Unquera s'étale sur les rives du rio Deva

Comillas - Unquera

Parcours :

Nous partons ce matin pour une étape assez longue de 28km pour 7h de pérégrination mais surtout riche en découvertes. Certains préféreront la scinder en deux en s'arrêtant à San Vincente de la Barquera. Tout au long du jour,nous traverserons des paysages splendides en commençant par les décors lacustres de Ria de Rabia et les vues dégagées sur l'Océan juste avant de descendre sur San Vincente. L'itinéraire est jalonné de chapelles, d'hôpitaux,de ponts anciens dont le plus célèbre et le plus long est celui qui enjambe la ria de San Vincente pour accéder à la ville. Au Moyen Âge, San Vincente comptait jusqu'à trois hôpitaux pour pèlerins. La seconde partie de l'étape suit une vallée tranquille, plantée d'eucalyptus et hérissée de rochers karstiques. La belle tour de la Estrada abrite une église romane et plus loin, à Pesués, on peut voir les restes d'une petite chapelle qui était dédiée à Saint Roque. Aucun doute, nous sommes toujours sur la bonne voie et nous effectuons nos dernières enjambée en Cantabrie. La ria de Tina Mayor à Unquera marque l'entrée dans les Asturies.

Dénivelé :

description du dénivelé

 

Curiosités:

On quitte Comillas par le pont de la Rubia qui donne sur des paysages lacustres, réserve d'animaux aquatiques. A SANTA ANA, une modeste chapelle se dresse au milieu d'un carrefour. Le bâtiment regroupe le lieu de culte avec son chœur peint bleu ciel, la salle de réunion municipale dans la pièce contiguë et le dispensaire qui doit aussi faire office de sacristie.

La cité de SAN VICENTE DE LA BARQUERA s'élève en plein cœur du Parc naturel d'Oyambre, dans le large estuaire de San Vincente. Les pics d'Europe servent de toile de fond les jours de belle visibilité. On accède à la ville par le pont de la Maza construit au XVe siècle. Il apporta une aide précieuse aux pèlerins qui n'eurent plus recours aux passeurs.L'ouvrage comptait trente deux arches . Aujourd'hui, on n'en dénombre plus que vingt huit, mais la construction est assez robuste pour supporter le trafic de la N-634. La ville a connu son âge d'or au Moyen Âge, a été une étape jacquaire importante. elle était alors ceinturée par une muraille dont subsistent le côté nord et la partie sud avec la porte des Asturies (ou du Pèlerin)et celle de la Barrera.Le château du XIIIe siècle complète le système défensif.Les jacquets trouvaient refuge dans de nombreux hôpitaux dont celui de la Concepcion (XIVe-XVIe) à proximité de l'église Santa Maria de los Angeles. Celle-ci, construite entre les XIIIe et XIVe siècle sur une église antérieure, est flanquée d'une grande tour et dotée d'un très beau portail roman. L'intérieur est dominé par un splendide retable baroque.Une représentation de Santiago est visible sur le retable latéral droit. Au milieu de la nef, un contrefort supporte un ange armé d'une rame, car le sanctuaire , dédié à la Vierge, est très vénéré par les marins et les pêcheurs. Les dalles de bois sur le sol abritaient des tombes. L'église héberge le mausolée de l'inquisiteur Antonio Corro qui avait demandé dans son testament une tombe ornée d'une statue de marbre et d'albâtre reflétant la qualité de sa personnalité.A sa décharge, il a fait construire au XVIe siècle le Palacio del Corro pour les malades indigents de la ville et les pèlerins.En face du Palacio del Corro, la torre del Preboste fut successivement l'hôtel des impôts, puis la prison de la ville.

LA ACABOSA nous fait découvrir ensuite son église San José. Une rude montée nous permet d'atteindre le val San Vincente , protégé et parallèle à la mer. Le chemin longe des champs et des prairies, hérissés de pierre karstiques et de bosquets d'eucalyptus. La tour médiévale de la Estrada est une construction civile défensive, élevée pour garder la vallée et protéger la population du village. Ses murailles cachent une chapelle romane.

SERDIO accueillait les pèlerins dans l'hôpital Santa Ana qui tomba en désuétude à compter du XVIIIe siècle.PESUES possédait l"hôpital de la Misericordia qui déclina également au XVIIIe siècle . Il jouxtait l'ermitage Santiago. Certains documents déclarent qu'il ne reste aucune trace de l'hôpital, alors que d'autres annoncent  que le bâtiment serait toujours debout et qu'il servirait d’écurie... A la sortie de Pesue, la chapelle San Roque est en ruine: elle a été détruite en 1936 durant la guerre civile.

UNQUERA, dernière ville de Cantabrie, s'étale sur les rives du rio Deva qui marque la frontière avec la provinces des Asturies. Le chemin de la côte et l'itinéraire conduisant à Santo Toribio se séparent à cet endroit. Aucune trace jacquaire dans cette bourgade riche de belles villas d'inspiration coloniale qui s'étagent sur la colline au-dessus de la rivière.Que les gourmands ouvrent grand leurs oreilles en apprenant que la ville leur réserve une spécialité appelée "Corbatas d'Unquera" (les cravates d'Unquera), pâtisserie à base de pâte feuilletée...

Office du tourisme de l'étape : NR

 

 

 

 



St Pierre, St Paul

Jeudi 29 Juin 2017