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Difficulté du dénivelé

Chemin de Vézelay étapes


La Basilique Sainte Madeleine de Vézelay

Avallon - Vézelay

Parcours :

Parcours de 20,3 km demandant 5 h 00 de marche et passant par Pontaubert (6,3 km), Domecy sur le Vault (13,2 km), Asquins (18,1 km) et l'incontournable chapelle de la Cordelle avant d'atteindre Vézelay ...

Il s'agit en fait d'un prologue permettant d'atteindre Vézelay mal desservi par les transports publics. Ce parcours permettra donc aux pèlerins de cheminer jusqu'à ce beau point de départ de la Via Lemovicensis d'une manière économique et ainsi se sentir prêt à pérégriner après avoir découvert, dans de bonnes conditions, la basilique Sainte Madeleine de Vézelay qui nous invite à la prière et à la bénédiction avant de "reprendre le sac".

Dénivelé :

Pas de grande difficulté pour atteindre Vézelay

Curiosités :

Puisque vous avez choisi de partir d’Avallon, profitez-en pour découvrir cette très ancienne cité qui mérite qu'on s'y attache même s'il ne faut pas y découvrir des traces jacquaires. Son vieux bourg conserve néanmoins de nombreux vestiges médiévaux. Vous admirerez la Tour de l'Horloge du XVe siècle qui occupe le point le plus haut de la ville ; à proximité vous verrez encore des maisons à pans de bois bâties à la même époque.

Vous découvrirez aussi la Collégiale Saint-Lazare dont l'édifice primitif remonte au Xe siècle à l'emplacement d'un oratoire du VIe siècle. Le chœur et les deux chapelles en demi-cercles, encore visibles, furent édifiés vers 1080. La façade a beaucoup souffert (XIIe) Les deux portails flanqués de colonnes torses sont les seuls témoignages de la grande délicatesse de la sculpture romane bourguignonne ...

Vous verrez aussi en passant la porte fortifiée qui nous fait dévaler dans la vallée du Cousin, les vertigineuses murailles à flanc de roches (IXe siècle consolidées au XVe siècle). A Asquins, l'église paroissiale dédiée à Saint Jacques servait de point de ralliement ; elle fut consacrée vers 1132. Largement remaniée elle abrite toujours un buste du saint en bois polychrome. Vous passerez ensuite devant la chapelle Sainte-Croix dit "la Cordelle" où Saint Bernard avait prêché la seconde croisade en 1146. avant d'arriver au cœur de Vézelay dont la communauté monastique existait depuis l'an 858. L'abbatiale, renommée basilique, constitue l'un des fleurons de l'art roman. En pénétrant dans le narthex, on est surpris par ses vastes proportions et par le Christ en gloire du grand tympan. La nef centrale, à l'architecture aérienne, est d'une grande luminosité chargée de symbolisme. Les bâtisseurs ont peaufiné leurs calculs pour tenir compte de la position de la terre par rapport au soleil. Ainsi, chaque année au solstice d'été, des rais de lumière filtrant à travers les hautes fenêtres projettent sur le sol de l'allée centrale de la nef des tâches étincelantes du narthex jusqu'au choeur ... Ce cheminement vers la lumière inaugure bien le long cheminement vers Compostelle ...

Office du tourisme de l'étape : (03) 86 33 23 69

  

La collégiale Saint-Léger de Tannay

Vézelay - Tannay

Parcours :

Etape proposée de 20,5 km demandant 5 h 10 de pérégrination et qui passe à la Maison de Dieu après 10,4 km de marche, à Asnois 5,6 km avant d'atteindre Tannay.

Dénivelé :

Cette première étape comporte de nombreux dénivelés notamment dès le départ et à l'arrivée...Heureusement bon nombre d'étapes sur le chemin ne seront qu'une formalité gérée sur des parcours très plats...

Curiosités :

En quittant Vézelay par les rues Saint Pierre et Saint Etienne depuis le parvis de la basilique, on passe devant des façades de nobles demeures datant pour la plupart des XVIIe et XVIIIe siècle. Ces maisons furent construites sur des salles romanes souterraines, là où étaient hébergés les pèlerins du Moyen Age. La Maison de Dieu a possédé une maladrerie ou un hôpital pour pèlerins. Il reste peu de chose du passé si ce n'est, au croisement de la D 42 avec la D 100 un corps de ferme datant du XVIIe siècle (ancien relais de poste) qui a été remanié. A Asnois, l'ancienne chapelle Sainte-Barbe datant du XIIe siècle sert d'entrepôt à un brocanteur ; à l'écart du village on pourra voir l'église Saint-Loup du XIIIe siècle avec ses gargouilles et animaux fantastiques ornant sa façade. Tannay, comme son nom l'indique, se développa grâce à la tannerie. Son église Saint-Léger fut promue collégiale en 1201. Son édifice actuel date du XIIIe siècle mais fut agrandi et fortifié au XVIe siècle lorsque les chanoines se virent confier les reliques de sainte Agathe ; un reliquaire abrite toujours ses restes. A travers le village on pourra encore admirer la maison des chanoines du XVe siècle, flanquée de deux tours, des habitations médiévales et de la renaissance, et des moulins à eau.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Vieilles bâtisses à Corbigny

 

Vézelay - Corbigny

Parcours :

Longue étape proposée de 36 km qui passe successivement à Saint Pierre sous Vézelay  (2,7 km), Pierre-Perthuis (8,1 km), Domecy sur Cure (11,1 km),La chapelle Saint Roch (16,8 km), Neuffontaines (19,7 km), Vignes le Haut (22,5 km), Vignes-le-Bas (23,2 km), Le Chemin (25 km), Anthien (26,3 km), Sancy-le-Bas (28,8 km) avant d'atteindre Corbigny, le terme de l'étape proposée. A noter la possibilité de s'arrêter à Anthien au gite recommandé par notre confrérie ce qui permet une étape réduite  de près de 10 km mais qui devront être parcourus le lendemain pour s'additionner à une autre longue étape (34 km) qui ne pourra être raccourcie que de 7 km si on veut atteindre un hébergement....

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

A Saint Père, l'église Notre-Dame est un chef d’œuvre de l'art gothique: un élégant clocher coiffé d'une flèche moderne, trois étages de baies aux fins remplages, un beau porche du XIVe à trois portails, tympan du Jugement dernier (avec statue Saint Jacques) et baies, une nef du plus pur style du XIIIe. A l'intérieur, de belles sculptures dont un châtiment de l'avarice offert à la méditations des pèlerins. Fresques dans la crypte.Ruines de l'ancienne église Saint Pierre des pèlerins (XI-XIIe). Musée (ancien presbytères XVIIe): buste et statue de Saint Jacques (XIIIe). Sources des Fontaines salées: site celtique et gallo-romain (thermes) en bord de Cure.

A Pierre-Perthuis: Église Saint-Léonard (XII-XV-XIXe) étape des pèlerins. Ponts sur la Cure (1770 et 1874). Ruines du château (XIIe): porte. Arcade naturelle de la "Roche percée"

A Domecy sur Cure: Église Saint-Romain (XVIe). Château (XV-XIXe): 4 tours et colombier. Ancienne abbaye Saint-Martin de Cure (Xe) et église Saint-Antoine de Cure (XVIIe).

A Neuffontaines, on découvrira la chapelle Saint-Pierre du Mont Sabot (XIIe-XVIe) possédant un clocher-porche, une cloche classée de 1511, la légende de la chèvre et du loup (clef de voûte) et des vitraux modernes.

A Anthien, l'église Saint-Laurent (XVI-XIXe) et croix de mission (1849), "La Croix du chemin" (1760) et le Château de Villemolin (XIVe-XVIIe).

Arrivée à Corbigny on pourra visiter l'église gothique Saint Seine (XVI-XIXe): autel de l'ancienne abbaye, monument de Mgr Sergent, stalles (XVIIe), fonts baptismaux du XVIIIe. L'abbaye Saint-Léonard disparue (restes dans un collège: cloître du XVIIe, tour carrée), fondée en 864 par saint Egile, évêque d'Auxerre, avec les reliques d'un faux Léonard. logis abbatial. Enfin on pourra voir la Chapelle de Sarre (XIIe) et la fontaine Sainte Agathe. La commune possède des maisons anciennes, hôtel des échevins (XVe) coquille jacquaire et restes de fortifications (5 tours)

Office du tourisme de l'étape : 03 86 20 02 53

  

L'église Saint-Pierre de Varzy

Tannay - Varzy

Parcours :

Cette étape proposée de 20 km vous demandera 5 h 00 de marche et vous fera passer par Thurigny et Cuncy-Les-Varzy avant que vous atteignez Varzy, but de votre cheminement.

Dénivelé :

Peu de dénivelés à travers bois et champs... !

Curiosités :

Thurigny possède une petite chapelle de style gothique dédiée à saint Marcel. En contrebas du chemin, au bord de la rivière, on remarque un superbe lavoir couvert. Arrivé à Cuncy-Les-Varzy on découvrira son église gothique édifiée au XVIe siècle en remplacement d'un édifice roman. Son portail, en anse de panier, s'ouvre sous un arc orné d'un motif évoquant un chou frisé. A l'intérieur, on peut remarquer les vitraux, restés intacts depuis le XVIe siècle. Arrivé à Varzy vous ne pourrez pas ignorer l'église Saint-Pierre, un beau vaisseau gothique élevé au XIIIe siècle. Les deux tours carrés dressées au-dessus des bras du transept en font sa particularité et rappellent les églises romanes de la vallée de la Saône. L'intérieur surprend aussi par sa nef élancée s'étageant sur trois niveaux. On peut voir un triptyque de sainte Eugénie exécuté par un peintre de l'école flamande en 1535. Voir aussi son lavoir-abreuvoir qui, outre le lavoir, permettait aux bêtes de se désaltérer. Il faut dire que Varzy était célèbre pour ses foires à bestiaux ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  
Prémery: Ancienne résidence d'été des évêques de Nevers

Prémery : Ancienne résidence d'été des évêques de Nevers

 

Corbigny - Prémery

Parcours :

Cette longue étape proposée de 34 km nous fera traverser successivement les communes d'Ancray (4,1 km), Prélichy (7 km), Guipy (10 km), le Hameau de Brêches (13,5 km), Saint-Révérien (17,2 km), Sancenay (19,2 km), Les Ombreaux (20,2 km), Moussy (22,3 km) et Vilaine (28 km) avant d'arriver à Prémery 6 km après....

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

Nos premières découvertes se situeront à Guipy avec un ancien prieuré clunisien et sa chapelle du XIIe siècle, son colombier et son logis. On pourra voir aussi l'église Saint-Germain-l'Auxerrois (XVI-XIXe)et les châteaux de Précy (XIV-XVIe), du Pré (XVI-XVIIIe) et de Chanteloup (XVIe-XVIIIe). La cité de Saint-Révérien et son église du même nom est un ancien prieuré bénédictin de Cluny qui renferme un chœur et un chevet à déambulatoire et chapelles rayonnantes du XIIe siècle , des fresques du XVIe siècle , trois nefs sans transept dont on appréciera la pureté des lignes, de beaux chapiteaux décorés et des pierres tombales gravées. Le clocher-porche de l'édifice est du XIXe siècle.La localité est sur le tracé de l'ancienne voie éduenne qui allait d'Autun à Briare. A Moussy, on pourra découvrir son église Saint-Rémy du XVIe siècle et son vieux château du XVe. A Prémery: Église collégiale Saint-Marcel (XIIIe-XVe): voir sa belle abside, son chœur, sa pietà, son bénitier. on pourra aussi admirer le baldaquin, les stalles et de beaux vitraux. La sacristie est également intéressante...On ne manquera pas de passer aussi au château (XIVe-XVIIe) qui est l'ancienne résidence d'été des évêques de Nevers, comtes de Prémery, sa porte fortifiée, sa cheminée et sa salle des gardes sont aussi à admirer...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église de Châteauneuf-Val-de-Bargis

Varzy - Châteauneuf-Val-de-Bargis

Parcours :

Cette étape proposée est de 22,8 km pour 5 h 45 de marche avec la traversée de Champlemy localisé à 9,5 km après notre départ.

Dénivelé :

Un bon dénivelé positif d'environ une centaine de mètres dès le départ et une succession de petites buttes à longer à flanc de coteau ...

Curiosités :

2,4 km après Varzy vous trouverez 50 m sur votre gauche la Chapelle Saint-Lazare qui surgit dans un écrin de verdure. elle demeure le seul vestige de l'ancienne léproserie de Vaumorin implanté à l'écart du bourg en complément de l'hôtel-dieu de Varzy. Vous remarquerez l'élégance de son portail trilobé. Quelques 5,4 km après Champlemy le domaine privé de Bourras-l'Abbaye témoigne de l'ancienne abbaye cistercienne fondée en 1133 qui dépendait de l'abbaye de Pontigny et qui recevait les pèlerins.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Nevers : Le Palais Ducal

Prémery - Nevers

Parcours :

Etape proposée de 32 km demandant 8 h de pérégrination et dont les principaux villages traversés sont Pourcelanges (2,6 km), Rigny (4,9 km), Mauvron (11,2 km), Guerigny (18,4 km) et Coulanges-les-Nevers (27,8 km) avant d'atteindre Nevers.

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

Vous pourrez découvrir successivement à Guerigny, son église Saint-Pierre renfermant un retable de pierre datant du XVIIe siècle ainsi que le musée du vieux Guérigny (XVIIIe-XIXe). Les forges nationales de la Chaussade ont aussi laissé des traces intéressantes que vous ne manquerez pas d'entrevoir .... La commune a également, sur son territoire, le château de la Chaussade (1743-1749) et le château de Villemenant (XIVe-XVe). Plus loin sur le chemin et à 200 m à gauche, sur la commune d'Urzy vous aurez peut être le temps de visiter l'église Saint-Denis (XVe-XIXe) mais nous vous conseillons de ne pas trop traîner en route car l'étape est longue et la découverte de Nevers est particulièrement riche et attractive. Notre galerie de photos vous permettra de sélectionner les monuments et visites à ne pas manquer...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'abbatiale de La Charité sur Loire

Châteauneuf-Val-de-Bargis - La Charité-sur-Loire

Parcours :

Etape proposée de 26,4 km qui vous demandera 6 h 40 de pérégrination et qui vous mènera successivement à Arbourse (4,3 km), Murlin (11,8 km), Raveau (20 km) avant d'atteindre votre destination : La Charité sur Loire.

Dénivelé :

Pas de difficulté particulière si ce n'est une montée au troisième kilomètre qui mettra en condition pour le reste de la journée...

