Bilbao: Une ville aux contrastes saisissants!

Lezama - Bilbao

Parcours :

Cette étape courte, d'à peine trois heures pour 12km de pérégrination, nous sépare de Bilbao.... Cela nous permettra d'arriver très tôt dans cette ville et de pouvoir ainsi la découvrir dans les meilleures conditions....Après un parcours sans grand souci et après moins d'un kilomètre après notre départ on se retrouve en pleine forêt, dans un sous-bois de conifères qui fleure bon la résine. Au sommet du MONTE AVRIL atteint après 2h15 de pérégrination (9,0 km) on poursuit par un chemin de crête souvent balayé par les vents de noroît venus tout droit de l'Océan.Lorsque la ville s'étend à nos pieds, on se décide enfin à plonger dans le tumulte....mais c'est à ce prix que le Casto Viejo (le centre historique de Bilbao) se découvrira et que vous pourrez apprécier le dynamisme d'une ville qui ne pense qu'à plaire! C'est dans cette ville que bon nombre de pèlerins anglais, français ou flamands  débarquaient dans son port pour commencer leur pèlerinage

 

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

A Zamudio (hors itinéraire) on peut admirer la tour de Malpika , exemple de maison forteresse typique du Pays Basque  médiéval. L'église Saint-Martin possède des éléments empruntés au roman et d'autres au gothique basque. Son appellation, liée à l'histoire du pèlerinage médiéval , apporte la preuve tangible du passage des pèlerins. Zamudio est de nos jours envahie par les zones industrielle et le tumulte , c'est pourquoi il semble plus opportun de préférer une variante qui grimpe directement au sommet du Monte Abril. En empruntant cette variante et, en bordure du chemin, on remarquera une ferme forteresse avec sa monumentale porte en ogive. Le Monte Abril est aussi boisé de conifères que pelé et balayé de vents violents le long de sa ligne de crête. Il peut être désert et propice au recueillement ou tout aussi bien envahi par la foule venant de Bilbao. Il constitue le poumon de la capitale de la Biscaye et le lieu de sortie des familles. D'ailleurs, le complexe bar-restaurant "Leon" semble le lieu favori des mariés et de leurs proches pour les agapes nuptiales.

Bilbao, créé en 1300 par Don Diego Lopez de Haro, seigneur de Biskaia, connut dès sa fondation un important essor économique .Certains pèlerins anglais, français ou flamands débarquaient dans son port pour commencer là leur pèlerinage. Les jacquets venus par voie terrestre, comme le font les pèlerins actuels, entraient dans la ville par la basilique Santa Begona. L'édifice actuel remonte au début du XVIe siècle ; il a été agrandi par la suite. Une inscription déconcertante au-dessus du porche principal nous informe: "Dans cette sainte basilique, il est possible de gagner quotidiennement des indulgences plénières aux conditions habituelles." A l'intérieur, un panneau explique  qu'il faut pour cela embrasser quotidiennement la croix dorée contenue dans un médaillon scellé au mur et réciter un Notre Père avec un cœur  contrit.Les tableaux étonnants de réalisme illustrent des moments de dévotion à Begona. Une remarquable statue de la Vierge de la fin du XIIIe siècle trône au-dessus du maître-autel. On descend vers le vieux centre-ville  (Casco  Viejo) par des escaliers que gravissent à genoux certains fidèles . A droite des marches, on remarquera un cimetière très émouvant dont les croix de guingois sont envahies par des herbes folles. Une devise apposée au-dessus du portail accueillait les défunts et avertit les vivants de la sorte: " Esta es el al entrada obligatoria que conduce al infierno o a la gloria" (Ceci est, à, la fin, l'entrée obligatoire qui conduit en enfer ou dans la gloire). Des escaliers longeant les Calzadas de Mallona mènent au Casco Viejo formé des Siete Calles (sept rues médiévales) qui demeurent très vivantes, pleines de boutiques à la fois vieillottes, coquettes, attrayantes et colorées. Les façades sont très fleuries, ornées de bow-windows. Elles nous mènent au Musée basque dont le mur porte une citation de Stendhal: "Pasca 1810. Dia soberbio. He corrido como un vasco" ce qui donne une fois traduit: "Pâques 1810. Journée superbe. J'ai couru comme un Basque". Le musée, situé dans le cloître San Andrès, jouxte l'église San Juan à façade classique.

