L'Hôtel de Ville de Santander

Guemes - Santander

Parcours :

Courte étape de 12,5 km pour 3h15 de pérégrination.Si on se réfère aux témoignages anciens, les routes menant à Santander sont multiples.La voie la plus au sud , qui contourne la baie de Santander , est à exclure de nos jours, à moins d'aimer les zones industrielles, les aéroports et les bretelles d'autoroute. La voie médiane, itinéraire "officiel"entre Galizano et Somo, est doté d'une piste piétonne/cycliste rectiligne, un peu monotone, mais efficace . L'étape précédente était très longue ...peut être souhaiterons-nous tailler la route au plus court?Il existe une troisième voie, plus contemplative que jacquaire, qui consiste à suivre la Senda  Costera depuis Galizano, jusqu'à Somo, en passant par la très belle plage de Langre (elle n'est pas décrite ici mais elle est balisée). A Somo, nous emprunterons pour la dernière fois un bateau passeur.La traversée de trente minutes est la plus longue de toutes.Elle nous réserve une belle arrivée au port en plein centre de Santander et à deux pas de la cathédrale et du refuge des pèlerins. La ville est vivante à défaut d'être belle, on la sent tournée vers le large et les départs....

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

GALIZANO Le village s'étend sur la plaine côtière dans l'axe d'une voie romaine qu'utilisait un certain nombre de pèlerins. Les archives locales révèlent également l'existence d'un modeste hôpital encore en activité au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, on n'en trouve aucune trace officielle. Pourtant, on se prend à rêver en passant devant de vieilles bâtisses à fenêtres en ogive et épaisses murailles. L'église paroissiale est dédiée à San Isidro , patron des paysans. Cela explique la présence de têtes de bœufs en médaillon au-dessus du portail d'entrée sous le préau. En façade, une Vierge à l'Enfant de facture très ancienne trône dans une niche . A l'intérieur, dans une chapelle latérale, on trouve une représentation de saint Isidro conduisant un attelage de bœufs. Saint Roch est présent dans une autre chapelle latérale.

SANTANDER a été ravagé par un incendie en 1941. La restauration consécutive faite dans la précipitation a largement modifié la structure de la ville . Cependant, l'arrivée par bateau à Santander est très excitante. Le palais de la Magdalena domine la baie . En débarquant sur le quai, on est accueilli par des sculptures modernes qui s'appellent "Los Raqueros". Elles représentent des jeunes personnages typiques de Santander décrits par José Maria de Pereda. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, ils rôdaient sur les docks et avaient pour habitude de plonger dans l'eau port pour récolter les pièces que les curieux leur jetaient. La cathédrale Santa Maria de la Asuncion est un ensemble monumental dont l'église haute a été édifiée au XIIIe siècle dans le même style gothique que l'église basse.Du XVe au XVIIe siècle, elle a subi des ajouts de chapelles latérales. Le cloître, de base trapézoïdale, fut construit dans la première moitié du XIVe siècle. Par les portes de son mur occidental, on accédait au grand hôpital del Santi Spiritus (hôpital du Saint Esprit) et à l'église des pèlerins de Santiago.Dans la salle capitulaire et dans la nef contigüe, se réunissait dans des occasions exceptionnelles le conseil général de la ville de Santander. L'édifice fut très endommagé en 1941.A l'intérieur se trouve une "pila de agua"c'est à dire un bassin à ablutions musulman provenant d'une maison sévillane, rapportée en 1248 par les Sanderins vainqueurs et offerte comme ex-voto. Elle porte une inscription en arabe: "je suis dans ma pureté plus splendide que le cristal de roche"/Mon corps est fait de blanc argent /..." La sensualité orientale de ces vers semble très incongrue en pareil lieu. Seule la méconnaissance de l'arabe explique la présence de ce poème dans un édifice catholique. L'ancien itinéraire jacquaire empruntait la calle Alta, aujourd’hui quartier populaire avec des façades couvertes d'"azulejols" et de bow-vindows, le tout un peu défraîchi. En chemin, on longe l'église Nuestra Senora  de la Consolacion, de style classique bâtie entre 1772 et 1774. A cet emplacement s'élevait dès le XIVe siècle, sur l'antique base de la tour Juan de Escalante, l'hôpital Santa Maria de la Calzada. C'est à partir des années 1300 que la famille de marins et d'armateurs des Escalante convertit la tour familiale en hôpital pour pèlerins contre lequel ils construisirent l'ermitage Nuestra Senora de la Calzada de la Consolacion. Tout ce quartier, comme le vieux centre portuaire de Santander, contraste avec la plage très chic du Sardiroro et son casino blanc rococo.

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Didier

Mardi 23 Mai 2017