Curiosités :

A Murlin vous pourrez découvrir l'église romane Saint Martin édifiée au XIIe siècle, on admire sa belle abside en cul-de-four ovoïde. Les modillons ont hélas beaucoup souffert. Intérieur simple avec une nef non voûtée. Un tronc en chêne provenant de la forêt de Bertranges sert d'autel. Au km 15 en effet vous allez emprunter une piste forestière de la forêt de Bertranges qui fut offerte au prieuré de la Charité en 1121, il s'agit là de la seconde chênaie de France (après la forêt de Tronçais) avec ses 10000 hectares comprenant de nombreux arbres centenaires. Elle est devenue forêt domaniale à la révolution française. Vous passerez à Raveau avant d'atteindre La Charité sur Loire qui n'est plus alors qu'à 6,4 km ... Vous allez donc découvrir cette belle cité dont la vocation spirituelle remonte à très loin, au temps où elle se nommait Seyr. Vous admirerez successivement l'église Sainte Croix de Notre Dame possédant une nef à quatre travées. Le cœur et le transept exhibent une architecture romane très pure des XIe et XIIe siècles. Le déambulatoire permet d'admirer chapiteaux et pilastres ornés d'un bestiaire composé d'animaux fantastiques et des dragons côtoyant éléphants et dromadaires. Deux tympans d'origine restent visibles : le tympan de la vierge au pied du clocher Sainte Croix : c'est là le seul élément de facture romane de la façade. Marie y est figurée en vierge couchée, représentation aussi rare qu'originale. Le second tympan, sur le thème de la transfiguration, n'est plus à sa place d'origine, Prosper Mérimée l'ayant fait placé à l’intérieur de l'église pour le protéger des aléas climatiques. Vous pourrez vous rendre dans le vieux centre-ville pour y voir les bâtiments monastiques qui font l'objet d’importants travaux et y découvrir la salle capitulaire, un remarquable ensemble gothique du XIIIe siècle, en remaniement de la salle primitive du XIème siècle. En parcourant la ville vous découvrirez des rues portant les traces du passé : rues des Chapelains, du Grenier à sel, de la Sabotée ... vous pourrez y voir des bâtisses à pans de bois des XVe et XVIe siècle, le cellier des moines du XIIIe siècle avec son pignon à crochets, le logis du prieur flanqué d'une tour hexagonale, des demeures cossues qui appartenaient aux négociants et disposaient au sous-sol d'entrepôts communiquant directement avec la rive de la Loire ... La présence du fleuve favorisaient des débouchés tout au long du Val de Loire et même vers le bassin parisien. Il vous restera à découvrir le pont de pierre qui enjambe la Loire et qui date de 1520 ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église Saint-Pierre à Saint-Pierre-le-Moûtier

Nevers - Saint-Pierre-Le-Moûtier

Parcours :

Cette étape proposée est de 29,5 km. Les communes traversées sont successivement : Challuy (4,6 km), Yopson (8,2 km), Aglan (8,7 km), Les Piiteaux (12,5 km), Loucet (13,4 km), Magny-Cours (14,3 km)avant d'atteindre Saint-Pierre-le-Moûtier, terme de l'étape, 15,1 km plus loin

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

A Magny-Cours : Église romane Saint-Celse et Saint-Nazaire (XIe-XIIIe) avec chœur gothique, bénitier en fonte (XVIe) et grille du chœur du XVIIIe siècle mais notre découverte se portera surtout sur Saint-Pierre-le-Moûtier avec son église Saint-Pierre (XIIe-XVe)qui met en exergue son portail, sa porte nord, ses chapiteaux , sa piéta du XVe siècle, ses pierres tombales du XVIe ainsi que sa chapelle Sainte Jeanne d'Arc  qui fait l'objet d'un pèlerinage . On découvrira aussi avec intérêt les portes du presbytère (XVe) et du prieuré (XVIIe). On pourra imaginer ce que fut la cité autrefois avec ses murs d'enceinte subsistants et ses vieilles rues médiévales ...Le cloître des Ursulines (XVIIe), le château de Biauce (XVe-XVIe) ainsi que le Vieux XVIIIe)  et le Grand (XIXe) châteaux de Beaumont  compléteront avec bonheur la découverte de Saint-Pierre-le-Moûtier...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Vitrail représentant Saint Jacques en l'église de Sancergues

La-Charité-sur-Loire - Sancergues

Parcours :

Etape proposée de 9,2 km tenant compte de la rareté des hébergements et éviter, de ce fait, de vous faire accomplir des pérégrinations de près de 40 km ... Mais c'est vous qui décidez, bien sûr, en fonction de votre humeur mais surtout à partir de votre état physique ! Cet état de fait vous permet aussi de consacrer plus de temps à la visite de la Charité-sur-Loire qui le mérite ...A noter que le parcours de cette étape nous fait quitter le Nivernais pour le nord du Berry.

Dénivelé :

Pas de souci particulier sur le plan du dénivelé...

Curiosités :

Sancergues possède une église dédiée à Saint Jacques et à Saint Cyr. Elle date des XIIe et XIIIe siècles. On comprend qu'elle est liée au passage des pèlerins. Elle a remplacé un autre édifice bâti au IXe siècle et qui était dédié à saint Août, archevêque de Bourges. Vous pourrez admirer un vitrail de Saint Jacques en visitant l'église actuelle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Valigny : Le relais de la forêt

Saint-Pierre-le-Moûtier - Valigny

Parcours :

L'étape proposée est longue de 32,5 km.... elle permet de traverser les communes de Livry (4,7 km après le départ de Saint-Pierre-le-Moûtier), Le Veurdre après 9,8 km de pérégrination, Lurcy-Lévis après 21,8 km et enfin Valigny, terme de l'étape proposée. Il vous faudra 8 h 05 pour atteindre le terme de l'étape. Bien évidemment vous avez tout loisir pour raccourcir cette étape un peu longue en choisissant un hébergement disponible au sein des localités traversées...A noter que cette étape vous fait passer de la province du Berry à la province du Bourbonnais dès le 9éme kilomètre.

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

Le Veurdre possède une église romane du XIIe. siècle. La commune est composé de logis anciens. A Lurcy-Lévis, l'église met en exergue son portail, la charpente de la nef, un bénitier en pierre et une pietà polychrome. A Valigny,vous pourrez vous reposer pour être frais et dispos le lendemain!

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Brécy: La mairie

Sancergues - Brécy

Parcours :

Cette étape proposée de 29,8 km vous demandera 7 h 30 pour la parcourir. Elle passera successivement par Charentonnay (3,2 km), Couy (9,8 km), Solérieux (17 km), Saint-Igny (22 km) avant d'atteindre votre but : Brécy

Dénivelé :

Pas de souci ... Comme toutes les étapes précédentes, le parcours est plat ...

Curiosités :

Quelques traces jacquaires sur le parcours : A Charentonnay, l'église Saint-Pierre, de facture gothique, porte des coquilles sur son portail. L'église Saint-Martin à Couy exhibe une coquille sur les fonts baptismaux. Selon une charte de 1288, Francheville abritait la commanderie des Bordes composée de moine templiers. Brécy, le but de l'étape, était déjà un lieu accueillant des pèlerins, des textes mentionnent la paroisse à partir du XIIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le musée Saint Vic à Saint-Amand-Montrond

Valigny - Saint-Amand-Montrond

Parcours :

Etape proposée de 30 km. Ce parcours traversera Bardais localisé à 4,6 km après Valigny puis Lassay-les-Châteaux 6,7 km plus loin. Encore 3 km et nous quitterons la province du Bourbonnais pour celle du Berry. Après 18,2 km de pérégrination nous  serons à Charenton-du-Cher puis au km 19,9 nous découvrirons Saint-Pierre-les-Etieux. Il nous restera alors 9,7 km à parcourir pour atteindre le terme de l'étape proposée: Saint-Amand-Montrond...

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

Notre périple commence par la découverte de Bardais et de son église Saint Laurent du XIIIe siècle et se poursuit par l'arrivée à Ainay-le-Château dont le riche passé est illustré par son église Saint-Etienne (XIIe-XVIe), monument historique remarquable et qui renferme une statue Saint Roch du XIVe siècle. La chapelle Saint Roch (1641)possède elle aussi une statue du même saint ainsi que des tapisseries.La visite de la cité est complétée par des remparts et tours ainsi que par la Porte de l'horloge.

Puis ce sera au tour de Charenton-du-Cher de faire admirer son église romane Saint-Martin et son église Notre-dame-de-Grâce (pèlerinage) ainsi que sa porte du XVe siècle avec coquille et bourdons sur l'écu du linteau qui  complètera la visite de cette petite localité.

Saint-Pierre-les-Etieux sera l'avant dernière commune à découvrir avec son église romane et ses chapiteaux avant de rallier Saint-Amand-Montrond qui offre aux pèlerins de superbes témoignages des siècles passés avec son église Saint Amand (XII-XIIIe), son portail, ses chapelles (XV-XVIe), son orgue (XVIIe) et une belle statue de saint Roch (XVIe. On pourra aussi admirer l'église (XVe) de l'ancien couvent des Carmes devenue mairie, la chapelle Saint-Roch (XVIIe) de l'ancien couvent des Capucins (hôpital) et l'ancienne forteresse de Montrond (XIIIe-XVIIe). Enfin, s'il vous reste un peu de temps vous pourrez visiter le musée Saint Vic et son gisant de pierre du XVe siècle sans oublier l'auberge Saint Jacques (XIXe).

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Bourges : La patrie de Jacques Cœur

Brécy - Bourges

Parcours :

Etape proposée de 20,9 km pour 5 h 15 de pérégrination prévisible. Le parcours passe par Sainte-Solange localisée à 6,1 km après notre départ A noter que nous empruntons le parcours d'une ancienne voie romaine qui nous conduira sur 11 km en la ville chère à Jacques Cœur.

Dénivelé :

Pas de souci ... C'est toujours plat !

Curiosités :

L'église de Sainte-Solange possède un clocher-porche ouvert sur trois côtés. Il est, avec le portail, les seuls éléments romans restés intacts depuis la construction d'origine qui remonte au XIIe siècle. Le tombeau de la sainte et sa statue sont du XVIIe siècle. quant aux tapisseries d'Aubusson retraçant le martyre de Solange, elles datent du XVIIIe siècle.

Arrivé à Bourges, vous aurez l'embarras du choix pour découvrir cette belle cité, devenue chrétienne dès le IIIe siècle avec saint Ursin, son premier évêque, tellement la ville est riche et s'inscrit comme une étape majeure sur la via Lemovicensis. La cathédrale Saint Etienne dont la construction débute en 1195 impose le gothique comme à Chartres ou à Reims avec, néanmoins, des plans s'avérant révolutionnaires pour l'époque : nef aérienne et lumineuse, absence de transept ce qui amène le regard à se porter directement au fond du cœur à partir de son portail. La façade comprend cinq portails dont le portail central illustre le Jugement dernier, les autres sont dédiés à la Vierge, à saint Ursin, à Saint Etienne et à Saint Guillaume. A l'intérieur, les plus anciens vitraux remontent au XIIe siècle et nous apprennent beaucoup sur la vie quotidienne, les métiers, les costumes au Moyen Age. D'autres vitraux évoquent la vie et la légende de saint Jacques. Au sein de la cathédrale existait une importante confrérie de pèlerins. Jacques Cœur contribua à mettre en exergue Saint Jacques en faisant élever une chapelle familiale pour l'honorer. Vous pourrez aussi découvrir le Palais Jacques Cœur de style gothique flamboyant élevé en 1443 et portant en façade des références à saint Jacques. A travers Bourges, vous pourrez aussi découvrir, place Bascoulard, tout près de la cathédrale, une fenêtre en ogive, unique témoignage d'une chapelle dédiée à l'apôtre Jacques. Le portail Saint Ursin, situé 95, rue de Ligne, est tout ce qui subsiste de la collégiale détruite en 1781. Le tympan et les colonnades du XIe siècle sont essentiellement ornés de motifs végétaux et de scènes profanes ce qui en fait leur originalité. Sur les colonnades : ceps de vignes s'entortillant autour d'animaux peu identifiables et au bas du tympan : frise illustrant les mois de l'année et montrant les travaux des champs. Plus haut : scène de chasse et au sommet : saynètes racontant la fable de l'âne maître d'école et l'enterrement du renard conduit par le coq et l'ours. S'il vous reste un peu de temps et si les horaires le permettent nous vous conseillons de ne pas quitter Bourges sans avoir visiter l'hôtel Lallemant, un musée fort riche complétant utilement la connaissance de cette belle ville du Berry ... et n'oubliez pas de pérégriner dans le vieux bourg aux anciennes maisons à colombages.

Office du tourisme de l'étape : 02 48 23 02 60

  

Le Châtelet : Église romane Notre-Dame (XI-XIIe) de l'ancienne abbaye de Puyferrand

Saint-Amand-Montrond - Le Châtelet

Parcours :

Etape de 28 km qui passe successivement à Orval après 2,6 km de pérégrination puis à Bouzais (5,1 km) avant de traverser Loye-sur-Arnon (16,7 km): il restera alors 11 km à accomplir avant d'atteindre Le Châtelet, terme proposé de cette étape.

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

Sur le parcours de cette étape on pourra découvrir l'église romane d'Orval et sa superbe croix reliquaire. Plus avant l'église de Bouzais comporte une croix de Malte sur un pignon puis ce sera au tour de Loye-sur-Arnon de faire admirer son église gothique et son pont romain avant de rallier Le Châtelet où vous prendrez le temps de visiter l'église paroissiale Saint Martial qui était une chapelle au XIIe siècle et qui fut détruite pendant les guerres de religion mais reconstruite au XIXe siècle grâce aux dons des Castellois. Vous ne manquerez pas bien sûr l'église abbatiale de Puyferrand, édifice roman du XIe siècle, classée monument historique depuis 1911. Cette abbatiale était occupée à l'époque par les Chanoines réguliers de Saint Augustin. Incendiée et détruite en grande partie en 1569 part le Duc des Ponts (guerres de religions).

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le tympan de l'église Saint-Michel à Chârost

Bourges - Chârost

Parcours :

L'étape proposée est de 29,4 km et vous demandera 7 h30 de pérégrination vous faisant passer par Le Chapelle Saint-Ursin après 1 h 40 de marche et 6,9 km puis Villeneuve sur Cher et 10,6 km de mieux : on marche alors depuis 4 h 20 ! Il restera 11,9 km à parcourir pour atteindre notre destination : Chârost ...

Dénivelé :

Une étape bien plate ...

Curiosités :

La chapelle Saint-Ursin possède une église remaniée au XIXe siècle. Elle conserve malgré tout quelques éléments du XIIe siècle, période de construction originale de cet édifice dédié à Ursin, premier évêque de Bourges.

L'église saint Pierre de Villeneuve sur Cher, d'origine romane (XIIe siècle) sur plan cruciforme a forcément vu passer des Jacquets du Moyen Age. Malheureusement, les rajouts du XIXe siècle lui confèrent une apparence plutôt quelconque.

