria après 3h (11,9 km). Biduedo apparaîtra 2,7 km après (3h40). Le traversée du hameau As Pasantes au km 19 (4h45) vous fera prendre conscience que Tricastela n'est plus qu'à 30 mn et 2km à parcourir ...

Dénivelé :

Une étape "facile" en comparaison de celle de la veille ... et pour cause on passera de 1300 m d'altitude à 655 m à l'arrivée à Triacastela !!! A partir de l'Alto de Poio localisé à 1333 m (point culminant du massif) la descente est importante : on va descendre de 678 m sur une distance de 12,3 km ...

Curiosités :

A Linares, l'église, dont le clocher carré est surmonté d'une coupole de pierre très fruste, a sur la porte une coquille rappelant celle d'O Cebreiro. A l'Alto de San Roque se dresse la statue moderne d'un pèlerin en habits médiévaux luttant de toutes ses forces contre un vent déchaîné. Hospital da Condesa a aussi, sur la porte de son église, une coquille de pèlerins et une croix de Saint Jacques sur le clocher. A Fonfria, l'humble église San Juan, toute de dalles de granit, possède un clocher-mur à deux arcades. Puis on arrive à Biduedo avec son église San Pedro qui est la plus petite du Camino : c'est une ancienne chapelle de l'ordre de Saint Jean ...

Nous atteignons Triacastela et son église rebâtie en 1790 et qui garde néanmoins deux absides romanes. Vous découvrirez son maître-autel avec sa croix processionnelle portant l'image de Saint Jacques.

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Triacastela

Triacastela - Sarria

Parcours :

Petite étape proposée de 17,5 km pour 4h30 de pérégrination ou 20,7 km pour 5h15 si vous décidez de passer par Samos (parcours moins bitumé).

Le premier itinéraire (le plus court) vous fera passer par Montan après 7,3 km de marche (2h) puis par Pintin 4 km plus loin (3h05) avant d'atteindre Aguiada 35 mn après au km 13,6. Il vous restera alors 3,9 km pour rallier Sarria.

Le second parcours qui passe par San Cristobo do Real (3,4 km), Renche (5,1 km) Samos (9,5 km) et Frollais avant de rejoindre Sarria a surtout le mérite de vous faire découvrir le superbe monastère bénédictin de San Julian.

Dénivelé :

Après une montée de Triacastela (655m) à l'Alto de Riocabo (905m) sur 6 km, on redescend progressivement jusqu'à Sarria localisé à 440 m.

Curiosités :

A la sortie de Triacastela on découvre une haute et mince pyramide de pierres, ornée d'une épée métallique et coiffée d'une petite statue de pèlerin : elle rappelle la tradition selon laquelle les pèlerins se chargeaient ici d'une lourde pierre calcaire extraite d'une carrière proche et ce, afin de bâtir la basilique de Compostelle, ces pierres étant transformées en chaux.

A Balsa : Chapelle de Nostra-Senora de las Nieves (Notre Dame des Neiges). Vous passerez devant une fontaine avec piscine et conque en forme de vieira, la coquille Saint Jacques ...

A San Xil et au bas du village vous verrez son église qui conserve un calice du XVe siècle.

Un peu avant Furela, à gauche à l'écart du chemin, vous ne manquerez pas la belle église romane de San Roman, elle mérite le détour. A la sortie de ce même village vous pourrez voir aussi la chapelle, Ermita San Roque voisinant avec une maison paysanne armoriée.

A Calvor, l'église garde des vestiges romans et un chapiteau wisigothique servant de bénitier, cette église est bâtie sur un camp fortifié protohistorique.

Tout au long de votre parcours vous verrez aussi de nombreux "Horreos" ces greniers à grains ou à maïs perchés sur quatre piliers et qui protégés la récolte de l'humidité du sol et des prédateurs ... ils sont typiques de la Galice.

