Ayuntamiento deTineo.

Salas - Tineo

Parcours :

Courte étape de 18,8km (4h45 de pérégrination) qui, comme l'étape précédente a subi des chamboulements ces dernières années avec la construction de l'autoroute A-63. Les champs bordés de murets aux abords de Porciles ont conservé leur charme. Notre seul désagrément est la vue de quelques viaducs et giratoires hideux. Au delà, nous retrouvons les chemins creux qui se confondent avec la "calzada" ancestrale.Les chapelles et les églises de villages jalonnent notre parcours à un rythme soutenu, autant d'occasions de faire des pauses. La ermita San Roque qui annonce l'entrée de TINEO est flanquée de coquilles. Les habitants des alentours viennent vénérer le saint quotidiennement. La ville s'étage et s'étale à flanc de montagne. L'église paroissiale San Franscico  est l'unique vestige d'un couvent médiéval qui recevait les pèlerins. La plaza del Hospital  de los Peregrinos évoque cet hôpital disparu, an apportant la preuve que bien d'autres avant nous firent étape à TINEO.

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

Très vite en sortant de Salas, le chemin serpente à travers une forêt de chênes, de châtaigniers et montant en douceur pour atteindre le col de Espina, à peu de distance du hameau de PORCILES. A partir de là, le décor change radicalement . Nous sommes sur l'altiphano, l'air est vif, les horizons s'ouvrent enfin, alors que depuis oviedo nous cheminions surtout dans des décors fermés par des collines.Désormais, on accède à des paysages de bocage, avec des prés bordés de murets de pierre. LA ESPINA est le premier hameau rencontré après Porciles. C'était un carrefour important au Moyen Âge . Dès le XIIIe siècle, un hôpital fut fondé par Fernando Valdés-Salas pour accueillir les pèlerins.De nos jours La Espina compte une petite église Nuestra Senora de los Remedios (Notre-dame-des-Remèdes), ce nom laisse penser qu'elle pourrait constituer l'unique vestige de la  maladrerie médiévale Nuestra Senora de Bazar qui joua un rôle très important à partir du XIIIe siècle et qui dépendait directement de l'autorité de l’archevêque de Compostelle. Dans le plupart des hameaux, on trouve des églises aux clochers-murs, à l'instar de LA PEREDA où l'édifice a subi des ajouts regrettables. En revanche, à l'autre extrémité du village , la "ermita" del Cristo est adorable et bien fleurie , car le minuscule sanctuaire semble faire l'objet d'une dévotion constante. Le cheminement se poursuit sur des plateaux surveillés par des collines ou des montagnes au loin. L'itinéraire suit des chemins creux qui courent à flanc de colline en dominant ce paysage agricole. Champs de maïs et prés à vaches se partagent les lieux. Le très médiéval village de SANTA EULALIA marque encore une évolution dans l'architecture. Les horreos sont de plus en plus hauts et s'installent carrément dans les maisons, le tout prenant une allure de tours de forteresse. On ne voit plus de potagers ni de vergers.L'économie est de plus en plus tournée vers l'élevage et l'on commence à voir des chèvres.

L'arrivée à TINEO est marquée par la chapelle San Roque construite au XIVe siècle et qui a été plusieurs fois remaniée par la suite. Trois coquilles sur le blason du fronton rappellent le lien existant entre le saint et l'apôtre Jacques.La représentation de saint Roch à l'intérieur du sanctuaire est l'objet d'un pèlerinage local le 16 août.Par après, la ville nous accueille par un étrange cadran solaire dont le stylet est le bourdon d'un singulier pèlerin (très don quichottesque) en ferraille qui porte des coquilles avec une inscription en latin qui avertit le voyageur: "Viator horam aspice et abi viam tuam" (voyageur, regarde l'heure et continue ta route). Tineo doit son développement au roi Alphonso IX qui, durant un séjour en 1222 au monastère d'Obona, promulgua un édit selon lequel le chemin de Santiago devait passer par ce bourg et par Obona (positionné sur notre prochaine étape) malgré l'existence de voies plus directes, sous peine des plus sévères châtiments. Dans le centre-ville, l'ancien monastère San Francisco, fondé au XIIIe siècle,accueillait les pèlerins. L'actuelle église paroissiale, rebaptisée San Pedro constitue le seul vestige des bâtiments monastiques. Son portail se compose de trois belles archivoltes. Elle abrite le musée d'Art sacré. A quelques mètres devant l'édifice, un calvaire en granit montre une représentation naïve de saint Jacques.En descendant vers l'Ayuntamiento, on remarquera la façade gothico-Renaissance du palais de los Garcia de Tineo dont les armes sont apposées au-dessus du porche.Le palais de Meras, érigé au XVIe siècle, est un des rares exemples de la Renaissance asturienne. La ville garde de sa splendeur passée d'autres très belles maisons, bien qu'un peu délabrées, des trésors  cachés et oubliés.

Office du tourisme de l'étape : NR

 



Ste Rose

Mercredi 23 Août 2017