A Chârost, l'église Saint Michel, construite au XIIe siècle, avait un plan cruciforme. Au XVI e siècle, les deux bras du transept et la coupole posée sur la croisée furent démolis. Un clocher fut élevé à l'emplacement du bras sud. Le portail d'entrée est surmonté d'un tympan avec un Christ en majesté, mais c'est un rajout du XIXe siècle. A l'intérieur, la nef romane n'a pas été remaniée. Les étroits passages latéraux, appelés passages berrichons, qui permettaient d'accéder aux bras du transept sont toujours en place. Ils constituaient un particularisme architectural directement hérité des édifices préromans. Les dimensions impressionnantes de l'église surprennent pour un village aussi modeste en population, elles s'expliqueraient par la présence d'un prieuré qui dépendait de l'abbaye Notre Dame d'Issoudun. Rien ne subsiste du prieuré hormis des traces repérables sur un mur latéral de l'église, uniques vestiges du cloître. La couleur rougeâtre de l'édifice est également surprenante, cette couleur provient de l'utilisation d'un calcaire local appelé "roussard" qui contient de l'oxyde de fer.

De l'enceinte du château de Chârost ne restent qu'une porte et un donjon. Ce dernier est en partie visible aux abords du château Renaissance construit à la fin du XVe siècle par la famille Rochechouart.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le pont aux laies à La Châtre

Le Châtelet - La Châtre

Parcours :

Etape proposée de 31 km qui nécessitera 7 h 45 de pérégrination passant par Saint-Jeanvrin (7 km), Châteaumeillant (12,6 km) Néret (17,2 km) et Lacs (27,3 km) avant d'atteindre le terme de l'étape à La Châtre.

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

Cette étape est particulièrement riche en découvertes et il vous faudra, hélas, faire des choix compte-tenu de la distance à parcourir...Vous apprécierez Saint-Jeanvrin et son église romande du XIIe siècle (à voir aussi sur notre lien) puis ce sera Châteaumeillant qui s'offrira à vous avec ses deux églises Saint-Genès et Notre-Dame et son musée Emile Chenon Moins de 5 km plus loin, vous serez à Néret, jolie petite localité avant faire le grand saut jusqu'à La Châtre séparé de quelques 13,8 km et qui mérite qu'on s'intéresse à son passé historique et aux traces qui y sont attachées, à savoir: son église Saint-Germain, son Pont aux laies, sa Maison Rouge, son puits gothique  et son donjon abritant le musée Georges Sand....

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église Saint Laurent à Neuvy-Pailloux

Chârost - Neuvy-Pailloux

Parcours :

Etape de 28,7 km et 7h15 de marche. Celle-ci passe à Issoudun qu'il vous faut découvrir après 3h20 de marche depuis notre départ et 13,5 km de notre parcours. Nous repartirons ensuite vers Thizay localisé 9,3 km plus loin que nous atteindrons 2h25 plus tard. Neuvy-Pailloux ne sera plus alors qu'à 5,9 km ...

Dénivelé :

Toujours plat ...

Curiosités :

Les découvertes et curiosités du jour se concentreront, bien sûr, sur Issoudun qui fut, au Moyen Age,la deuxième ville du Berry. Convoitée à la fois par Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion, la cité comptait une douzaine d'églises et d'abbayes et était une étape importante pour les pèlerins. Avant même Compostelle, dès le VIe siècle, les dévots venaient adorer les restes de saint Paterne.

L'église Saint Cyr, cette ancienne collégiale, est le seul édifice qui subsiste. Sa construction en style gothique du XVe siècle a remplacé le sanctuaire roman du XIIe siècle.

Le musée de l'hospice Saint Roch est installé dans l'ancien hôtel-Dieu qui fut fondé au XIIe siècle par le chapitre de Saint Cyr. Simple hospice destiné à l'origine à recevoir les pèlerins, l'ensemble fut très remanié au XVe siècle et devint un hôtel-Dieu. Il compte une chapelle qui héberge deux arbres de Jessé, œuvres médiévales monumentales, taillées dans une pierre tendre pour restituer en détailles scènes bibliques. Le musée apothicaire est hébergé dans les salles qu'occupaient les malades. Les pots et manuels de médecine exposés datent du XVIe siècle. En revanche, de nombreuses variétés de plantes médicinales cultivées dans le jardin étaient sans doute déjà utilisées au Moyen-Age. Le musée abrite aussi une tête de saint Jacques pèlerin qui proviendrait d'une ancienne confrérie de la ville. On peut aussi découvrir de nombreux bâtons de pèlerins.

Le quartier du château recèle les plus vieilles demeures de la ville, ainsi que le beffroi, une monumentale porte du XIIIe siècle qui donnait accès à la forteresse. Tournée vers le sud, une autre porte, appelée tour Saint Jacques, protégeait le passage de la rivière Théols.

La tour Blanche fut élevée dès 1195. Du haut de ses 29 m, la tour fortifiée permettait d'embrasser la plaine berrichonne et de voir venir de loin les éventuels assaillants. Aujourd'hui, par temps clair, on peut entrevoir les tours de la cathédrale de Bourges.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Neuvy-Saint-Sepulchre: Tête d'une statue de Saint Jacques (XVe)

La Châtre - Neuvy-Saint-Sépulchre

Parcours :

Petite étape de 19 km ce qui, à vrai dire, n'est pas commun sur le chemin de Vézelay. Vous rallierez ainsi Saint-Sépulchre en 5 h après être passé à Varennes 5,8 km avant d'arrivée au terme de l'étape...

Dénivelé :

Commentaire dénivelé

Curiosités :

Vous prendrez quelques instants pour apprécier l'ancienne abbaye cistercienne de Varennes sur la commune de Fougerolles (XII-XVIIIe) qui est d'ailleurs une étape jacquaire avant de rejoindre Neuvy-Saint-Sépulchre particulièrement riche en traces du passé...

A Neuvy-Saint-Sepulchre l'église dédiée à Saint Jacques fut fondée vers 1040 et construite à l'intérieur de l'enceinte du château fortifié où venait se réfugier la population en cas de danger. dans le courant du XIXe siècle, l'église fut placée sous la protection de saint Etienne. En 1910, le pape Pie X l'éleva au titre de basilique. En fait le sanctuaire se compose de deux monuments. Une église de plan basilical à nef unique divisée en trois travées ; dépourvue de transept, elle se termine par un chevet plat. L'autre église, de plan circulaire comprend une rotonde entourée d'un déambulatoire surmonté de tribunes, elle reprend le plan de Saint-Sépulcre à Jérusalem. Cet édifice devint rapidement un haut lieu de pèlerinage fréquenté tant par les jacquets en route vers Compostelle que par les dévots venant adorer les gouttes de sang ainsi que le fragment de tombeau du Christ. Ces reliques avaient été ramenées en 1246 par le cardinal Eudes, un natif du Périgord, de retour de la septième croisade.

On pourra découvrir aussi à Neuvy-Saint-Sepulchre la rotonde qui comporte trois niveaux et qui est entourée par onze colonnes sobres et massives. L'ensemble paraît aussi monumental que labyrinthique avec les douze absidioles situées au pourtour de la rotonde et les deux étages supérieurs que coiffe une coupole aveugle. Dans ce décor un rien austère, seuls les chapiteaux s'ornent d'un bestiaire symbolique comprenant des serpents, des lions, des centaures, etc ... En résumé, tout un univers exprimant les forces du mal ...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'église Saint Martin à Ardentes

Neuvy-Pailloux - Ardentes

Parcours :

Etape proposée de 22,2 km pour 5h30 de pérégrination qui fait passer successivement à Sainte-Fauste (5,3 km) et Maron (13,3 km) avant d'atteindre le but de l'étape : Ardentes.

Dénivelé :

Etape plate sans difficulté ...

Curiosités :

L'église de Sainte Fauste est blottie parmi les arbres et paraît bien anodine extérieurement. Les remaniements du XIXe siècle ont masqué les éléments du sanctuaire roman originel. A l'intérieur de l'édifice, on découvre diverses statues de saints et de la Sainte Famille remontant au XVe siècle. Le retable date du XVIe siècle.

Situé sur l'ancienne voie gallo-romaine reliant Argentomagus (Argenton sur Creuse) à Avaricum (bourges) le village de Maron a une présence attesté dès 1212. Son église Saint Pierre datant de cette époque a été très remanié au cours des siècles. L'élément le plus ancien est une chapelle en gothique flamboyant. Tout près de l'édifice se dresse un manoir Renaissance très élégant que l'on admirer depuis le portail (propriété privée).

L'église Saint Martin d'Ardentes du XIIe siècle se dresse en bordure de l'Indre. elle était rattachée à l'abbaye de Déols dépendant de Cluny. Élégant porche nord dont on remarquera la finesse des feuillages et des agneaux sculptés sur les voussures et sur les chapiteaux des colonnettes. Une femme nue, entourée d'un crapaud et d'un serpent est représentée, elle dénonce très certainement le vice et le pêché ou encore l'adultère. On découvrira aussi des modillons très divers et drôles. A l'intérieur, le cœur a gardé sa pureté romane avec des chapiteaux sculptés et une abside en cul de four et ce, malgré de multiples remaniements. On aperçoit sur les murs des fragments de fresques ici ou là ... L'église Saint Vincent date également du XIIe siècle ; son style gothique révèle un édifice remanié au XVe siècle. A l'intérieur de cette église on remarquera, sur les clés de voûte des blasons peints des grandes familles des alentours.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La basilique Saint Jacques à Neuvy-Saint Sépulchre

Ardentes - Neuvy-Saint Sépulchre

Parcours :

Etape proposée de 20,6 km nécessitant 5h10 de marche à travers bocages, bois, talus et haies entrecoupés d'étangs et de mares : nous sommes en Berry ... 3h15 après notre départ nous rejoignons Lys Saint Georges et avons alors parcouru 12,8 km. Les 7,8 km qui reste à parcourir pour atteindre Neuvy-Saint Sépulchre seront une formalité ! Le nom de ce village d'arrivée aura sans doute intrigué certains grammairiens avisés ... En fait, la présence de la lettre "h" dans le mot sépulcre est bien intentionnelle. Les chanoines médiévaux, très fiers de leur église circulaire rappelant le Saint Sépulcre de Jérusalem et désirant célébrer sa beauté, se livrèrent à une sorte de jeu de mots en établissant une relation entre le mot sépulcre et l'adjectif latin "pulcher" qui signifie "beau". C'est ainsi que la lettre "h" vint s'insérer dans le mot sépulcre.

Dénivelé :

Plat

Curiosités :

Lys-saint Georges, village dont le nom aurait été choisi, selon la tradition, par Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion enfin réconciliés après des luttes acharnées, possède bien des atouts ... Son château fut une forteresse médiévale construit par les Anglais au XIIIeme siècle. Le bâtiment fut largement remanié à la Renaissance mais les douves furent conservées ainsi que le donjon massif élevé au XIVeme siècle. A l'intérieur de l'enceinte médiévale se dresse l'église Saint Léger à nef voûtée et chevet plat, un édifice du XIIIeme siècle. Une chapelle seigneuriale fut ajoutée au XVeme siècle.

A la sortie de Lys-Saint Georges se dresse, en bordure du Gourdon, un hospice de pèlerins et léproserie. La tradition rapporte que la léproserie aurait été fondée par un pèlerin revenu de Jérusalem et malade de la peste. Un petit campanille coiffe toujours la chapelle où l'on peut admirer une belle charpente en berceau.

A Neuvy-saint-Sepulchre l'église dédiée à Saint Jacques fut fondée vers 1040 et construite à l'intérieur de l'enceinte du château fortifié où venait se réfugier la population en cas de danger. dans le courant du XIXeme siècle, l'église fut placée sous la protection de saint Etienne. En 1910, le pape Pie X l'éleva au titre de basilique. En fait le sanctuaire se compose de deux monuments. Une église de plan basilical à nef unique divisée en trois travées ; dépourvue de transept, elle se termine par un chevet plat. L'autre église, de plan circulaire comprend une rotonde entourée d'un déambulatoire surmonté de tribunes, elle reprend le plan de Saint-Sépulcre à Jérusalem. Cet édifice devint rapidement un haut lieu de pèlerinage fréquenté tant par les jacquets en route vers Compostelle que par les dévots venant adorer les gouttes de sang ainsi que le fragment de tombeau du Christ. Ces reliques avaient été ramenées en 1246 par le cardinal Eudes, un natif du Périgord, de retour de la septième croisade.

On pourra découvrir aussi à Neuvy-Saint-Sepulchre la rotonde qui comporte trois niveaux et qui est entourée par onze colonnes sobres et massives. L'ensemble paraît aussi monumental que labyrinthique avec les douze absidioles situées au pourtour de la rotonde et les deux étages supérieurs que coiffe une coupole aveugle. Dans ce décor un rien austère, seuls les chapiteaux s'ornent d'un bestiaire symbolique comprenant des serpents, des lions, des centaures, etc ... En résumé, tout un univers exprimant les forces du mal ...

Office du tourisme de l'étape : (02) 54 48 22 64

  

Le village de Gargilesse

Neuvy-Saint Sépulchre - Gargilesse

Parcours :

L'étape proposée est de 23,7 km et demandera 6h00 de marche pour atteindre Gargilesse. Vous passerez par Cluis après 7,8 km parcouru en 2h00 puis vous atteindrez Pommiers 8,9 km plus loin en 2h10 de marche supplémentaire, il ne vous restera alors que 7 km à cheminer pour terminer votre parcours ...

Dénivelé :

Pas de grandes bosses à l'horizon, le dénivelé négatif le plus conséquent se situe près de l'arrivée à Gargilesse

Curiosités :

En arrivant à Cluis vous pourrez contempler les ruines de sa forteresse datant de la guerre de cent ans et qui comportait un châtelet d'entrée, une maison seigneuriale et une chapelle castrale lesquelles étaient bâties autour d'une vaste cour intérieure. Des fortifications d'origine subsistent cinq demi-tours et une tour circulaire (actuellement en rénovation). L'église Saint Etienne et Saint Paxent date du XIIe siècle bâtie en grès et granit, elle était le siège d'un prieuré bénédictin. Les éléments les plus anciens sont romans tantdis que les rajouts du XIIIe affichent un style de transition romano-gothique. Les trois chapelles latérales sont en gothique flamboyant du XVé siècle. On remarquera à l'intérieur une superbe statue de la vierge en marbre de Paros. Enfin en traversant la commune, on remarquera la vieille halle du XVIIeme siècle coiffée d'une remarquable charpente.

La ville de Gargilesse s'accroche à flanc de colline au dessus d'une gorge profonde où coule la rivière qui lui a donné son nom. Le château et l'église dominent le décor depuis le sommet d'un éperon rocheux. L'église dédiée à Notre Dame est à la fois trapue et élégante. De style roman, elle est construite en pierre calcaire et date du XIIe siècle. Sur le bas-côté droit de la nef, on remarque le tombeau de Guillaume de Naillac,seigneur de Gargilesse et ancien croisé, enterré là en 1266. Les cent vingt-neuf chapiteaux captivent également le regard. On retrouve un bestiaire fantastique et symbolique où se côtoient centaures et oiseaux. On compte aussi de nombreuses scènes de l'Ancien Testament et tout particulièrement une représentation des vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse. La crypte, située sous le chevet de l'église, possède des voûtes entièrement décorées de fresques dont les plus anciennes remontent au XIIIe siècle. Des scènes du Nouveau Testament sont ici racontées à la manière de bandes dessinées. Les représentations du Christ enfant ainsi que celles de certains saints ont été exécutées plus tardivement, sans doute au XVe siècle.