Si vous avez opté pour le chemin passant par Samos, il est évident que vous ne manquerez pas de visiter le monastère San Julian qui existe depuis le VIIe siècle : il ne reste de ses origines qu'un arc mozarabe dans la petite chapelle du Sauveur. Du XIIe subsiste une porte romane dans l'angle du cloître gothique doté de la fontaine monumentale des Néréides. Le grand cloître et l'église sont de style classique. Dans les villages précédant votre venue à Samos vous pourrez voir aussi à Lusio, près d'une maison forte, une caballeriza de peregrinos (écurie de pèlerins) en ruine, mais avec une croix de Saint Jacques. A Reche,un Saint Jacques pèlerin est représenté sur le retable de l'église.

En arrivant à Sarria vous découvrirez successivement, bordant le chemin de la haute ville auquel conduisent deux escaliers : l'église moderne de Santa Marina construite sur l'emplacement d'un ancien sanctuaire médiéval puis l'hôpital San Antonio devenu palais de justice (XVI e siècle). En face de cet hôpital se situe l'église du Salvador transformée au XIVe siècle : elle est romane, aux peintures naïves, sa porte principale est gothique, la porte latérale nord avec archivolte dentelé et Christ pancreator sur le tympan. Vous pourrez encore côtoyer la tour et les murailles octogonales subsistant de l'ancienne forteresse des seigneurs de Sarria (XIIIe siècle) et le couvent de la Magdalena et son cloître flamboyant, enfin la chapelle Saint Lazare qui perpétue le souvenir d'un ancien lazaret qui soignait malades ou lépreux.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Sarria

Sarria - Portomarin

Parcours :

Parcours proposé de 22,5 km pour 5h45 de pérégrination et qui vous fait passer par Vilei localisé à 4 km du départ (1h) puis à Mercado da Serra 6,3 km (1h35) pour atteindre Peruscallo 9,6 km (2h25). Vous découvrira ensuite As Cortinas 10,4 km (2h40) puis Morgade 12,4 km (3h10), Pena 14,6 km (3h45), Moimentos 16,8 km (4h10) et Parrocha 19,2 km (4h50) avant d'atteindre Portomarin environ 1h après.

Dénivelé :

De 450 m à Sarria nous serons à 350 m à notre arrivée à Portomarin ce qui ne signifie pas une étape de quasi descente car nous monterons quand même progressivement jusqu'à 650 m à Ferreiros avant de redescendre sur Portomarin ...

Curiosités :

En quittant Sarria on franchit le pont aux deux arches de pierre en plein cintre pour passer le rio Celeiro.

A Barbadelo s'élèvent une église du XIIe siècle à clocher fortifié remarquable surtout par ses deux tympans et les chapiteaux historiés des portes nord et ouest, aux sculptures archaïques riches en animaux mythiques.

En pénétrant à Mirallos, hameau de quelques maisons, vous pourrez voir une fontaine et une petite église Santa Maria avec un portail à trois archivoltes avec têtes de lion sur le tympan.

A Moimentos, le linteau d'une maison porte une croix templière gravée.

Portomarin était une cité implantée sur les deux rives du rio Mino. La construction d'un barrage a eu pour conséquence de noyer cet ancien village recensé dès le Xe siècle. Ses ruines apparaissent encore par basses eaux près de l'arche subsistant ainsi qu'une pile du vieux pont roman de 1120. Près du nouveau pont subsiste aussi, parce que surélevée, une chapelle de Sainte Marie des Neiges, très révérée localement. Quelques monuments ont été sauvegardés car reconstruits pierre par pierre sur la colline au milieu de nouvelles maisons tels que San Juan (romane du XIIIe siècle) devenue San Nicolas qui était l'église forteresse des Frères de Saint Jean de Jérusalem. Sur son portail on pourra découvrir les Vieillards de l' Apocalypse, des végétaux, des animaux et des personnages symboliques. Subsistent également San Pedro (1182) avec un portail à trois archivoltes, le Palacio de Berbetoros, palais du XVIIe siècle qui dresse ses arcades sur la place centrale ainsi que la Casa dos Condes, maison comtale du XVI e siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La rosace de l'église San Nicolas

Portomarin - Palas de Rei

Parcours :

Nous sommes à 100km de Santiago, distance requise pour l'obtention de la "Compostella" ...

