L'ermita Santiago de Sariego peu avant La Vega de Sariego

Sebrayo - La Vega de Sariego

Parcours :

Étape plus courte que les deux précédentes puisque vous n'aurez que 22,8 km à parcourir en 5h50.... Après le calme de SEBRAYO, nous retrouverons un peu d'animation à VILLAVICIOSA. On s'attarde dans les ruelles bordées de palais blasonnés et surtout dans l'église Santa Maria de la Oliva, une splendeur de l'art roman. La journée ne fait que débuter. Non loin de là, l'église et le village d'AMANDI rivalisent d'harmonie dans une nature qui évoque la douceur des tropiques. Puis nous atteignons VALDEDIOS. L'église San Salvador sert de référence en matière d'architecture préromane dont on mesure l'influence mozarabe évidente. Tout à côté, le monastère cistercien est un havre de quiétude au creux d'un vallon retiré. C'est par une rude ascension que nous gagnons le col de la Campa. Le décor superbe du Valdedios et les jolis hameaux de VILANOSCURA et de VILLARICA nous inciterons à faire des pauses le temps de reprendre souffle. Après l'Alto de Campa, le balisage (piste piétonne) nous fait découvrir le hameau de SAN ROMAN, puis l'église toute blanche de SANTIAGO DE SARIEGO, lieu jacquaire comme son nom l'indique. LA VEGA DE SARIOGO dispose d'un refuge.

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

La cité de VILLAVICIOSA existe en tant que ville depuis 1270. Traversée dès le moyen âge par le chemin de la côte, elle possédait un hôpital pour pauvres et pèlerins avec six lits près de l'église Santa Maria la Oliva. Datant du XIIIe siècle, cet édifice est une démonstration éclatante entre le roman et le gothique. Le portail sud offre des scènes de fauconnerie et de chasse au sanglier, et montre même un sanglier dévorant le pénis d'un moine! Le portail ouest est orné d'une représentation de la Vierge et d'archivoltes aux motifs géométriques. Des bâtisses du XVIe au XVIIIe siècle ornent leur façade de blasons, en particulier celle de Rodrigo de Hevia qui, en 1517, accueillit pendant quatre jours le prince de Gante qui allait devenir l'empereur Charles 1er d'Espagne et Charles V d'Allemagne. Le hameau paisible d'AMANDI abrite sur une hauteur l'église romane San Julian de Amandi qui domine une campagne vallonnée. Bien qu'entouré d'un parvis circulaire du XVIIe siècle , l'édifice date du XIIIe siècle. Le portail principal aux archivoltes ouvragées s'ouvre sur la nef unique rectangulaire; l'abside semi-circulaire regorge d'ornements: niches, arcs aveugles et modillons avec représentations humaines et végétales. Une grande poésie se dégage des lignes et des formes stylisées des sculptures. On passe devant la Casa de la Ballina qui évoque "Cents Ans de Sollitude" ou la douceur des tropiques avant d'atteindre le petit ermitage blanc San Juan qui, avec sa fontaine, marque la fourche des deux chemins de Santiago par l'intérieur des terres: l'un par Infiesto, l'autre par Oviedo. C'est ce dernier que nous emprunterons et qui nous fera franchir un beau pont médiéval. dans le hameau de LA CASQUITA, le modeste ermitage San Blas et Sabto Domingo garde un carrefour important de notre itinéraire jacquaire: en partant tout droit, on se dirige vers Gijon en poursuivant le chemin de la côte et en obliquant à gauche vers de sud-ouest en direction d'Oviedo, on opte pour le Chemin primitif, notre choix!

On ignore Camoca de Abajo et son ruisseau Fuentetivia réputé pour soigner la constipation et l'on se dirige vers CAMOCA DE ARRIBA où l'église San Juan a été construite dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Largement influencé par le monastère cistercien Santa Maria de Valdedios, l'édifice partage son plan rectangulaire entre deux nefs jumelles séparées par des piliers prismatiques. L'ensemble monastique de Valvedios prend place dans une luxuriante vallée. Il se composte de l'église préromane San Salvador (IXe siècle)  appelée aussi El Conventin, de l'église romane Santa Maria qui comprend une hôtellerie. Il accueille pèlerins de passage ou personnes désireuses de faire une retraite. L'église San Salvador fut consacrée en 893 et faisait partie d'un ensemble palatial commandité judicieusement par Alphonso III où il put se retirer lorsqu'il fut destitué par ses fils. L'influence mozarabe est perceptible dans les fenêtres en fer à cheval et les jalousies. La nef, haute et étroite, caractéristique des édifices préromans , affiche des restes de fresques à motifs géométriques. On notera la finesse des palmes sculptées sur les chapiteau

Arbazal se situe sur la trame du chemin historique. Hélas, passer par ce hameau aujourd'hui revient à emprunter la vieille "calzada" devenue boueuse et envahie par la végétation sur un court tronçon, puis à suivre ensuite le bitume, car l'antique tracé est en grande partie recouvert par la route AS-113. C'est pourquoi, il est plus agréable de suivre la piste cimentée par Villanaoscura et Villarica, des hameaux asturiens qui n'ont guère subi les évolutions du XXe siècle. De très beaux horreos entourent les fermes et la campagne alentour est restée particulièrement intacte. A défaut du chemin historique, le pérégrinant pourra se consoler en cheminant loin des routes et du bruit des moteurs.LA CAMPA ou Altu La Campa (400m) est un mont traversé par la route AS-113 qui fut construite au milieu du XIXe siècle et se substitua au Camino Real, situé dans une zone plus élevée que l'actuel tracé. A partir de là, on se tourne vers un paysage de montagne.

L"église Santiago de SARIEGO , plusieurs fois remaniée, incendiée et mise à sac en 1936, a malgré tout conservé de ses origines préromanes trois "ajimez" (fenêtres à plusieurs ouvertures séparées par des colonnes).Elle a un plan en forme de croix latine.Les chapiteaux du porche sont romans.Dans la chapelle, des fresques datant du XVIe siècle représentent les quatre évangélistes.

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Didier

Mardi 23 Mai 2017