Le château actuel de Gargilesse date du XVIIIe siècle. Seule la poterne et ses tours adjacentes subsistent d'une construction médiévale et d'une première fortification édifiée au Xeme siècle et qui permit l'établissement du village.

A noter qu'Ardentes possédait des forges faisant vivre près de mille foyers entre 1670 et 1874 ce qui a contribué au développement de cette commune. Cette production de fer était renommée et très prisée notamment par la marine.

Office du tourisme de l'étape : 02 54 47 85 06

  

Borne signalétique du Chemin de Saint Jacques à Crozant

Gargilesse - Crozant

Parcours :

Parcours de 20,7 km qui vous demandera 5 h 10 de marche si vous optez pour cette proposition. Vous passerez par Cuzion après 1 h 20 de pérégrination (5,6 km) puis atteindrez Eguzon 5,9 km plus loin et 1 h 30 de marche supplémentaire avant d'arriver à Crozant but de l'étape localisée 9,2km plus loin ... A noter qu'à hauteur d'Eguzon, la vallée de la Creuse séparait traditionnellement le pays d'oil du pays d'oc...

Dénivelé :

Etape un peu plus sportive que ce que nous avons eu l'habitude de parcourir préalablement (surtout à partir du pont des Piles, la montée est longue, presque rude, pour atteindre le village d'Eguzon)

Curiosités :

A Cuzion (5,6 km après notre départ de Gargilesse) nous pouvons découvrir l'église Saint-Etienne, massive et trapue , qui date du XIIe siècle.

A Châteaubrun les ruines d'une forteresse médiévale dominent la Creuse depuis un promontoire rocheux.

Eguzon se présente après 11,5 km de pérégrination et on pourra y voir quelques maigres vestiges de fortifications: une porte à pont-levis, une douve et des portions d'enceinte.En bordure de la place se dresse l'église paroissiale dédiée à Saint Etienne.

De la forteresse de Crozant ne subsiste aujourd'hui qu'un donjon et quatre tours. La silhouette de ces ruines dominant la Creuse et leur reflet dans les eaux a pourtant fière allure et dégage beaucoup de poésie.Ce décor inspira bien des artistes et des écrivains, à commencer par Georges Sand, Paul Monet  y exécuta, ici et dans les environs, une vingtaine de toiles...On pourra voir aussi l'église paroissiale une fois encore dédiée à Saint Etienne. La partie primitive de l'édifice a été bâtie en style roman au XIIe siècle. La façade ouest et son portail remontent à cette époque. Les personnages, sculptés de part et d'autre du porche, et très érodés par le temps, représentent les péchés capitaux.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La porte Saint Jean à La Souterraine

Crozant - La Souterraine

Parcours :

Etape proposée de 26 km qui demande 6 h30 de marche et qui vous feront découvrir successivement La Chapelle-Baloue après 1 h 30 du départ et un parcours de 6,3 km puis Saint Germain-Beaupré localisé 8,3 km plus loin : vous aurez alors marché durant 3 h 40 ... Saint-Aignan-de-Versillat sera atteint lorsque vous aurez parcouru 19,4 km en 4 h 50, vous serez alors à 6,6 km de la Souterraine ...

A noter que la quasi totalité de ce parcours balisé "Chemin de Vézelay" s'effectue sur le goudron !

Dénivelé :

Sans difficulté particulière malgré de petites montées et descentes sans conséquence...

Curiosités :

Dès notre départ nous longeons les rives de la Sédelle bordées de moulins reconvertis en résidences secondaires ou restaurants jusqu'au pont Charraud dont la construction date de 1603, une légende rapporte qu'il serait l’œuvre du diable qui le construisit en une nuit.

Nous atteindrons la Chapelle-Baloue après 1 h 30 de pérégrination (6,3 km après notre départ de Crozant). Son église actuelle est dédiée à Notre-Dame-de-Lorette. C'était une chapelle castrale reliée au château où logeaient les comtes de la localité. Les traces d'un arc brisé, que l'on peut distinguer au- dessus du portail, correspondent à la porte qui mettait en communication le château et l'église. Ce portail et la nef à chevet plat constituent les éléments les plus anciens de l'édifice, ils furent bâtis au XIIe siècle. Le clocher carré à deux étages et les deux chapelles sont des rajouts des XVe et XVIe siècles.

Saint Germain-Beaupré apparaîtra après 3 h 40 de marche (14,6 km après notre départ). Le château Renaissance que l'on découvre aujourd'hui est pourvu de larges ouvertures et les tours sont coiffées de dômes d'ardoise surmontés de clocheton.L'église de la localité se remarque par l'élégante silhouette de son clocher couvert d'ardoises fines. L'édifice a été reconstruit au XVIIIe siècle en intégrant la chapelle et les tombeaux de la famille Foucauld. Les éléments les plus anciens du sanctuaire affiche un style gothique flamboyant.

Au km 19,4 soit 4,8 km plus loin nous sommes à Saint-Agnan-De-Versillat qui possède une lanterne des morts depuis le XIIIe siècle. Dominant maintenant  le cimetière et les tombes recouvertes de leurs serres en verre cathédrale, elle était localisée antérieurement près de l'église.

La Souterraine, terme de l'étape proposée, était une ville fortifiée au XIIe siècle comme en témoignent encore la porte Saint Jean qui servait de prison et la porte de Puy Charraud.La Souterraine constituait une halte recherchée par les pèlerins car la ville fortifiée leur assurait protection et hébergement.Certains d'ailleurs y moururent comme en témoignent les trois tombes ornées de bourdon, visibles dans le cimetière où nous pouvons y  découvrir également une remarquable lanterne des morts. Aux environs de l'an mil les moines de l'abbaye Saint Martial de Limoges prennent possession d'un sanctuaire souterrain issu d'une nécropole gallo-romaine et en la christianisant avec une relique de la vierge ce qui attire de nombreux pèlerins. La crypte agrandie et transformée en une église souterraine comprend trois chapelles dont une héberge deux sarcophages d'époque gallo-romaine.Les moines entreprirent aussi dès 1010 la construction de l'église Notre Dame qui dura deux siècles et qui marque la transition du roman au gothique.Le portail principal avec son arc polylobé d'inspiration mozarabe témoigne du brassage de populations et du passage des pèlerins de Saint Jacques provoquant le mélange des styles avec des apports en provenance d'Espagne. Le clocher de l'église mélange également les styles car sa construction d'origine a subi de nombreux rajouts , à l'instar de la lanterne et de la flèche recouverte de bardeaux.

 

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Bénévent l'Abbaye

La Souterraine - Bénévent l'Abbaye

Parcours :

Etape de 21,1 km pour 5 h 15 de marche ... Vous passerez à Saint-Priest-La-Feuille 1 h 30 après votre départ localisé à 6,3 km. Vous atteindrez Chamborand en ajoutant à votre plan de route 7,3 km. Vous marchez alors depuis 3 h 20 ... Il ne vous restera alors que 7,5 km pour rejoindre Bénévent !

Dénivelé:

Quelques dénivelés notamment pour l'arrivée à Bénévent mais sans grande signification...

Curiosités:

6,3 km après La Souterraine vous arrivez à Saint-Priest-La-Feuille mais juste avant le village un petit détour (sur la gauche de votre parcours) vous mènera à un gros mégalithe se composant d'une table hémisphérique reposant sur cinq piliers. A l'origine il y avait sept piliers mais l'un d'entre eux fut brisé au XIXe siècle et un autre fut retiré pour caler définitivement l'édifice. De nombreuses légendes concourent à donner à celui-ci un environnement mystérieux...

Sur le village de Saint-Priest-La-Feuille lui-même l'église romane très massive qui se dresse en son cœur remonte au XIIIe siècle. L'édifice est flanqué de deux chapelles qui furent rajoutées plus tard. Sur l'un des deux portails, on peut admirer un ornement propre à la région appelé "mouluration limousine". Cet élément architectonique comprend des colonnettes qui se prolongent par des tores, posées sur de petits chapiteaux. On en retrouvera plusieurs exemples durant les étapes qui nous séparent de Limoges.

Cette étape, si vous la suivez comme nous la proposons , vous amène à Benevent-l'Abbaye, cité historique où accoururent en nombre des pèlerins venus glorifier une relique de saint Barthélémy recueillie au XIIe siècle par la communauté religieuse établie autour du sanctuaire et dont la construction avait été  ordonnée par un acte du chapitre de la cathédrale de Limoges en 1080. Cette relique venait de Bénévent en Italie. Les Jacquets en route pour Compostelle viennent aussi s'ajouter aux pèlerins. Cette affluence génèrent d'importants dons qui seront utilisés à l'édification d'une vaste église dont l'architecture romane se distingue par ses apports orientaux, à l'instar du portail monumental à cinq voussures et aux arcs polylobés. A l'intérieur de l'abbatiale on peut admirer quarante-quatre chapiteaux ornés de motifs végétaux très sobres afin de rester dans l'esprit dicté par saint Bernard. Quant aux cent quarante cinq modillons sculptés , ils exhibent divers monstres surnaturels: griffons, oiseaux et centaures. Au fond du croisillon nord, on peut remarquer un enfeu contenant le gisant de Dom Humbert, le premier abbé, fondateur de l'abbaye. Sur la muraille juste au-dessus, on découvre une dalle où sont gravées une croix et les lettres oméga et alpha. Celles-ci ont été sculptées à l'envers car elles étaient destinées à être vues à l'endroit par les moines qui arrivaient du monastère. De même, on distingue une porte ogivale et murée de très petites dimensions. Ainsi les moines, qui venaient assister à l'office, devaient se courber très bas en entrant, en signe d'humilité. Sur le parvis de l'église, une gigantesque coquille saint Jacques se dessine sur le sol pour rappeler le passage des pèlerins. Il ne subsiste rien des bâtiments conventuels élevés au XIIe siècle. Les constructions élevées en équerre de part et d'autre de l'abside sont plus récentes. Dans une des ailes, a été aménagé un lieu d'accueil pour les pèlerins. Dans le bourg subsiste la fontaine de l'abbaye.

Office du tourisme de l'étape : 05 55 62 68 35

  

Pont du Dognon

Bénévent-L'Abbaye - Pont du Dognon

Parcours :

Longue étape proposée de 32,3 km demandant 8 h 15 de marche ... si toutefois vous acceptez ce parcours dont la longueur est essentiellement liée à un manque d'hébergement ...

Ce long cheminement vous fera découvrir Arènes après 8,7 km de marche et 2h10 de pérégrination puis ce sera Saint-Goussaud qui vous accueillera : vous aurez alors parcouru 13 km et marché durant 3 h 15 ... Chatelus-le-Marcheix se présentera 5 km plus loin soit 4 h 30 après votre départ de Bénévent ... Il vous restera alors encore 14,3 km pour atteindre votre destination et rejoindre votre gîte localisé sur les rives du Dognon !

Dénivelé :

On franchi la barre des 500 m d'altitude et quelques bosses donnent du relief à l'étape et nous font penser aux petites montagnes russes...A partir du 12éme kilomètre on monte fortement sur 3,5 km avant de redescendre fortement ...

Curiosités :

8,7 km après avoir quitté Bénévent, nous atteignons Arrènes dont une façade d'une belle maison en pierre face à l'église comporte un linteau de porte ancienne murée avec une coquille Saint Jacques en style Renaissance. Quant à l'église paroissiale construite au XVe siècle, elle comprend trois travées voûtées d'ogives; son chœur est éclairé par des baies en gothique flamboyant.

A l'entrée du village de Saint-Goussaud et à l'écart du chemin se dresse une lanterne des morts en blocs de granit d'un style très dépouillé. Cette construction du XIIe siècle s'élevait par le passé dans le cimetière, elle fut déplacée dans la clairière actuelle au XIXe siècle. On compte une centaine de lanternes des morts en France, les plus nombreuses se trouvant en Limousin et Saintonge. La plupart d'entre elles furent érigées au XIIe siècle. Ces tours creuses étaient surmontées d'un pavillon ajouré où on installait à la tombée de la nuit un fanal qui avait deux fonctions: Très prosaïquement , la lampe servait à orienter les pèlerins et les voyageurs dans la nuit - Beaucoup plus surnaturelle et plutôt mal vue par l'église catholique, la seconde fonction était de guider les âmes des défunts vers le repos éternel... Est-ce un hasard si les lanternes se dressaient au milieu des cimetières? Selon certains documents, leur érection au Moyen Age indiquerait la survivance d'une croyance celte, selon laquelle le fait d'éclairer un lieu durant la nuit empêcherait la mort de rôder dans les parages. sans doute pour la même raison, on considérait que les lanternes des morts à l'instar des flammes dans les foyers écartaient la peste et les autres maladies en période d'épidémie. L'église dédiée à saint Goussaud est une construction romane, trapue, affichant un bel appareillage. Elle abrite la statue très vénérée de saint Goussaud à la fois grand protecteur du bétail et des femmes (rapprochement pas très élégant à vrai dire...). Ce saint était un ermite qui vivait dans la région au VIIe siècle. La statuette d'un jeune bœuf, posée au pied de saint Goussaud, est piquée d'une multitude d'épingles enfoncées par des femmes désireuses de se marier dans l'année ou de tomber enceintes....

L'église de la Nativité de Saint Jean Baptiste implantée sur la commune Les Billanges se distingue extérieurement par sa simplicité et sa robustesse. Les murailles fortifiées constituent un modèle de sobriété. Les seules ornementations se situent sur le portail avec les tores limousins et au niveau du clocher, couvert de bardeaux en châtaignier. L'intérieur de l'édifice contient un véritable trésor de reliques comprenant: une statuette reliquaire de la vraie croix. Ce reliquaire façonné vers 1220 proviendrait du trésor de l'abbaye de Grandemont - un bras reliquaire de saint Félicien, œuvre de la même époque et issue certainement du même trésor.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Saint Léonard de Noblat

Pont du Dognon - Saint Léonard de Noblat

Parcours :

Cette petite étape de 16,1 km devrait vous permettre non seulement de récupérer après la longue étape de la veille mais surtout de vous faciliter une visite approfondie de Saint Léonard de Noblat qui le mérite pleinement, car la voie limousine (via lemovicensis) connut une forte notoriété au Moyen Age en partie grâce à elle et à Saint Martial de Limoges.

Le chemin passe par Châtenet-en-Dognon 4,7 km après notre départ (1 h 10) puis atteint Lajoumard 5,4 km plus loin (2 h 30). 6 km après vous êtes déjà à Saint Léonard de Noblat ...

Dénivelé :

Descente en pente douce caractérise cette étape...