Gonzar sera notre première étape d'un parcours proposé de 24,5 km qui nécessitera 6h30 de marche, nous aurons alors parcouru 7,7 km en 2h00 ... Castromajor ne demandera qu'un quart d'heure pour y arriver (8,8 km). Hospital de la Cruz se découvrira 2,3 km plus loin puis nous atteindrons Ligonde localisée 15,3 km ce qui aura nécessité 3h50 de pérégrination. Eirexe ne sera pas loin (16,5 km) et 25 mn de marche en plus. Il faudra 4h50 pour découvrir Portos (18,5 km) et 50 mn pour rejoindre Lamelas (21,5 km). Un kilomètre de plus pour passer à Rosario qui indique que nous n'avons plus que 2km pour rallier Palas de Rei, terme de notre étape ...

Dénivelé :

Beaucoup de petites montées et de petites descentes durant cette étape sans que pour autant on puisse considérer ce parcours comme difficile. On dira simplement que le profil de l'étape est varié : Portomarin 350 m, Gonzar 540m, Venta de Naron 700m, Eirexe 515m, Alto del Rosario 650m, pour arriver enfin à Palas de Rei localisé à 565m ...

Curiosités :

L'église Santa Maria de Gonzar relevait de la communauté de Saint Jean de Jérusalem. Du même nom, l'église de Castromayor comporte une façade basse surmontée d'un mur-campanile ajouré avec une petite cloche, porte en plein cintre avec tympan nu.

A la sortie de Ventas, humble cruceiro et la chapelle de pierre rose qui est dédiée à Sainte Marie Madeleine.

Au lieu-dit Lameiros avant Ligonde et sur la droite on voit la chapelle Saint Marc et la maison voisine qui ont des pierres héraldiques.

A Ligonde, certaines maisons ont gardé un cachet médiéval c'est le cas notamment de la maison n°3 et au n° 11 la maison du carneiro (charcutier) avec deux pierres blasonnées. Voir également la maison n° 17 qui est la demeure des propriétaires de la ferme Nabal do Hospital située de l'autre côté de la route : ces témoignages du passé montrent l'importance de l'histoire de cette localité devenue aujourd'hui très modeste.

A Ereixe (signifiant église en galicien), l'église a donné son nom à ce quartier de Ligonde ; ell est toujours là et, remaniée, elle conserve un arc roman en plein cintre reposant sur deux demi-colonnes annelées. A l'intérieur, au bas du mur latéral sud, un bas-relief représente un homme et des animaux, peut être Daniel parmi les lions ?

Hors chemin : Si vous disposez d'un peu de temps, entre Portos et Lestedo, un chemin à droite conduit en 2,5 km à l'église romane de Vilar de Donas (1230), elle possède un mur-clocher à petit campanile et riche portail roman, porte aux ferrures d'origine, haute nef à trois absides demi-circulaires, ouvertures en plein cintre, arcades de cloître attenantes. Peintures murales du XIVe dans l'abside centrale. Portail des Monales (las Donas). Emouvant petit retable de granit sur le maître-autel, de même que le baldaquin du transpet gauche.

A Lestedo, l'église est dédiée à Saint Jacques représenté par une statue.

Arrivé à Palas de Rei vous verrez l'église de San Tirso qui a une porte romane ainsi que des maisons médiévales dont une est ornée d'une coquille Saint Jacques sculptée.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Palas de Rei

Palas de Rei - Arzua

Parcours :

29,4 km de pérégrination pour cette proposition d'étape qui vous demandera 7h30 pour arriver à Arzua ... nous traverserons beaucoup de localités au cours de ce parcours dès le départ de Palas de Rei : ce sera de suite Carballal qui se présentera (1,2 km) puis Pallota après 3,9 km et 1h de marche. Casanova (5,5 km), Leboreiro (9,3km) et Furelos (12,3km) nous amènerons à Melide (14,8km), nous aurons alors marché depuis 3h45 ... Les traversées de Boente (20,7km), Sampayo (23km) et Ribadiso de Baixa (26,1km) nous rapprocherons de Arzua qui ne sera plus alors qu'à 3,3 km ...

