De la muraille de Lugo, vue sur la cathédrale

O Cadavo Baleira - Lugo

Parcours :

Avec cette étape de 30,6 km (8h00 de pérégrination) on retrouve des monuments plus imposants que les derniers jours et aussi des références jacquaires. A VILABADE, l'église gothique Santa Maria a été bâtie sur le site d'un monastère plus ancien fondé en 1207 par saint François d'Assise en personne.L'église actuelle compte plusieurs représentations de saint Jacques dont un belliqueux Santiago Matamoros. CASTROVERDE s'annonce de loin par une tour médiévale, dernier vestige du château d'Altamira. L'église paroissiale est consacrée à l’apôtre. Le parcours jusqu'à LUGO est un peu tortueux, mais il a le mérite de nous tenir longtemps à l'écart du goudron. La vieille ville de LUGO abritée derrière ses murailles romaines nous donne un avant-goût de Compostelle. Le même granit habille les façades des habitations ou de la cathédrale. Les motifs baroques de l'édifice reprennent ceux de la cathédrale de la place de l'Obradoiro, en beaucoup plus modeste toutefois.

Dénivelé :

description du dénivelé

Curiosités :

L'église gothique de VILABADE a été bâtie au XVe siècle par don Fernando de Castro sur les ruines d'un monastère vraisemblablement fondé par saint François d'Assise en 1207 et qui accueillait des pèlerins. Remanié au XVIIe siècle , l'édifice possède un très beau retable baroque, oeuvre de maîtres compostellans, dominé par un Santiago Matamoros. A l'entrée, le pèlerin d'une fresque continue d'avancer à grandes enjambées. formant un angle avec le ortique de l'église, le manoir de Abraira-Arana, ou de Vilabade, ferme la place. Il s'agit d'un très bel exemple d'architecture patricienne de la campagne galicienne, reconverti en un  luxueux gite d'étape. Le joli village de CASTROVERDE, qui au XVIIe siècle comptait deux hôpitaux pour pèlerins, conserve de belles maisons de pierre claire blasonnées. La tour de l'Hommage est le seul vestige de l'ancien château de Lemos qui appartenait aux seigneurs féodaux d'Altamira. L'église paroissiale dédiée à l'apôtre abritait une statue de bois de Santiago Matamoros qui figurait sur le retable. Elle a été vendue dans les années 1960 par le curé qui revint fièrement avec une statue du même Santiago d'une hauteur double mais dépourvue de valeur.Toutefois l'église recèle une petite statue de la Vierge provenant du château. Ce village cultive les paradoxes: la fontaine qui, parait-il, procure une très bonne eau (car filtrée par le sable), avertit qu'elle est non potable  et les maisons sont faites de granit taillé si régulièrement qu'il imite les parpaings. Dès la sortie de Castroverde, le chemin traverse quantité de hameaux et de lieux-dits dont il est difficile parfois d'identifier le toponyme exact. Au travers d'appellations en galicien, on trouve souvent des références au chemin: SAN MIGUEL DO CAMINO, CASA DE HOSPITAL (qui abritaitun hôpital au Moyen Âge ) et enfin, non loin de Lugo, SANTIAGO DO CASTELO

Le marcheur contemporain entre à LUGO par la Puerta de San Pedro, une des dix portes de la ville, comme tous les pèlerins auparavant, y compris le roi Alphonso II le Chaste en 829. Lugo "Lucus Augusti" est entourée de murailles romaines des IIIe et IVe siècles, classées Patrimoines de l'Humanité, les seules d'Europe à être complètes. Longues de plus de deux kilomètres, elles atteignent jusqu'à 7m d'épaisseur par endroit sur une hauteur comprise entre 8 et 12 m et conservent quatre-vingt-deux tours sur les quatre-vingt-cinq initiales, bien que toutes ne soient pas de la même époque.En se dirigeant vers la cathédrale, on passe devant la Plaza Mayor occupée par un vaste jardin rectangulaire autour duquel des arcades ombragent des terrasses de café. La Casa de Consello, l'Ayuntamiento, de 1738, offrent un bel exemple du baroque civil galicien. En 1129, Raymond de Montfort débuta  la construction de la cathédrale de Lugo qui aurait été poursuivie par Mateo, le bâtissur de celle de Compostelle. Le tympan du portail nord porte une superbe sculpture romane de la fin du XIIe siècle représentant un Christ Pantocrator ou Christ en gloire (dans une mandorle). La porte elle-même est ornée d'une ferronnerie datant du XIIIe siècle. La carole et les chapelles rayonnantes sont de style gothique. Le chœur et le retable principal sont des apports de la Renaissance. Les pèlerins s'arrêtaient longuement pour prier devant le saint sacrement exposé sans interruption  depuis le XIIe siècle. Ils se recueillaient également dans la chapelle de la Virgen de los Ojos Grandes (la Vierge aux grands yeux). Cette chapelle est, comme le cloître, l’œuvre de Fernando Casa y Novoa, l'architecte de l'Obradorio de la cathédrale de Santiago. A côté de la cathédrale se niche la petite Plaza di Campo, présidée par une fontaine, et qui, au Moyen Âge, accueillait le marché. Un peu plus loin, l'ancien couvent des franciscains a gardé son église. La cuisine et le cloître roman font partie du Musée provincial  riche en témoignages d'archéologie, d'ethnographie, de traditions et d'art galiciens. On pourra y admirer une magnifique collection de bijoux préromans, en particulier le fameux torque en or de Burela qui pède presque deux kilos.

Office du tourisme de l'étape : NR

 



St Pierre, St Paul

Jeudi 29 Juin 2017