Curiosités :

4,7 km après notre départ soit 1 h 10 de marche nous arrivons à Châatenet-en-Dognon dont la vieille paroisse remonterait au XIe siècle et qui s'appelait alors Sainte-Marie-du-Châtenet. Son église que l'on peut voir aujourd'hui est primitivement gothique , mais a subi de nombreux rajouts au cours des siècles. L'élégant petit clocher à bulbe couvert d'ardoises qui fait l'originalité de l'édifice a été élevé au XVIIe siècle en remplacement d'une flèche plus classique.Ce clocher,de forme octogonale, a été surmonté d'un lanternon au cours du XIXe siècle.Le portail mérite que l'on s'y intéresse en raison de la frise ornée de fleurs de lys et de boutons imitant des coquilles. Devant ce portail, on remarque une tombe en granit ornée de feuillages sculptés qui pourrait remonter au XIIIe siècle. Dans l'église également, on découvre plusieurs dalles funéraires armoriées du XVIe siècle incluses dans le dallage de granit. La voûte de la nef est entièrement lambrissée de bois de châtaignier.

Nous atteignons très vite Saint-Léonard-de-Noblat, terme de l'étape proposée, ce qui nous permet une visite approfondie de ce lieu de pèlerinage consacré au tombeau de Saint Léonard bien avant que les Jacquets ne s'y arrêtent. On prêtait à ce saint le pouvoir d'intercéder au profit de tous ceux attendant une délivrance de quelque nature...y compris les femmes enceintes!. On lui attribua même le pouvoir de rendre fécond les couples stériles. Sur la "via lemovicencis" et juste après la basilique de Vézelay, cette cité constituait une halte majeure. Le clocher de la collégiale, haut de 52 m, se repère bien avant d'arriver. Sa silhouette est élégante grâce à l'habile passage du plan carré au plan hexagonale. Les bâtiments monastiques ont disparus mais la collégiale bâtie au XIIe siècle est restée, tel un immense vaisseau roman. Son plan reprend celui des grandes églises de pèlerinage avec un large déambulatoire donnant accès à sept chapelles rayonnantes. La nef et le cœur sont également vastes pour accueillir un grand nombre de fidèles. En pénétrant dans l'église, on est frappé par la forme du baptistère qui évoque le Saint Sépulcre de Jérusalem. Dans le chœur, au niveau du maître-autel, on découvre un passage au dessus duquel est placée une cage en fer contenant les restes de Saint Léonard. Grâce à cette disposition, les pèlerins devaient passer obligatoirement sous les reliques afin de bénéficier de leurs bienfaits. Non loin de la collégiale, rue Georges Perrin, deux portes à colonnettes marquent l'emplacement de l'ancien hôpital des pèlerins. Dans les ruelles du centre-ville, la plupart des façades en pierre ou à pans de bois datent du XIIe au XVIIIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Limoges

Saint Léonard de Noblat - Limoges

Parcours :

Etape proposée de 21,7 km pour 5 h 30 de marche ... Nous sommes ici à mi-chemin de notre parcours vers Roncevaux ! Notre cheminement passe par Aureil après 2 h 40 de marche et 10,6 km parcourus puis par Feytiat 4,9 km plus loin et 1 h 10 de pérégrination en sus ... nous sommes alors à 6,2 km de Limoges qui a donné son nom à notre cheminement actuel : "la via lemovicensis". A noter que nous sommes ici,i à mi-distance entre Vézelay et Saint Jean Pied de Port.

Dénivelé :

Une belle montée entre le km 2 et le km 4...mais simplement pour se mettre en jambe...

Curiosités :

Le tracé de cette étape ne met pas en exergue des curiosités à ne pas manquer... tant mieux nous n'aurons pas à traîner ce qui nous donnera un maximum de temps pour découvrir Limoges qui recense, elle, un patrimoine conséquent qu'il serait dommage d'ignorer!  Dès son entrée dans la ville nous mettons nos pas dans ceux des jacquets d'hier... Depuis la place de Compostelle, on franchit la Vienne en empruntant le pont médiéval Saint-Etienne, surveillé par la croix des Carmes. Pentues les ruelles du vieux Limoges alignent leurs façades à colombages et des devantures de boutiques à l'ancienne. La rue de la Règle abrite toujours la maison des Compagnons à deux pas de la place Saint-Etienne et de la cathédrale. La construction de la cathédrale Saint-Étienne débuta en 1273 sur les restes d'un sanctuaire roman et ne s'acheva que six siècles plus tard. D'un style gothique harmonieux, l'édifice comprend un chevet étroit soutenu par des arcs-boutants arachnéens et le clocher, à base romane, rehaussé d'étages gothiques, forment un ensemble très aérien. Le gothique flamboyant s'exprime dans toute sa splendeur et sa finesse sur le portail Saint-Jean viennent orner les statues des six vertus et les bas-reliefs relatant les travaux d'Hercule et d'autres scènes mythologiques. A l'intérieur, il faut s'attarder devant le jubé Renaissance réalisé vers 1535. La crypte Saint-Martial est accessible depuis la place de la République entourée de constructions du XXe siècle qui ont remplacé l'abbaye Saint-Martial (XIe siècle) ainsi que la basilique Saint-Sauveur. Le vieux centre de Limoges permet d'arpenter des ruelles jalonnées de maisons à pans de bois. Ces décors n'ont dû guère changer depuis le passage des Jacquets médiévaux qui trouvaient dans la cité de nombreux hôpitaux, des auberges et des confréries pouvant les accueillir. Saint-Pierre-du-Queyroix (du carrefour) est la plus ancienne église de Limoges (construite entre le XIIIe et le XVe siècle. Son clocher est de pur style limousin. A l'intérieur on remarquera l'édifice qui dessine un plan carré : pas de transept et un chevet plat. Saint-Michel-des Lions possède un clocher en pur style limousin qui est vertigineux et plus haut que celui de la cathédrale, il domine toute la ville. Enfin, si le temps vous le permet il vous faut découvrir la chapelle Saint-Aurélien blottie au cœur du vieux quartier où abondent les anciennes boutiques. A l'intérieur les murs sont couverts d'ex-voto ainsi que des statues parmi lesquelles , la "Vierge au rognon"... En fait cette vierge à l'enfant aurait été représentée avec Jésus portant un fruit dans la bouche mais peut être remplacé, dans ce quartier comprenant de nombreux bouchers, par un "rognon de mouton", un morceau de choix qu'ils offraient volontiers aux enfants de leurs fidèles clients!

Office du tourisme de l'étape : 05 55 34 46 87

  

Ruines du château de Les Cars

Limoges - Les Cars

Parcours :

Etape proposée de 30,4 km demandant 7 h 45 de pérégrination. Le chemin passe par Mérignac (8,7 km), Aix-sur-Vienne (11,5 km) Saint-Martin-le-Vieux (20,5 km) avant d'atteindre Les Cars au bout des 30,4 km annoncés.

Dénivelé :

Comme lors étapes précédentes, il n'y a pas de dénivelés conséquents susceptibles de nous faire peiner...Juste quelques petites bosses!

Curiosités :

11,5 km après notre départ de Limoges une découvrons Aixe-sur-Vienne bâtie sur un site déjà occupé à l'époque gauloise , les romains y établirent un castrum et firent même construire un pont sur la Vienne. Vers l'an 1000 une forteresse fut construite sur l'éperon rocheux qui domine la confluence de la Vienne et de l'Aixette mais il n'en reste rien. La cité s'est développée en contrebas à proximité de l'abbaye Saint-Alpinien qui était un lieu de pèlerinage bien avant l'essor de Compostelle. Dans la ville, on peut découvrir de nombreuses niches abritant des Vierges. En pierre ou en bois, la plupart de ces statuettes datent du XVIIe siècle. Elles s'ajoutent à un nombre considérable de fontaines et de puits à dévotions. Dans la basilique Notre-Dame-d'Arliquet, édifice néogothique construit à la fin du XIXe siècle, une statue de la Vierge est elle aussi très vénérée, il s'agit d'une pietà en bois peint du XVIe siècle. L'église Sainte-Croix est un édifice du XIIIe siècle. L'édifice a été très remanié au fil du temps . De son origine seul subsiste le portail gothique de style limousin. L'intérieur abrite l'un des plus importants trésors de la région par le nombre de ses reliques. La châsse de saint Blaise et d'autres pièces en émail constituent un ensemble précieux.

Saint-Martin-le-Vieux et son bel habitat traditionnel (20,5 km) nous offre une fontaine à dévotions. Ces fontaines sacrées sont nombreuses dans la région. L'église paroissiale de style romano-gothique affiche une façade très élégante avec un portail encadré par deux arcs.

Flavignac (26,7 km) possède l'édifice de l'Assomption de la Vierge qui date du XIe siècle . Les remaniements les plus importants datent du XVe siècle. Outre un mobilier ancien intéressant et un retable provenant de l'hôpital de Limoges, l'église abrite un trésor : toujours des reliquaires du XIIIe siècle et la châsse de saint Fortunat, de la fin du XVIIe siècle.

Les Cars rejoint après 30,4 km de pérégrination vous amènera à découvrir l'église de la Nativité de style roman datant du XIe siècle et remanié profondément au XVe siècle. On peut y voir, dans sa nef gothique, des culots ornés de têtes humaines. Les ruines du château des Cars s'élèvent au milieu du village et font penser à une forteresse médiévale. Il ne reste pourtant rien de cet édifice bâti au XIIe siècle . Les murailles que l'on découvre aujourd'hui sont les vestiges d'un château Renaissance , construit aux XVe et XVIe siècle à l'emplacement de la forteresse détruite à la Révolution...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

L'ancien couvent Sainte-Marie à La Coquille

Les Cars - La Coquille

Parcours :

Etape proposée de 21,3 km avec un trajet quelque peu différent du balisage officiel trop tortueux et tarabiscoté dans des chemins souvent bourbeux. (Nous suivons en cela le parcours préconisé dans le guide "Rando Editions". Au départ de Les Cars nous empruntons la D 214 vers Saumur. Nous arrivons à Bussière-Galant au bout de 2 h après avoir parcouru 8,3 km, poursuivons vers La Gare localisée 2,1 km plus loin. De là on prendra la direction de Saint-Pierre-de-Frugie que l'on atteindra au km 16,5 avant de filer vers La Coquille 4,8 km plus loin...

Dénivelé :

C'est plat...et c'est bien!

Curiosités :

Le nom de ce village est bien sûr lié à l'histoire jacquaire...Pourtant on ne découvrira aucune trace laissée par les pèlerins de passage...Pire, on raconte que les Jacquets arpentant la région se faisaient détrousser par des brigands sans doute des "coquillards". L'église paroissiale du XIXe siècle n'a guère d'intérêt hormis une Vierge à l'Enfant en pierre sculptée au XIIIe siècle. Compte tenu que Les Cars ne présente pas un grand intérêt en terme de curiosité, on aura la possibilité de se coucher tôt et de récupérer ainsi des étapes plus chargées dont le poids se fait peut être sentir après 20 jours d'intense pérégrination... Il est bon de rappeler qu'au cours de cette étape nous avons quitté la Haute-Vienne pour entrer en Dordogne !

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Thiviers: Le château de Vaucocourt

La Coquille - Thiviers

Parcours :

Cette courte étape de 17,8 km qui nécessitera 4 h 30 de pérégrination passe au Carrefour du Tuquet, 3 h 30 après notre départ de La Coquille. On a alors parcouru 14 km et on va emprunter la route Napoléon qui ressemble étrangement à une ancienne voie romaine que les pèlerins médiévaux empruntaient à coup sûr... L'empereur n'a donc fait que s'attribuer ce qui appartenait déjà à César !  Il nous restera 3,8 km pour atteindre notre destination: Thiviers... A noter que l'étape suivante entre Thiviers et Sorges est également petite en terme de distance (13,6 km). De ce fait, et en fonction de votre état de fraîcheur et du temps dont vous disposez , vous pouvez peut être envisager de regrouper ces deux parcours qui représentent une pérégrination de 31,4 km !

Dénivelé :

Pas de difficulté...c'est plat!

Curiosités :

Pas de découverte particulière sur le parcours. On se concentrera donc sur la visite de Thiviers qui possède une longue histoire. Elle s'appelait alors Tiberii ou Tiberium et se trouvait sur la voie romaine qui reliait Périgueux (Vesone) à Limoges (Lemovicences). Au Moyen Âge, Thiviers représentait une halte obligée pour les pèlerins de Compostelle. La cité comptait alors trois châteaux : le château des Pélisses (qui fut rasé à la Révolution), le château Banceil (inclus dans les habitations du bourg) et enfin le château de Vaucocour qui se dresse derrière l'église mais qui a subi de nombreux remaniements au cours des siècles. L'église Notre-Dame est d'origine romane avec beaucoup de remaniements. A l'intérieur, les chapiteaux remontent au XIIe siècle. L'un d'eux affiche un thème (des hommes dévorés par des monstres) qui est repris sur un des chapiteaux de la cathédrale San-Isidro à Leon sur le Camino Frances. Sur le côté de la nef, on trouve un bas-relief montrant saint Roch, revêtu de sa pèlerine et de son chapeau. Cette représentation du saint provient de la chapelle dédiée à saint Roch qui s'élevait au Moyen Âge à l'entrée nord de la ville et accueillait les Jacquets. A la sortie sud de la cité on traverse le quartier Saint Jacques. En bordure de la route, se dresse toujours la croix dédiée au saint patron des marcheurs au long cours...

Office du tourisme de l'étape : NR

  
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L'ancien écomusée de Sorges

Thiviers - Sorges

Parcours :

Après l'étape de la veille, voici une nouvelle petite étape de 13,6 km que vous effectuerez en 3 h 40.  Vous emprunterez un parcours rectiligne sur l'ancienne route Napoléon, après le Carrefour les Jacquiers que vous atteindrez après 4,9 km de pérégrination. En arrivant au Poteau (12,7 km) il ne vous restera plus que 1,9 km pour rejoindre Sorges. Si vous n'avez pas regroupé cette étape avec celle de la veille vous pouvez peut être envisager de poursuivre jusqu'à Périgueux ce qui représente 35,4 km... C'est faisable pour les plus "en jambe" car le terrain est facile et plat mais veillez quand même à vous ménager du temps pour que la découverte de Périgueux ne soit pas bâclée car cette cité mérite vraiment votre attention de par sa richesse architecturale et culturelle.

Dénivelé :

plat...plat...plat...

Curiosités :

Nous sommes très vite à Sorges sans que la route Napoléon nous ait livré des curiosités à nous mettre sous la dent et ce n'est pas l'église Saint-Germain qui, à elle seule, va compenser ce vide culturel malgré sa façade dotée de deux portails d'entrée , dont le plus tardif qui date du XVIe siècle comporte un encadrement en anse de panier. Parmi motifs sculptés et très érodés, on distingue une tête de mort, détail plutôt macabre que l'on retrouve aussi sur le calvaire s'élevant à côté de l'église. A l’intérieur du sanctuaire, inutile de chercher des traces jacquaires anciennes. La seule référence au pèlerinage de Compostelle se résume à un dessin d'une coquille sur un vitrail moderne. Il vous restera, pour éviter l'ennui, de visiter le musée à la gloire de la truffe, si ce n'est pour la déguster, l'occasion d'en connaître un peu plus sur le diamant noir de la gastronomie périgourdine...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La cathédrale Saint Front de Périgueux

Sorges - Périgueux

Parcours :

Etape de 21,8 km pour 5 h 30 de pérégrination qui va nous mener à Cornille après 3 h et 12 km accomplis... avant d'atteindre Périgueux 9,8 km après!