Dénivelé :

Pas de difficulté sur ce parcours. Parti de Palas de Rei localisé à 565 m on arrive à Arzua à une altitude de 389 m après un cheminement sans grand dénivelé.

Curiosités :

A San Xulian do Camino (Saint Juilien du Chemin) on découvrira une jolie petite église romane. Sur l'abside, arcature aveugle à billettes. Croix à proximité près de la fontaine.

Lubureiro (ou Leboreiro) a une humble église Santa Maria en pierres bien appareillées, de style roman-transition, avec une porte en arc brisé, archivolte à décor denticulé. Vierge à l'enfant sur le tympan et sirène sur le chapiteau. En face, l'ancien hôpital portant l'écu de la grande famille galicienne des Uloa qui le reconstruisit au XVe siècle. A la sortie du village, relié à celui-ci par un chemin pavé et fort bien restauré, le puente de la Magdalena, pont médiéval à une arche, petit mais bien proportionné, sur le rio Seco. Furelos, joli village, possède lui aussi son pont médiéval à quatre arcs inégaux et traces de chaussée datant du XIIe siècle ; le village appartenait à la commanderie de Saint Jean de Portomarin.

Melide était un carrefour jacobite avec plusieurs hôpitaux.

A l'entrée du Campo San Roque a été reconstruit le portail roman de l'ancienne église San Pedro avec trois archivoltes richement sculptées. A côté un calvaire du XIVe siècle sculpté sur les deux faces, le plus ancien de Galice : son Christ en gloire est sur un trône adossé à la croix. Au centre de la localité, la Casa Consitorial, ancien palais, abrite l'hôtel de ville et un petit musée local (vestiges préhistoriques, camps et dolmens de la région). En face, l'église paroissiale (portail du XVIIe siècle, nef gothique) dernier vestige de Sancti Spiritus, fondé en 1375 possédant douze lits où dormaient vingt quatre pèlerins. A la sortie sur le rio Lazaro : belle église Santa Maria de Melide, romane du XIIe siècle, nef unique, chevet semi-circulaire, portail et chapiteaux sculptés, peintures du XVe siècle.

A Boente, église de Santiago, fontaine des pèlerins, maison noble (fief des Altamira , à l'écu orné de têtes de loup, qui possédaient la ville aux XIV et XVe siècle) et vieux pont. C'est à Castaneda qu'Aymeri Picaud situait les fours à chaux du sanctuaire de Compostelle. Les pèlerins devaient y déposer les pierres qu'ils portaient depuis Tricastela. On franchit un vieux pont sur le rio Izo pour pénétrer à Ribadizo, village déjà mentionné en 1007.

Arzua (nommé Villanova dans le guide du pèlerin) est le dernier bourg de quelque importance que nous rencontrerons avant Compostelle. maisons à arcades, rue pavées portant de vieux noms. On peut découvrir la chapelle de Madeleine abritant des sépulcres : c'est ce qui reste d'un ancien hôpital fondé au XIVe siècle par les Augustins de Sarria. Tout près l'église Saint Jacques de style roman qui sert toujours d'abri aux pèlerins. A la sortie du bourg, la Fuente de los Franceses à l'abandon et menacée de disparition

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Arzua

Arzua - Lavacolla

Parcours :

Avant dernière étape vant d'atteindre Santiago ... Lavacolla est l'étape obligée permettant d'effectuer nos ablutions afin de nous présenter "propres" devant la sépulture de Saint Jacques. Pour atteindre Lavacolla il va nous falloir pérégriner sur 28,8 km ce qui nous demandera 7h30 ... Nous passerons sucessivement à Tabernavella (4,9km) Calle (7,4km) Boavista (9,1km) Salceda (10,4km) Xen (12,3km) et A Rabina (13,7km) ; nous aurons alors marché durant 3h40 et serons pratiquement à la moitié de l'étape ! Nous poursuivrons notre chemin en découvrant Rua (17,7km) San Paio (26,5km) avant d'arriver à Lavacolla 2,1km plus loin ...

