La collégiale de Grandas de Salime

Berducedo - Grandas de Salime

Parcours :

Aujourd'hui, l'étape est assez courte: 19,4km (4h50 de pérégrination) mais guère reposante. Comme chacun sait, les descentes sont souvent plus pénibles pour les jambes que les montées. Les premiers kilomètres effectués à travers des paysages sauvages et souvent balayés par les vents d'ouest nous conduiront à un haut lieu jacquaire . De nos jours, BUSPOL n'est plus qu'une ferme d'élevage, autrefois , c'était un hôpital qui abritait les pèlerins venus affronter les glaciales solitudes. Tout à côté se dresse une minuscule "ermita" puis c'est le plongeon vertigineux (huit cents mètres de dénivelé) vers le barrage de Salime. Dans les années 1950, tout fut englouti, le village de Salime et bien d'autres hameaux, mais également les ponts médiévaux que les pèlerins d'antan empruntaient. Six kilomètres en montée par une route calme, puis un sentier balisé, sont nécessaires pour aboutir à GRANDAS DE SALIME. De la communauté monastique fondée au XIIe siècle ne subsiste que la très belle collégiale San Salvador. Ne pas oublier le musée ethnographique qui aide à comprendre la vie d'hier et d'aujourd'hui dans les hameaux des Asturies. Les habitants de GRANDAS DE SALIME viennent souvent du village englouti de Salime. Des photos anciennes dans les magasins et les bars évoquent ce passé nostalgique, un peu comme Portomarin sur le Camono Frances.

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

Des paysages de forêts puis de lande déserte, encadrent la marche jusqu-à LA MESA. Ce minuscule voyage, qui regroupe ses quelques bâtisses dans le creux d'une superbe vallée, possède une église rurale, la Magdalena, très simple et jolie. Les voix ont une qualité particulière dans cette montagne. Le refuge des pèlerins n'est autre que les anciennes écoles rurales. On peut y cuisiner à condition d'avoir pris soin d'emporter des vivres. Sinon, la Casa Rural propose des repas dans une atmosphère chaleureuse. Une piste mène à BUSPOL, ferme hameau perdue dans la montagne. L'ancien hôpital pour pèlerins a été reconverti en ferme consacrée à l'élevage. En face, se trouve le très montagnard ermitage Santa Marina qui abrite une iconographie naïve et une cloche fondue en 1327. Le chemin primitif suivait bien sûr un autre parcours que le nôtre. L'ancien tracé, dont la pente vertigineuse, terrifiait les pèlerins.Les deux ponts branlants qui leur permettaient de franchir le rio Navia ont été engloutis par la technologie du XXe siècle, ainsi que le village de Salime qui, à l'époque médiévale, comprenait un hôpital pour les pèlerins.La construction dans les années 1950 du barrage de Salime a considérablement modifié la configuration de la vallée et la vie de ses habitants. elle a poussé à l'exode des milliers de personnes, englouti quatorze villages parmi lesquels Salime qui lui a donné son nom.

Né en 1984à l'initiative de Losé Navieras Escanlar, alias Pepe del Ferreiro, dernier forgeron du village, le musée ethographique de GRANDAS DE SALIME perpétue un mode de vie rural traditionnel où la quasi-autarcie obligeait chacun à maîtriser des savoir-faire multiples.Ce musée ne se contente pas d'exposer des objets collectés. Il met en scène dans une composition dynamique et passionnante. Dans une maison asturienne qui illustre l'architecture populaire, sont agencées les pièces caractéristiques: une cuisine où sont rassemblés toutes sortes d'ustensiles, des chambres et une salle à manger, une "bodega", une salle ce classe, un salon de coiffure. Mais surtout le désir de transmettre cette culture de façon vivante se manifeste dans l'organisation de cours et d'ateliers, que ce soit dans la forge, dans l'atelier de tissage, chez le sabotier ou dans les deux moulins qui fonctionnent quotidiennement. L'église primitive qui a donné naissance à la collégiale del Salvador remonte au XIIe siècle.Ses modestes dimensions initiales ont considérablement crû en recevant au cours des siècles de nombreux ajouts: la tour, la salle capitulaire,les chapelles du transept, les deux sacristies, le narthex. L'édifice garde de ses origines romanes deux sépultures très sobres, ainsi que l'ancien portail à trois colonnes cylindriques et en spirale qui dominent les fonts baptismaux. L'église contient de très intéressants retables et de remarquables représentations de saint Roch et de Santiago. L'hôpital accueillant les pèlerins s'élevait autrefois à proximité de la collégiale (demander la clé au café).

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Bernard

Dimanche 20 Août 2017