Dénivelé :

toujours sans dénivelé

Curiosités :

Le village de Cornille possède une belle église dont les éléments les plus anciens remontent au XIIe siècle . D'épais contreforts lui donne l'allure d'une forteresse austère. La muraille sud est heureusement égayée par une série de modillons. On peut découvrir également un cadran solaire en forme de coquille. L'église dédiée à saint Eumache a subi de multiples remaniements au fil des siècles. Pour cette raison, l'intérieur manque d'unité et d'intérêt. Il ne subsiste qu'un seul chapiteau sculpté. Autre curiosité un vitrail dévoile saint Eumache , le saint inconnu...

Périgueux est riche de deux mille ans d'histoire et compte deux quartiers bien distincts. La cité, que domine l'église Saint-Etienne, n'est que la continuation de Vesunna, une ville de l'époque gallo-romaine. La tour de Vésone, vestige d'un temple du IIe siècle ou cultes gaulois et romain parvenaient à s'unir, témoigne encore de cette période.De même, le musée de Vesunna, bâtiment ultramoderne, conçu par Jean Nouvel, est construit sur les vestiges d'une villa gallo-romaine. La cathédrale occupe le quartier Saint Front, un foyer urbain qui s'est développé au Moyen Âge, grâce aux nombreux pèlerins qui venaient se recueillir sir le tombeau de Saint Front. La cathédrale qui en découle est construite au XIIe siècle mêlant le style roman aux influences byzantines. Son plan a la forme d'une croix grecques. Les branches égales de la croix se traduisent par une nef et des transepts de même longueur. L'édifice est coiffé de cinq coupoles à clocheton: c'est dans ces éléments architectoniques que l'influence de Byzance se fait le plus sentir évoquant à la fois Constantinople et aussi la basilique Saint Marc de Venise. Le monument que nous voyons aujourd'hui a été amplement reconstruit au XIXe siècle et autant dit dénaturé. Les coupoles qui avec le temps s'étaient effondrées ont été remaniées entièrement.

Office du tourisme de l'étape : 05 53 53 10 63

  

L'Isle à Saint-Astier

Périgueux - Saint-Astier

Parcours :

L'étape proposée est de 23,9 km et vous demandera 6 h de pérégrination en passant successivement par Chancelade (7,6 km pour 1 h 50 de pérégrination), Gravelle (16,6 km pour 4 h 10), Annesse (18,7 km pour 4 h 40) avant de rejoindre Saint-Astier localisé à 23,9 km de Périgueux...

Il est à noter qu'un itinéraire annexe est proposé qui relie Périgueux à Bergerac en faisant étape à Douville pour rejoindre ensuite le chemin à Sainte foy (87,5 km soit 4,9 km de plus que le parcours que nous proposons) mais la découverte de Bergerac peut s'avérer intéressante (Église Saint Jacques, rue Saint Jacques...)

Dénivelé :

Des petits dénivelés répétés après Périgueux mais rien qui puisse causer des soucis

Curiosités :

Nous allons découvrir l'abbaye de Chancelade dont les sources latines signifient "source entourée d'une grille". Des moines et un ermite s'installent près de la source en 1120 et fondent une communauté qui adoptent la règle de saint Augustin en rejoignant la congrégation des chanoines réguliers. Dès 1128, débute la construction de l'église et des bâtiments conventuels. L'abbatiale est un édifice roman du XIIe siècle pour sa partie basse. Le transept et le clocher carré datent de cette même époque. Par contre, les voûtes de la nef et les croisées d'ogives gothiques remontent au XVIIe siècle. La chapelle Saint-Jean se dresse à l'écart de l'abbatiale . C'est un splendide édifice du XIIe siècle qui avait vocation paroissiale. La façade de facture romane fait songer aux églises de Saintonge. Sur le portail, on peut lire sur la voussure inférieure le mot "Pax" aux lettres cerclées d'une croix de Saint André. L'abside forme un demi-cercle parfait.Le logis de l'Abbé, élevé au XIIe siècle a subi un premier remaniement au XVe siècle puis a été surélevé et agrandi au XVIIIe siècle. On découvrira aussi les bâtiments conventuels qui se composent du cellier doté d'une voûte plein cintre et de très belles écuries protégées par une voûte gothique. Une "ménagerie" permettait de stocker farine et boulangerie et le lieu comptait pas moins de cinq porcheries.Tout à côté, le moulin constituait une bâtisse importante comprenant une vaste salle voûtée et un fournil.

L'église Saint-Blaise d'Annesse doit son édification à saint Hilaire qui passa par là en l'an 360. Toute une légende tourne autour de ce saint qui fit jaillir en ce lieu une source qui existe encore sous la forme d'une fontaine dont l'eau aurait le pouvoir de guérir les maladies des yeux dont Blaise est le saint patron...

Saint Astier (du nom d'un ermite Astérius, né au VIe siècle, qui réalisa de nombreux miracles), généra la venue de nombreux pèlerins après sa mort et contribua à la construction d'une église au-dessus de son tombeau et à l'implantation d'une communauté de chanoines. Autour du monastère, la cité se développa avec les nombreux pèlerins auxquels s'ajoutèrent ceux qui se rendaient à Compostelle. L'église Saint-Astier, romane à l'origine, se dresse en centre-ville après avoir été remaniée au XVe siècle. Certains éléments architectoniques se rencontrent d'habitude sur des systèmes défensifs; on est surpris de les voir sur des édifices religieux. Même le clocher très élevé fait songer à un donjon ou à une tour de guet...

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Mussidan : L'église paroissiale

Saint Astier - Mussidan

Parcours :

Etape proposée de 23,2 km qui va nous mener successivement à Neuvic-Gare (10,4 km), Douzillac (13,5 km), Saint-Louis-en-l' Isle (18 km), avant d'atteindre Mussidan, terme de l'étape.

Dénivelé :

Pas de problème, juste quelques petits dénivelés qui montent et qui descendent sans incidence !

Curiosités :

Il n'y aura pas beaucoup de curiosités à se mettre sous la dent dans le cadre de ce parcours. Même Mussidan qui a connu une histoire mouvementée et destructrice n'a pas de quoi attirer les foules...car la cité n'abrite aucun monument ancien. L'église paroissiale Saint-Georges est d'un intérêt limité avec son architecture néogothique. Vous aurez ainsi, peut être, l'occasion de vous coucher tôt ce qui vous permettra de mieux appréhender l'étape du lendemain qui présente un long parcours de 35,5 km !

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Dans les rues de Sainte Foy la Grande

Mussidan - Sainte Foy La Grande

Parcours :

Longue étape proposée de 35,5 km qui vous demandera 9 h de pérégrination avec de grandes portions qui s'accomplissent en forêt, sous des pins qui annoncent de plus en plus la proximité des Landes...On découvrira à la suite Saint-Géry (9,6 km), Fraisse (17,4 km), Montfaucon (24,6 km), Peyrute (32,8 km) avant de rallier Sainte-Foy-la-Grande...

Dénivelé :

Etape sans souci, la seule véritable pente de la journée: dans le dernier kilomètre qui mène à Saint Foy....mais on descend !!

 

 

Curiosités :

Tout comme l'étape précédente, le parcours est dépourvu de curiosité et de fait marquant. Même Sainte-Foy-la-Grande ne dispose plus de ce qui lui donnait une certaine notoriété : un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Conques et qui existait depuis le IXe siècle. La bastide actuelle est une ville entièrement nouvelle qui s'articule autour de la place centrale et de ses couverts. Les rues se coupent à angle droit selon un plan en damier. Ainsi l'ensemble de la cité forme un rectangle régulier. Des fortifications sont érigées sur trois côtés, le quatrième donnant directement sur la rive sud de la Dordogne voit un port s'y développer. Aujourd'hui, on retrouve quasi intacte la disposition de la bastide médiévale. Malgré la guerre de cent ans, puis les terribles affrontements avec les protestants durant les guerres de Religion, le vieux centre conserve un certain nombre de bâtiments anciens. On rencontre entre autres, la tour dite des Templiers, appelée aussi maison des Prêtres. En revanche, l'église Notre-Dame est un édifice de troisième génération. Le sanctuaire roman primitif avait été ravagé durant la guerre de Cent Ans, l'église gothique qui le remplaça fut à son tour détruite par les protestants. Il n'y a guère que la façade et les chapelles des fonts baptismaux qui ont survécu au massacre. Le reste de l'édifice date du XIXe siècle. La flèche qui culmine à plus de 60 m est l'un des clochers les plus hauts de l'Aquitaine.

Office du tourisme de l'étape : 05 57 46 03 00

  

La mairie de Saint Ferme (Ancienne abbaye)

Sainte-Foy-La-Grande - Saint-Ferme

Parcours :

Etape proposée de 24,8 km pour 6 h 15 de pérégrination qui nous mène à Les Lèves et Thoumeyragues après 7 km de marche (1 h 45), Pellegrue après 18,6 km (4 h 30) et Saint-Ferme que l'on atteint après 6 h 15...

Dénivelé :

Quelques petits dénivelés mais rien de difficile!

Curiosités :

Le village de Pellegrue, érigé en bastide, occupe une position dominante qui avait par conséquent une valeur stratégique durant les périodes conflictuelles. L'église Saint-André, de facture romane, était liée au bourg castral avant même la fondation de la bastide. Le chevet du XIIe siècle avec son abside semi-circulaire voûtée en cul de four montre un appareillage parfait. Le portail, à quatre voussures en arc brisé, a été exécuté au XIIIe siècle . Quant au clocher, surmonté d'une coupole oblongue de style néo-bysantin, il a été élevé à la fin du XIXe siècle en remplacement d'un clocher mur détruit par la foudre.

L'abbaye de Saint-Ferme appartenait à des moines bénédictins qui dépendaient de saint Firmin à Pampelune. Ce puissant monastère construit au XII et XIIIe siècle accueillait les pèlerins. Situé au cœur des conflits durant la guerre de Cent Ans, les bâtiments conventuels sont fortifiés, des douves sont creusées, les fenêtres murées ou bien transformées en meurtrières. Au XVe siècle, c'est au tour de la grande rosace d'être murée. Toutes ces transformations expliquent la physionomie austère sinon militaire de l'abbaye telle que nous la découvrons aujourd'hui. Au Moyen Âge, l'hostellerie qui occupait le rez de chaussée de l'abbaye, formait une grande et unique salle totalement coupée du reste des bâtiments conventuels. C'est dans cette salle, la plus vaste de toute l'Aquitaine, qu'étaient hébergés les pèlerins de passage.Durant la guerre de Cent Ans, les moines jugèrent bon de cloisonner ce grand espace où les assaillants éventuels pouvaient concentrer leurs forces ou faire démarrer un incendie capable de s'étendre à toute l'abbaye. L'abbatiale présente la même austérité que les bâtiments conventuels. Le portail roman a disparu et la façade reconstruite au XVIe siècle possède la sévérité d'une forteresse. A l'intérieur, le regard est surtout attiré par la beauté des chapiteaux. Ils reprennent des thèmes bibliques comme David et Goliath ou encore Adam et Eve dans le jardin d'Eden. L'abbatiale conserve également un remarquable chevet roman du XIIe siècle avec une abside en demi-cercle. On accède à la cour du monastère par une porte étroite. Le cloître a disparu, il ne subsiste que les hautes murailles du monastère et aussi un puits au centre de la cour. Le bâtiment plus récent, orné d'une tourelle et de fenêtres à meneaux était, autrefois, le logis de l'abbé; il héberge à présent la mairie.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

La Réole : La mairie (Ancien prieuré)

Saint-Ferme - La Réole

Parcours :

Etape proposée de 21,1 km pour 5 h 15 de pérégrination qui nous mènera à Monségur après 1 h 30 et 6 km accomplis. Saint-Hilaire-de-la-Nouaille (16,4 km) nous mettra à 1 h 05 du terme de notre étape. Il ne nous restera, en effet, que 4,7 km à parcourir pour atteindre La Réole..

Dénivelé :

Pas de grands dénivelés si ce n'est l'arrivée à la Réole puisque l'on passe de 131 m au Galant à 14 m au terme de l'étape...mais c’est une descente!,,

Curiosités :

La cité de Monségur a été érigée en bastide en 1265 par Éléonore de Provence, l'épouse du roi Henri III Plantagenêt. Au centre de la cité une place est entourée de couverts soutenus par des piliers en pierre. La situation de la bastide en hauteur de la ville lui permit de préserver ses constructions. Pour accueillir les pèlerins, Monségur se dota d'un hospice en 1306. L'église Notre-Dame, en centre ville, a été bâtie en même temps que la bastide. Il n'y a guère que le portail sud qui a pu être préservé avec ses voussures et ses colonnettes du XIVe siècle. Le reste de l'édifice très remanié au XIXe siècle est d'un intérêt limité.

Le village de Saint-Hilaire-de-la-Noaille abritait au Moyen Âge un prieuré bénédictin qui dépendait de l'abbaye de La Réole, les moines accueillaient les pèlerins dans l'hôpital baptisé Saint Jacques. L'église de la cité était primitivement un édifice roman, il ne reste de cette époque que quelques chapiteaux historiés. Par la suite, l'église a subi les remaniements au XVIe puis au XVIIIe siècle. Non loin du village, le lieu-dit la Crouzille, c'est à dire la coquille, rappelle le passage des Jacquets.

L'histoire de La Réole s'écrit dès le début de l’ère chrétienne, puisque c'est sur le site d'une villa gallo-romaine qu'a été bâti, sous Charlemagne, le prieuré à l'origine de la ville.La Réole vient du latin "regula", la règle, en particulier la règle bénédictine. Le dynamisme de l'établissement religieux favorise le développement de la cité abbaye. Il reste le cloître et l'église Saint-Pierre, reconstruite plusieurs fois, au XIIIe siècle, puis après les guerres de Religion. Le logis des moines, dont les religieux furent chassés à la Révolution, abrite aujourd'hui l'administration municipale. Du château de Quat'sos, il ne subsiste qu'une des quatre tours sœurs (quat'sos); il ne se visite pas.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Bazas : La place de la cathédrale

La Réole - Bazas

Parcours :

Etape proposée de 27,9 km pour 7 h de pérégrination dont le parcours passe par Pondaurat (8,5 km - 2 h 15) et Auros (16,3 km - 4 h)avant d'arriver au terme de l'étape : Bazas. Entre temps et après Auros nous pénétrons dans les Grandes Landes dont nous avions déjà un avant-goût mais, cette fois, on y est pour de bon !

Dénivelé :

plat...

Curiosités :

A noter tout d'abord que nous allons côtoyer, lors de cette étape, la Garonne que nous franchirons à la sortie de La Réole et le canal latéral à celle-ci que nous traverserons à Puybarban. Quand à ce dernier s'additionne le canal du Midi, il forme le canal des Deux-Mers qui relie l'Atlantique à la Méditerranée. Long de 193 km il franchit une dénivellation de 128 m grâce à ses cinquante-trois écluses et ses splendides ponts-canaux.

