A force de courage et d'abnégation: La récompense!

Santa Irene - Santiago de Compostela

Parcours :

Ultime étape de 23,3 km (6h) de pérégrination.... Durant ces derniers instants de calme, beaucoup songeront au chemin parcouru avec la joie de toucher au but, tandis que beaucoup d'autres sentiront leur gorge se serrer à l'approche du dénouement. La tentation sera peut être grande de s'arrêter encore une fois. A LAVACOLLA par exemple, afin d'accomplir le voyage dans les règles et la tradition. LAVACOLLA était un arrêt obligé pour les pèlerins médiévaux, l'occasion de sa laver  ("lava colla": est-il besoin de traduire?), de mettre ses affaires en ordre et de se faire beau avant d'aller honorer saint Jacques. Mais lorsque surgissent les autoroutes avec leurs échangeurs et l'aéroport de Santiago, on comprend que LAVACOLLA appartient déjà à l'épilogue d'un voyage entrepris il y a plus d'un mois. La descente vers la ville depuis le Monxoi  s'accompagne de doute. Trop d'effervescence secoue les faubourgs, les noms ressuscitent le passé et pourtant le modernisme recouvre tout. Il faut franchir la Porta do Camino et pénétrer dans la vieille ville. Alors Santiago se dévoile  et votre émotion va grandissant au fil des rues, des places et des ruelles. Un porche et quelques marches à descendre, et vous voici place de l'Obradoiro. Le chemin a tenu sa promesse jusqu'au bout. A vous de poursuivre votre propre chemin.

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

Après le village de SAN PAIO, le pèlerin médiéval, désireux de faire honneur à saint Jacques, profitait du cours d'eau à LAVACOLLA pour se laver de pied en cap en passant par le milieu. En effet Lavacolla s'appelait Lavamentula , "mentula" désignant les "parties basses" du corps. Puis, arrivé en haut du Monte do Gozo (Montjoie), il apercevait pour la première fois la ville sainte, ce qui explique le toponyme donné par les pèlerins français.Il s'émerveillait d'être parvenu vivant au bout de son périple et se précipitait pour achever son pèlerinage.Dans son récit, le pèlerin Domenico Laffi raconte qu'arrivé à ce point, il entonna me "Te Deum" et poursuivit sa marche en chantant jusqu'au centre de Compostelle.Aujourd'hui, le paysage a bien changé. A SAN MARCOS, les vieilles maisons sont restées debout à côté des habitations contemporaines, mais elles ont été abandonnées comme des coquilles vises. Le Monte de Gozo est occupé par un monument commémorant la venue du pape Jean-Paul II en 1993: tout près de là, s'élève la chapelle San Marcos. Dans la descente, on découvre un énorme centre pouvant accueillir jusqu'à mille cent personnes et l'urbanisation diffère la vision de Santiago.Mais qu'importe, la ville est là! Avant d'y parvenir, il faudra néanmoins emprunterun parcours urbain qui fait traverser le quartier SAN LAZARO où existait une léproserie fondée au XIIe siècle. A l'extérieur des murailles se dresse un superbe calvaire du XVe siècle, O Cruceiro do Home Santo, orné de scènes sculptées. Le saint homme en question serait un homme qui, condamné à être exécuté , aurait, sur le chemin du supplice, invoqué la Vierge avec ses paroles: "Mina Vixe Santa; ven e valme" (Sainte Vierge, viens et aide-moi). La Vierge aurait procuré au malheureux une mort instantanée lui évitant ainsi le calvaire. Selon les légendes, il s'agirait d'un forgeron ayant participé à des "jacqueries" contre l'archevêque de Compostelle ou bien d'un étudiant qui, surpris près du corps d'un homme auquel il avait porté secours, aurait été injustement accusé.

Le pèlerin pénètre dans la vieille ville de Santiago par la Puerta del Camino. Le granit gris orne les façades des édifices ou des simples demeures, les dalles des ruelle, les fontaines et les statues alors qu'il chemine par le Callejon de las Animas ou la plaza de Cervantes. Dans la calle Azabacheria, il trouve encore des joailliers qui travaillent le jais (jais se dit "azabache" en espagnol),et la via Sacra le mène efin devant la cathédrale. Assurément, l'endroit a bien changé depuis qu'Alphonso II le Chaste fit élever, dans la première moitié du IXe siècle, un monument pour abriter la sépulture du Fils du tonnerre (saint Jacques) qui venait juste d'être découverte. Le temple, édifié ensuite par Alphonso III le Grand en 899, fut détruit par Almanzor un siècle plus tard. En 1075, commença l'édification de la basilique romane. Au fil des siècles, son apparence fut considérablement modifiée par des adjonctions importantes: tours, cloître, façade baroque.

La découverte de la ville nécessiterait de très longs chapitres tellement elle est riche en témoignage du passé... De ce fait nous avons cru bon de créer un lien vers la page Wikipédia qui nous apparaît, en dehors d'un rappel historique non négligeable, recenser les lieux et monuments que tout pèlerin ne saurait ignorer.... avant peut être de poursuivre vers Finistera!

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Anthelme

Lundi 26 Juin 2017