Dénivelé :

Etape pratiquement sans dénivelé : Arzua, notre point de départ est à 389 m et nous arrivons à Lavacolla localisé à 300 m pour le point culminant du parcours Santa Irene qui est à 400 m.

Curiosités :

A Brea, le chemin passe à côté d'une chapelle dédiée à Sainte Irène, bâtisse basse et assez banale mais à la façade surmontée d'un campanile.

Les maisons de Lavacolla s'étagent tout au long du chemin. Le pèlerin devait y faire toilette dans la rivière du même nom pour être digne d'entrer dans la cité de Saint Jacques.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Lavacolla

Lavacolla - Santiago

Parcours :

Ultime étape de 10,2 km demandant 2 h 45 de pérégrination.

Dénivelé :

Parcours sans souci

Curiosités :

A la sortie de Lavacolla, le chemin passe devant une Ermita de San Roque , également nommée chapelle de Xan Xordo. Fort plaisante sous les grands chênes qui la surplombent , elle a souvent servi d'hébergement sommaire à des pèlerins. Elle a été récemment restaurée. Monxoi est la colline la plus élevée des environs de Compostelle. De ses 368 m d'altitude on aperçoit pour la première fois la cité de Saint Jacques. De ce Monte del Gozo, nombreux étaient les pèlerins qui, de ce belvédère couronné d'une chapelle Saint Marc et de trois croix de bois, venaient découvrir cette cité qu'Aymeri Picaud appela "la ville la plus heureuse et la meilleure de toutes les villes d'Espagne".

San Marcos, au bas de la colline de Moxoi, garde une jolie chapelle sous les chênes mais elle est désormais entourée de constructions qui dénaturent l'ambiance qui devait présider à sa découverte ...

A l'entrée de la ville de Santiago, vous découvrirez la chapelle de San Lazaro qui rappelle qu'il y eut un hôpital pour lépreux. Nous découvrons la place San Pedro et son calvaire par la rue du même nom, étroite entre des maisons d'un ou deux étages qui gardent un cachet ancien. A gauche se situent la chapelle San Roque et l'église San Pedro. Débouchant ensuite sur la place Porta do Camino qui s'ouvrent sur deux grands boulevards périphériques épousant le contour de l'ancienne ville : rua de Virxe da Cerca et rua das Rodas, cette porte donne accès à la vieille ville. En jetant un regard derrière vous, à droite et au-delà d'un square se trouve le couvent de San Domingo de Banaval (XIVe et XVIIe siècle, église basilicale à trois nefs et trois absides) il abrite un musée de traditions populaires. A la Puerta del Camino on peut voir un magnifique calvaire du XIVe siècle, historié de treize scènes sculptées dans la pierre (le calvaire du saint homme). Il n'est pas possible de pousser plus avant la description de tout ce qu'il y a à découvrir au sein de cette superbe cité de Santiago tellement elle est riche en monuments et en histoire et bien évidemment vous êtes impatients de vous rendre sur la Praza do Obradoiro et pénétrer au sein de la cathédrale dédiée à Saint Jacques, but de votre longue pérégrination !!! Nous vous invitons à cliquer sur notre lien externe pour voir en détail tout ce qui mérite d'être vu ce qui nécessitera beaucoup de temps avant, peut être, que vous ne poursuiviez jusqu'à Finisterra mais ceci est une autre histoire ...

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Fernand

Mardi 27 Juin 2017