Pondaurat qui signifie "pont doré" est une borne importante sur la route de Compostelle. Il s'est développé autour des établissements religieux: l'église et le couvent des antonins fondés dès le XIe siècle. L'emplacement était riche de potentiel puisque la présence de l'eau permettait d'avoir un vivier ainsi qu'un moulin. La richesse des lieux imposa de la protéger, et tout l'ensemble fut fortifié. Le pont de pierre qui permet de franchir la Bassanne porte un "T" (le Tau grec) gravé dans la pierre d'angle, autre symbole des antonins. Ce même symbole se retrouve dans l'église à la deuxième travée. A la première travée , on trouve une croix de Malte, symbole de l'ordre, qui prit en charge la commanderie à partir de 1776. Cette dernière a subi bien des outrages au cours des siècle mais le moulin du XIIIe siècle est toujours là ainsi que le pont du XIIe. Les vieux murs ont été conservés lors de la reconstruction des bâtiments religieux aux XVIIe et XVIIIe siècle.

Bazas commence à se développer sur un éperon rocheux au IVe siècle. Au Moyen Âge la ville est une place forte qui s'ordonne autour de la grande place du marché que domine la grande cathédrale. Bazas devient une ville épiscopale dès le Ve siècle et possède une longue tradition hospitalière liée à sa situation sur le chemin de Compostelle. Le premier édifice religieux construit en bois remonte au Ve siècle et correspond avec la venue du premier évêque à Bazas. Les normands le brûlèrent au IXe siècle. Dédiée à saint Jean-Baptiste dont elle conserve le sang en relique, la cathédrale, de style roman, reconstruite, attire de très nombreux pèlerins. Devant cet afflux, l'évêque Arnaud de Pins décide en 1233 de faire construire un édifice plus grand qui, de style gothique, ne sera achevé qu'un siècle plus tard. La façade qui ferme la grande place du marché est particulièrement monumentale avec son porche central qui reprend le thème traditionnel du jugement dernier et les deux portails latéraux consacrés respectivement à la Vierge et à Saint Pierre. Les quarante -quatre statues qui ornaient les niches ont été saccagées ou ont disparu lors des affrontements avec les huguenots, puis, la Révolution. La rosace en style flamboyant qui domine la façade ainsi que la partie haute datent du XVIe siècle . La cathédrale Saint Jean-Baptiste a été classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 1998. on ne manquera pas de découvrir aussi la grande place du marché autour de laquelle sont édifiés maisons et hôtels particuliers et dont l'ensemble demeure harmonieux et élégant. La visite de l'hôpital Saint-Antoine, situé à l'écart du centre-ville, et qui avait pour vocation d'accueillir les malades et les indigents, complétera l'intérêt que suscite Bazas . L'apothicairerie de l'établissement date du XVIIIe siècle . Elle présente une prodigieuse collection de verreries, de pots de faïence, de récipients divers, comprenant bouteilles, carafes, fioles et piluliers qui étaient utilisés par la pharmacie de l'hôpital.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Captieux : L'église Saint-Martin

Bazas - Captieux

Parcours :

Etape proposée de 21 km demandant 5 h 15 de pérégrination. Le parcours nous fait passer Beaulac (10,6 km - 2 h 40) avant de rejoindre le terme de l'étape: Captieux. La première moitié du parcours tourne et vire encore un peu mais, passé Beaulac, la ligne droite est au rendez-vous...

Dénivelé :

pas ou peu de dénivelé!

Curiosités :

Juste avant le franchissement du Ciron, le village de Beaulac disposait d'un hôpital dépendant de la commanderie de saint Jacques de l'Epée Rouge , puis de l'ordre de Malte. Avec le déclin du pèlerinage, le lieu devint un prieuré rattaché aux antonins de Bordeaux.

Captieux (étymologiquement le nom du village signifie "tête de la forêt". Le site n'était pas dépourvu d'importance au Moyen Âge. Pour preuve, les documents anciens mentionnent un château, des remparts, des portes fortifiées et des fossés. Dans un domaine qui regarde directement l'histoire jacquaire, il est rappelé que Captieux abritait un couvent de cordeliers qui dépendait de Bazas. Les moines accueillaient les pèlerins à l'hôpital Saint Blaise. de tout cela, il ne subsiste rien....

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Roquefort : L'église Notre Dame de l'Assomption

Captieux - Roquefort

Parcours :

Longue étape de 33 km demandant 8 h 15 de pérégrination, en ligne droite et sous la pinède, ce qui en fait un cadre idéal pour la méditation. Nous découvrirons le village de Retjons après 23,4 km et 5 h 45 de marche : on sera alors à 1000 km de Santiago, concrétisés par une borne le précisant. Il restera alors 9,6 km à effectuer pour atteindre le terme de l'étape: Roquefort !

Dénivelé :

Peu de relief...c'est plat !

Curiosités :

Retjons est connu par sa borne des 1000 km frappée d'une coquille, histoire de rappeler au pèlerin ce qui lui reste à accomplir jusqu'à la place de l'Obradoiro... Les pèlerins de jadis, qui empruntaient la route de Marmande à Roquefort, passaient à l'est du village actuel et se recueillaient à la chapelle de Lugaut. Aujourd'hui, ce site se trouve à l'écart du balisage et des routes modernes. La petite chapelle Sainte-Marie se niche au cœur de la forêt et paraît de prime abord bien modeste. L'édifice actuel été bâti au XIe ou XIIe siècle, conformément à l'architecture de son chœur. Il suffit de pousser la porte pour découvrir à l'intérieur un ensemble de fresques du XIIIe siècle . Les murs sont presque entièrement recouverts de peintures évoquant irrésistiblement les sanctuaires byzantins d'Anatolie ou encore certaines églises médiévales d'Italie, d'Ombrie en particulier. Les thèmes abordés à Lugaut reprennent des scènes de l’Évangile, des scènes de la vie courante afin d'évoquer les principaux vices (la luxure, la discorde) et de louer les vertus (la paix et l'obéissance). La fresque la plus captivante nous montre une scène biblique relatant la donation de l'église de Lugaut aux hospitaliers de Jérusalem. Cette peinture apporte la preuve, si besoin était, que la chapelle du Moyen Âge se situait bien sur le chemin qu'empruntaient les pèlerins. On en déduit également que ces derniers faisaient halte à cet endroit où ils étaient accueillis par l'ordre hospitalier. La découverte de cette chapelle vous conduirait à effectuer un détour de 4 km supplémentaires sur un parcours déjà bien conséquent mais, il en vaut indéniablement la peine !

L'église Sainte-Marie de Roquefort que nous pouvons voir aujourd'hui conserve peu d'éléments de sa construction d'origine au XIIe siècle. Elle a subi un remaniement important dès le XIIIe siècle, puis elle fut fortifiée au XIVe siècle. Alors que le nombre de pèlerins déclinait, l'église fut cédée aux bénédictines de Bordeaux en 1638. L'église devint ensuite une simple église paroissiale. Les bâtiments conventuels et le cloître ont totalement disparu. Il ne subsiste qu'un petit oratoire, une chapelle au portail flamboyant. Avant la Révolution, ce sanctuaire était fréquenté par une confrérie de Saint Jacques. Aujourd'hui, les pèlerins s'y arrêtent pour se recueillir devant une statue de l'apôtre.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Mont-de-Marsan : Le donjon Lacataye

Roquefort - Mont-de-Marsan

Parcours :

Etape proposée de 28,2 km demandant 7 h 00 de pérégrination et qui nous fait passer par Bostens (8,4 km - 2 h 00), Gaillères (12,5 km -3 h 05), Bougue (19 km - 4 h4 5) avant de rejoindre Mont-de- Marsan, terme de l'étape.

Dénivelé :

Pas de souci, l'étape ne présente pas de difficultés

Curiosités :

L'église de Bostens est mentionnée dans les documents dès la fin du Xe siècle, lorsqu'elle fut donnée par le duc de Gascogne, Guillaume Sanche, au monastère Saint-Sever. Elle a subi des remaniements au XIIe et XIIIe siècles. Les moines firent agrandir le chœur et élever le clocher tour carré. Ce dernier est percé d'ouvertures élégantes qu'embellissent des chapiteaux. Le clocher sera surélevé au XIVe siècle et pourvu à son sommet d'un chemin de ronde. Ainsi conçu, il faisait office de tour de guet. A l'extérieur, on note aussi la présence d'intéressants modillons, hélas très érodés par le temps pour la plupart. A l'intérieur, c'est une colonne romaine qui soutient le bénitier, peut être une récupération opérée le long de l'ancienne voie romaine, le tracé qu'empruntaient les pèlerins au Moyen Âge. A l'origine, l'église devait être entièrement peinte. Il ne subsiste qu'une fresque du XIIe siècle représentant le Christ en majesté. Au-dessus du porche d'entrée, on remarque également la présence d'un chrisme original qui, en plus des lettres habituelles "Khi" et "Rhô", porte les inscriptions: "Lux", "Pax" et "Lex".

La cité de Mont de Marsan aurait été fondée vers 1135 par Pierre de Lobanner, vicomte de Marsan qui voulait en faire une place forte. Des fortifications, ne demeurent que le donjon de Lacataye qui date du XVe siècle. Au Moyen Âge, Mont-de-Marsan comprenait deux quartiers bien distincts : la ville fortifiée autour du château et, d'autre part, le quartier du port sur la rive du Midou. Les pèlerins de passage étaient accueillis dans plusieurs hospices dépendant de communautés religieuses. Hors de la ville, il y avait également un hôpital Saint Jacques qui fut rasé en 1577 par les protestants. L'église Saint-Médard était le premier sanctuaire que les pèlerins découvraient dès leur arrivée à Mont de Marsan. C'était un bel édifice roman qui fut entièrement restauré au XVIIe siècle. A l'intérieur de l'église, à défaut de saint Médard, on découvre surtout des représentations de saint Antoine et de saint Jean-Baptiste. On aura aussi plaisir à voir les maisons dites "romanes" du XIIe siècle qu'il est rare de rencontrer en France aussi anciennes. Leur particularité est d'être construites en pierre coquillière, une roche calcaire qui été aussi utilisée pour l'édification de saint Médard. On peut voir l'une de ces maisons au 6 bis et au 24 bis de la rue Maubec. Enfin, l'église de la Madeleine vous apparaitra avec sa façade néoclassique de 1830. Avant cet édifice, deux sanctuaires s'étaient succédés à cet emplacement : le premier en style roman du XIe siècle, le second était une construction gothique fortifiée du XIVe siècle. L'un et l'autre étaient dédiés à Marie-Madeleine à l'instar de la basilique de Vézelay : faut-il y voir une référence au chemin emprunté par les Jacquets et que nous suivons à notre tour ?

Office du tourisme de l'étape : 05 58 05 87 37

  

Saint-Sever : L'abbaye

Mont-de-Marsan - Saint-Sever

Parcours :

Petite étape proposée de 19,8 km demandant 5 h 00 de pérégrination et qui nous mène successivement à Benquet (7,1 km -1 h 45), Saint-Christau (8,9 km -2 h 10), à l'église de Sainte-Eulalie (16,7 km - 4 h 10) et au terme de l'étape : Saint-Sever.

Dénivelé :

Pas de souci....Juste une petite montée avant d'atteindre Saint-Sever...

Curiosités :

A l'emplacement de l'église de Saint-Christau il existait déjà un sanctuaire roman au XIe siècle. Il fut dévasté en 1563 par les troupes huguenotes de Montgomery qui massacrèrent les villageois à cette occasion. L'église actuelle, avec son clocher mur landais bien typique, a été reconstruit peu de temps après. Le tracé rectiligne qui débute avant Benquet et se poursuit par le hameau de Saint- Christau correspond à Lou Camin Sin Yaques, l'ancien chemin que les Jacquets empruntaient déjà.

La ville de Saint-Sever domine l'Adour, un fleuve qui marque la frontière entre, au nord, la plaine des Landes et au sud, les coteaux de Chalosse. Le site était déjà occupé à l'époque gallo-romaine. En 988, Guilhem Sanche, duc de Gascogne et son épouse Urraca y fondent une abbaye "magnifique entre toutes" en l'honneur du martyr-évangélisateur de la région : Severus. La cité constitue une halte importante pour les pèlerins de Compostelle qui s'arrêtent pour vénérer les reliques de saint Sever. Au XIe siècle, Grégoire de Montaner, un abbé venu de Cluny, ordonne la construction de l'abbatiale actuelle. Celle-ci constitue un vaste édifice roman comprenant un chœur à sept absides échelonnées. Comme dans toutes les églises de pèlerinage, les travées latérales et le transept ont été calculés assez vastes pour accueillir les foules de pèlerins. Cinq colonnes du chœur et du transept sont d'époque gallo-romaine. elles proviendraient du palais du gouverneur romain. Ce qui constitue la principale richesse de l'abbatiale, ce sont les chapiteaux exécutés au XIe siècle. On déplore les couleurs criardes qui ont été rajoutées au XIXe siècle. Les motifs les plus anciens représentent des végétaux, puis viennent les animaux (lions souriants et oiseaux, enfin les personnages qui reprennent des thèmes religieux : Daniel dans la fosse aux lions, martyre de Jean-Baptiste, etc... On pourra aussi découvrir le couvent des Jacobins fondé en 1285 et détruit par les huguenots en 1570. Le cloître et une partie des bâtiments conventuels de briques roses remontent par conséquent au XVIIe siècle mais l'église, la salle capitulaire et le réfectoire sont encore gothiques.. Enfin on ne pourra pas oublier le Beatus de saint Sever (folio 45 bis et 45 ter)  qui est un manuscrit (dont l'original est conservé à la BNF) qui a été copié et enluminé dans l'abbaye bénédictine de Saint Sever au milieu du XIe siècle. Ce document témoigne du haut degré de perfection et de savoir faire qu'avait atteint le scriptorum de l'abbaye.

Office du tourisme de l'étape : 05 58 76 43 55

  

L'église d'Hagetmau

Saint-Server - Hagetmau

Parcours :

Petite étape proposée de 16,1 km pour 4 h 00 de pérégrination et qui passe par Audignon (6,5 km - 1 h 40) et Horsarrieu (11,6 km-2 h 50) avant de rejoindre Hagetmau.

Dénivelé :

Un dénivelé significatif par rapport aux étapes précédentes puisqu'on passera de 40 m au minimum à plus de 130 m...mais cela ne devrait pas être considéré comme une difficulté !