Vous ne pourrez pas faire abstraction de la visite de l'église  San Anton Abad peuplée de statues d'un réalisme assez époustouflant, que ce soit sainte Lucie , une paire d'yeux à la main, ou la très belle représentation de saint Roch. aux XIIe et XIIIe siècle, avant la naissance de la ville de Bilbao, se dressait déjà à l'emplacement de l'édifice un embryon urbain dominant les eaux du rio Nervion. Un pont romain jeté sur le fleuve faisait de ce lieu un passage obligé pour les voyageurs et pèlerins. Au même endroit, d'autres débarquaient dans ce port naturel où les navires venaient relâcher. En 1300, Don Diego de Haro fait élever des murailles, c'est la naissance de Bilbao.La première église de San Anton date du XVe siècle. Formée d'une seule nef rectangulaire et d'un chevet polygonal, elle ne servit que pendant cinquante ans.Devenue trop petite pour la population de Bilbao qui croissait rapidement, il est décidé en 1478 d'en bâtir une plus importante. L'édifice actuel date de cette époque: de style gothique, il possède trois nefs dont la centrale est surmontée d'un triforium. Durant la première moitié du XVIe siècle trois chapelles sont ajoutées ainsi que la façade de type classique.

La cathédrale Santiago a été bâtie sur le site  où, selon certains auteurs, s'élevait au XIe siècle un ermitage dédié à l'apôtre. Saint jacques fait à Bilbao l'objet d'une grande dévotion puisqu'il est patron de la ville. Des thèses contradictoires opposent à ce sujet des historiens qui n'hésitent pas déclarer que la cathédrale serait la plus ancienne église de Bilbao. La construction dura du XIVe au XVIe siècle. Le temple possède un triforium et un déambulatoire comme toutes les grandes églises de pèlerinage.On peut voir une représentation récente de Saint Jacques: la statue date de 1956. La façade ouest de la cathédrale est bordée par un portique Renaissance soutenu par six piliers. a l'opposé, on accède au cloître du XVIe siècle , gothique flamboyant par la belle porte de l'Ange qui s'appelait autrefois la porte des pèlerins. tout autour du chevet sont adossées des échoppes, réminiscence de l'époque médiévale.

En se dirigeant vers le Rio Nervion, dans la calle Ribera bordée d'arcades, on ne manquera pas de lever le nez pour admirer des fresques peintes célébrant la vie quotidienne. Sur le trottoir d'en face, un gigantesque bâtiment Art Nouveau dresse sa façade et ses verrières: il s'agit des Halles.

Toujours et encore à travers le Casco Viejo, on peut mentionner le théâtre Arriaga que certains comparent à un modeste palais Garnier. La Plaza Nueva, avec ses terrasses de cafés et ses élégants commerces tel l'épicerie "Victor Montes" est un lieu agréable pour se détendre après une longue marche.

Le café "Iruna" dans la partie moderne de Bilbao a été inauguré le 7 juillet 1903, jour de la San Firmin, saint patron de Pampelune (Iruna en basque), d'où est tiré son nom d'enseigne. Son décor s'inspire du style hispano-mauresque  avec des fresques représentant les jardins de l'Alhambra et des stucs. Une atmosphère sybaritique très agréable et un menu "del dia" copieux et délicieux pour une dizaine d'euros récompense le marcheur de ses efforts. Il a reçu de nombreux prix pour son décor et la qualité de son accueil (Plaza Jardines de Albia - tel. 944 23 70 21)

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Bernard

Dimanche 20 Août 2017