Le Palais de Cienfuegos ou Penalba

Tineo - Pola de Allande

Parcours :

On revient à des étapes approchant des 30km. Cette 27éme étape de 27km pourra être facilement scindée en deux en s'arrêtant pour la nuit au refuge de CAMPIELLO (la Casa Herminia est un excellent refuge privé) ou à celui de BORRES (pour ce dernier, prévoir des provisions, car le hameau ne dispose d'aucune commodité). Au départ de TINEO, un chemin creux profond et superbe nous emporte  à travers bois jusqu'au col de Piedratecha. Le ton est donné et l'étape sera belle. Le monastère Santa Maria Real de Obona oblige à faire un petit détour.N'hésitez pas, l'état de ruine des bâtiments  conventuels qui reçurent  les jacquets autrefois  est un lieu très émouvant. La suite de l'itinéraire vous fera côtoyer quantité de hameaux et autant de "ermitas" et... Dieu que la montagne est belle, comme le dit la chanson. Après LA MORTERA, le balisage évite le goudron, ce qui est une bonne chose en soi, mais augmente la somme des dénivelés positifs et garantit la boue les jours de pluie. Chacun jugera au mieux, le temps venu. La forteresse de Cienfuegos  domine la petite ville de POLA DE ALLANDE. D'autres villas d'inspiration coloniale  ornent ce bourg de montagne un peu austère. A l'heure du dîner,la gastronomie locale aussi roborative que succulente dévoilera ses secrets au marcheur fatigué.

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

Le monastère Santa Maria la Real de OBONA se niche dans un vallon dominé par la forêt. Ses origines sont incertaines. Il est vraisemblable qu'il date du XIIIe siècle. Il a été un centre économique et culturel de premier plan.Non seulement les moines y perfectionnaient des techniques de culture et d'élevage, mais ils y donnaient aussi des cours de latin, de philosophie et de théologie. Cette étape très importante sur le chemin de Santiago attirait de nombreux pèlerins qui y trouvaient l'hospitalité. Obona (eaux bonnes) est un lieu magique, envahi par la végétation.Les ruines, très "nom de la Rose" se dissimulent derrière un rideau végétal composé d'herbes, de lierre, de plantes.Ce lieu solitaire est dominé par de grands arbres qui se créent une lueur verdâtre un peu surnaturelle. On peut visiter l'église en demandant les clés à l'extraordinaire "Casa Santiago", café-quicaillerie-épicerie, une caverne d'Ali Baba... L'église, grande et sobre, a été construite selon les rigoureuses conceptions cisterciennes, avec trois nefs et trois absidioles.Sa pureté architecturale est un peu altérée par une surabondance de fleurs, de statues et de dentelles entretenues par des paroissiennes très dévotes. Le cloître et les dépendances datent du XVIIIe siècle, mais ne furent jamais achevés.

Le chemin se poursuit par le hameau de VILLALUZ qui dresse ses maisons de schiste assorties de leurs fours à pain.Tout près du beau bosquet de chênes au centre du village, se dresse une "ermita" blanche et une fontaine abreuvoir. Lieu idéal pour une pause! A CAMPIELLO la façade rose de la Casa Herminia porte une coquille au-dessus de la porte pour protéger le babyfoot qui trône dans la rue. La boutique fait épicerie, boulangerie et bistrot. BORRES possédait, dit-on, un hôpital au Moyen Âge. Les habitants perpétuent la tradition en recevant les pèlerins dans l'ancienne école aménagée en refuge. LA MORTERA: au Moyen Âge, avant la fondation de Pola de Allende au XIIIe siècle, les pèlerins ne descendaient pas jusqu'au rio Nison en raison du dénivelé important . Ils partaient plein ouest par des chemins de crêtes et les hameaux de Fonfaraon et de Valparaiso, puis rejoignaient le Camino Primitivo à Montefurado, après le col del Palo.Il subsiste des riuines de deux hôpitaux le long de cet itinéraire qui n'est guère praticable de nos jours. Le long du balisage officiel, pourtant, que la mongtagne est belle: forêt de chênes, digitales, puis la végétation devient plus rare. ces la lande, couverte de bruyère et de genêts où trottent des chevaux en liberté. très celte! L'ermitage San Roque se dresse en contrebas de la route, peu avant d'arriver à PORCILES. Le hameau abrite un petit musée de la vie rurale dans la montagne asturienne. En fait, une simple maison que le propriétaire José Manuel Boto, conserve telle que la conçut son grand père.

Avant d'entrer dans la ville de POLA DE ALLANDE, il faut admirer l'extraordinaire palais de Cienfuegos construit au XVIe siècle et qui coiffe un éperon rocheux . Pola de Allande fut fondée aux environs de XIIIe siècle afin de rassembler la population disséminée à travers la vallée.Capitale d'un des districts les plus isolés  et l'un des plus pauvres des Asturies, ce bourg a perdu les deux tiers de sa population qui a émigré à l'étranger durant la seconde moitié du XIXe siècle. Cela explique la présence d'un monument aux émigrants au milieu du jardin public. Au Moyen Âge, la ville était très active et très fréquentée par les pèlerins qui étaient accueillis dans trois hôpitaux différents et où ils pouvaient se remettre d'un périple pénible.Aujourd'hui le pèlerin ne trouvera un refuge qu'à Penaseita, à trois kilomètres plus loin sur le chemin. En revanche, à Pola de Allende, il peut se remettre de ses efforts en se régalant d'une cuisine roborative et savoureuse: "fabada, pote de berzas, repollo, pudin de verduras". Le restaurant "Allandesa" se met en quatre pour offrir un menu "del peregrino" assez représentatif de cette gastronomie locale.

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Pierre, St Paul

Jeudi 29 Juin 2017