Curiosités :

L'église Notre-Dame ou Sainte-Marie d'Audignon dresse son splendide chevet au dessus du petit cimetière d'un modeste village. La beauté et la grandeur de cet édifice roman laissent supposer que le bourg a joué un rôle important au XIIe siècle. L'édifice primitif était établi sur un plan très simple comportant une nef charpentée et un chevet voûté qui est resté intact. La géométrie parfaite de sa forme semi-circulaire est renforcée par un bel appareillage très régulier. Les contreforts colonnes ajoutent de la force à l'ensemble, une austérité presque militaire. La seule note de gaieté est apportée par les vingt-trois modillons et les chapiteaux des colonnes. A l'intérieur, la forme géométrique du chevet est tout aussi parfaite mais le regard est surtout attiré par le retable de pierre du XVe siècle peint de couleurs vives. Au premier étage, les peintures illustrent la vie de la Vierge et celle du Christ. A l'étage supérieur les prophètes et les Apôtres sont représentés.

Au Moyen Âge le village d'Horsarrieu comptait une commanderie des hospitaliers de l'ordre de Malte et l'hôpital Notre Dame dont les chevaliers assuraient la gestion. Devant l'entrée de l'hôpital se dressait le calvaire monolithe d'Horsarrieu qui fut déplacé d'une centaine de mètres en 1970 lors du remembrement des terres. Il s'agit d'une croix très primitive avec une représentation assez naïve du Christ. On dit que c'est la croix la plus ancienne des Landes. L'église paroissiale Saint Martin est l'ancienne chapelle castrale. L'ensemble a été édifié au XVe et XVIe siècle en gothique flamboyant en remplacement d'un édifice très ancien bâti entre le VIIIe et le Xe siècle. Le portail très élégant et plutôt original, est orné d'un gable à pinacles. On peut voir aussi sur le cul-de-lampe de l'une des clefs de voûte, la tête d'un landais de Chalosse, coiffée d'un béret !

L'abbaye d'Hagetmau a été fondée sur le lieu du martyre de saint Girons au XIIe siècle. L'abbatiale subit une première série de dommages durant la guerre de cent ans et les destructions opérées par les huguenots précipitent son déclin. Au XIXe siècle, les bâtiments conventuels et l'église sont en ruine. La démolition est ordonnée en 1904, seule la crypte accessible par l'ancienne entrée de l'église a été préservée. sa voûte restaurée repose sur quatre colonnes en marbre rouge et noir provenant d'un édifice gallo-romain. On remarquera la beauté des chapiteaux, les historiés relatent des saynètes : Lazare et le mauvais riche pour illustrer le châtiment de l'avarice, ou des hommes disputant des grappes à des oiseaux, etc...Ces chapiteaux semblent avoir été travaillés au début du XIIe siècle.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Orthez: Le Pont Vieux

Hagetmau - Orthez

Parcours :

Etape proposée de 29,2 km pour 7 h 20 de pérégrination et dont le tracé passe par Labastide-Chalosse (5,5 km - 1 h 20), Argelos (9,9 km - 2 h 30), Sault-de-Navailles (15,9 km - 4 h 00) qui marque la limite entre la Gascogne et le Béarn, Sallespisse (21,8 km - 5 h 30) et Orthez.

Dénivelé :

de 100 m à Hagetmau, on arrive à Orthez localisé à 65 m : peu d'efforts à fournir pour le dénivelé !

Curiosités :

Pas beaucoup de "coup de cœur" historiques tout au long de cette étape...Heureusement le ville d'Orthez sauve la mise car elle possède un long passé et une tradition jacquaire affirmée qu'il sera bon de découvrir...

La fontaine Saint-Pierre dite "de Béougos", située à l'angle de l'intersection de la route de Hagetmau à Labastide-Chalosse et de la route reliant celle-ci à la D 933 est à découvrir si vous pouvez allonger un peu votre parcours. Cette construction date du XIIe siècle . on distingue deux personnages, sculptés très naïvement, qui sont sensés représenter saint Pierre et un autre apôtre. Cette source avait des vertus médicinales, en particulier pour guérir le mal de jambes... Si c'est votre cas, il faut absolument vous y rendre !

Le village de Labastide-Chalosse existait déjà au IXe siècle avant d'être ravagé par les normands. La bastide médiévale et le village reconstruit après les ravages des guerres de Religion ont toujours vu passer des pèlerins. De son passé mouvementé et destructeur, le village n'a guère de patrimoine à offrir si ce n'est, près du pont sur le Luy, un fossé circulaire, unique vestige de l'ancienne cité.

A Sault-de-Navailles il ne reste aujourd'hui que la tour ruinée de l'ancien château féodal bâti par Gaston Phébus et son église, édifice roman gothique du XIVe siècle.

Orthez est né du rassemblement de deux petits bourgs en 1260 qui favorisa son développement et qui vit s'installer les vicomtes de Béarn dans le château de Moncade. Prérogative perdue en 1460 au profit de Pau occupant une position géographique plus accessible. Orthez constituait aussi une étape importante pour les pèlerins de Compostelle. Au XIIIe siècle , la ville abritait six couvents et quatre hôpitaux parmi lesquels on peut citer celui de la Trinité, puis l'hôpital Notre-Dame-du-bout-du-pont et celui de Saint-Loup-de-Départ, installés l'un et l'autre à chaque extrémité du vieux pont sur le gave. Ce vieux pont est construit par Gaston VII, vicomte de Béarn ce qui apporte un atout considérable à la ville (échanges commerciaux-passage des voyageurs et pèlerins). On raconte que le vicomte se serait inspiré du pont Valentré de Cahors pour fixer les modalités de sa commande. A l'entrée de la ville, la tour Moncade est le seul vestige restant du château construit en 1242. Aujourd'hui, elle peut se visiter et, de sa terrasse, la vue embrasse toute la campagne béarnaise et la chaîne des Pyrénées.

Office du tourisme de l'étape : 05 59 38 32 84

  

Sauveterre : La cité médiévale

Orthez - Sauveterre-de-Béarn

Parcours :

Etape proposée de 23,4 km demandant une pérégrination de 5 h 50 et qui nous fait passer successivement par Sainte-Suzanne (3,8 km - 1 h 00), Lanneplaà (5,4 km - 1 h 25), L'Hôpital d'Orion (9,9 km - 2 h 30), Orion (13,5 km - 3 h 25), Pellou (15,7 km - 3 h 5 5), Andrein (19 km - 4 h 45) et Sunarthe (21,5 km -5 h 25) pour atteindre Sauveterre-de-Béarn, terme de l'étape.

Dénivelé :

Quelques petits raidillons sans grande difficultés...

Curiosités :

En 1114, ce sont les chevaliers de Malte qui établissaient, à l'Hôpital d'Orion, la commanderie Marie-Madeleine de Lespitau qui comprenait l'hôpital destiné à recevoir les pèlerins. L'église Sainte-Marie Madeleine a survécu aux vicissitudes du temps. Du XIIe siècle, elle est bâtie sur le plan d'une croix grecque (avec quatre branches de la croix d'égales longueurs). L'ensemble mêle le roman et le gothique. Ainsi les fenêtres et les piliers massifs sont d'inspiration romane. En revanche, les croisées d'ogives des chapelles et les chapiteaux à crochets, sans doute modifiés ultérieurement, sont tout à fait gothiques.

A Sunarthe, il ne subsiste rien du monastère de Labadie tenu par des moines bénédictins qui donnaient l'hospitalité aux pèlerins et les aidaient à franchir le gave d'Oloron au moyen d'embarcations afin de leur éviter le passage par le pont de Sauveterre où un péage devait être acquitté. Une chapelle, victime d'un cyclone qui a emporté sa toiture en 1916, doit sa survie et à restauration grâce à une association qui s'est inquiétée de son état de délabrement.

Au Moyen Âge, Sauveterre s'appelait Salvaterra, de terra salva en latin ou terre sauve. A sa position dominante en hauteur qui en faisait un lieu de protection, s'ajoutait la "sauveté", un statut particulier qui plaçait la ville sous l'administration de l'église et non du système féodal. Ce statut permettait, en particulier aux serfs, d'échapper à l'autorité du seigneur. Les pèlerins étaient hébergés dans un hôpital du XIIe siècle. Le chevet de l'église Saint-André est de la fin du XIIe siècle et l'édification se poursuit tout au long du XIIIe siècle. L'édifice subit les saccages opérés par les Espagnols, ensuite les guerres de Religion et enfin la révolution...Il est sauvé par Prosper Mérimée au XIXe siècle. On peut remarquer que la façade occidentale est le fruit de ces restaurations du XIXe siècle. Une fois sous le porche, on découvre au dessus du portail central le superbe tympan sculpté. Au centre, le Christ en majesté trône dans une mandorle entouré d'animaux et de représentation allégoriques figurant les quatre évangélistes. A l'intérieur de l'église, des éléments gothiques se mêlent au roman d'origine. Les deux absidioles voûtées en cul de four affichent des lignes romanes très pures. Tandis que l'abside, les bras du transept et les travées de la nef annoncent le gothique naissant. On ne manquera pas aussi d'admirer le pont fortifié construit en pierre sous Gaston Phébus et dont une partie a été emportée par une violente crue du gave en 1732. L'ouvrage est resté en l'état à ce jour ! Enfin, vous ne manquerez pas la tour Montréal qui est un vestige d'une tour donjon bâtie au XIIe siècle. Haute de 30 m, elle permettait de surveiller la campagne environnante et les éventuelles incursions des Espagnols ou des Basques. Ce donjon était formé de sept étages, reliés les uns aux autres par des échelles.

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Le village d'Ostabat

Sauveterre-de-Béarn - Ostabat

Parcours :

L'étape proposée est de 26 km pour une pérégrination de 6 h 30. Le parcours passe par Osserain-Rivareyte (3,3 km - 0 h 50), Sussaute que l'on atteint après 1 h 50 de marche (7,4 km), Saint Palais est alors à 7,7 km plus loin  puis on découvre le célèbre "Carrefour de Gibraltar" où se rejoignent les chemins du Puy, de Tours et de Vézelay : on a alors parcouru 18,6 km. Harambeltz ne sera qu'à 3,8 km plus loin et vous n'aurez plus que 3,6 km à absorber pour atteindre Ostabat et ainsi achever votre étape.

Dénivelé :

Nous pensons qu'on se souviendra de la montée vers la chapelle de Soyarza avant la descente vers celle d'Harambeltz...mais cela ne devrait quand même pas mettre en péril le plaisir que vous prendrez tout au long de l'étape et particulièrement lorsque vous atteindrez la chapelle où s'offre un paysage superbe sur la chaîne pyrénéenne !

Curiosités :

Saint-Palais ,capitale de la Basse Navarre,accueillit les premiers États-Généraux de la province en 1523 dans l'église Saint-Paul, à présent désaffectée. En face de l'"édifice, se dresse la noble demeure d'Erdoy ou "maison des têtes", qui affiche en médaillon les têtes des rois de Navarre, parmi lesquels Jeanne d'Albret et Henri de Navarre, le futur Henri IV de France. Depuis le pont sur la  Bidouze, on peut voir la maison du roi, un château du XVIIe siècle, aujourd'hui occupé par la gendarmerie. Le musée de Basse Navarre, installé dans la vieille cour dallée de la mairie, raconte l'histoire de Saint-Palais et de la province depuis la préhistoire. Enfin, toute une section est consacrée au pèlerinage de Compostelle, à travers ses routes, ses étapes.

La stèle de Gibraltar n'a rien à voir avec le rocher du Djebel-al-Tarik situé en méditerranée. Le nom viendrait plutôt d'une déformation du mot basque "Chabaltore" Xalbador  (Sauveur). Saint Sauveur désigne la colline où a été érigée la stèle discoïdale, un peu au sud de Saint Palais. Ce monument installé en 1965 indique le lieu présumé où se rejoindraient les trois chemins de Saint Jacques que sont les voies du Puy, de Tours et de Vézelay. Aimery Picaud, dans son célèbre guide du XIIe siècle, évoquait déjà ce point de convergence sans le situer précisément. A défaut de certitudes, l'image de cette rencontre est belle et pleine de symboles.

La chapelle de Soyarza se découvre au prix d'une rude montée sur une colline très fréquentée par des troupeaux de brebis. Le sanctuaire assez récent remplace l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-la-Garde qui dépendait des chanoines de Roncevaux. La vue s'étend très loin vers l'est et le sud, avec la chaîne des Pyrénées.

La chapelle d'Harambeltz accueillait autrefois les pèlerins. Les forêts de chênes alentour étaient beaucoup plus épaisses et moins sûres qu'aujourd'hui, les jacquets éprouvaient par conséquent un grand réconfort lorsqu'ils arrivaient en vue d'Harambeltz. La chapelle est citée dans des documents dès 1059, elle dépendait d'un prieuré. L'entrée de la chapelle est formée par un perron en demi-lune. Le portail  en plein-cintre est surmonté d'un chrisme  qui daterait du XIIe siècle. A l'intérieur, on découvre quelques superbes pierres tombales sur le sol. Le mobilier est assez récent (XVII et XVIIIe siècle).

Le village d'Ostabat est cité dès 1140. Il doit son développement aux passages de pèlerins et abrite de belles maisons basques de style bas-navarrais. Les linteaux des portes d'entrée portent souvent des inscriptions rappelant la date de construction de l'habitation et le nom de la famille propriétaire. Les plus anciennes demeures remontent au XVIIe siècle.

 

Office du tourisme de l'étape : NR

  

Saint-Jean-Pied-de-Port : La Nive

Ostabat - Saint-Jean-Pied-de-Port

Parcours :

L'étape proposée est de 22,7 km et nécessitera 5 h 45 de marche. Depuis la stèle de Gibraltar et Ostabat le chemin reçoit les pèlerins venant des chemins du Puy en Velay et de Tours dans le cadre d'une pérégrination commune qui nous mène aux portes des Pyrénées.

Dénivelé :

De 158 m à Ostabat à 238 m d'altitude à Saint-Jean-Pied-de-Port le pèlerin grimpera faiblement en comparaison de ce qui l'attend s'il poursuit le lendemain vers l'Espagne et Roncevaux ... Il va lui falloir prendre conscience qu'il y a toujours les Pyrénées malgré les dires de Louis XIV qui, en s'associant à la couronne d'Espagne, stipulait qu'il n'y en avait plus ...

Curiosités :

A Larceveau (en basque : "la large lande") le pèlerin pourra voir, au sein de l'église, des stèles discoïdales provenant de l'ancienne chapelle du hameau d'Arros (1648). on pourra également découvrir, dans un quartier de Larceveau : Utziat, de vieilles maisons qui sont les vestiges d'un hôpital-prieuré Sainte Madeleine qui hébergea dès 1199 des pèlerins et aussi les réunions (juntes) des États de Navarre. A Gamarthe et au sommet rocheux qui la domine le pèlerin découvrira les ruines d'une enceinte gallo-romaine. La commune possède une église du XIXème siècle qui a récupéré une tribune et un retable du XVIIème. Saint-Jean-le-Vieux a gardé d'une église démolie du XIIème siècle, Saint-Pierre-d'Usdacoa, un portail roman restauré en 1630 : chrisme sur le tympan, lion et serpents sur les chapiteaux, voussures ornées. L'intérieur de l'église est typiquement basque.

Après ces découvertes le pèlerin entrera à Saint-Jean-Pied-de-Port par la porte Saint-Jacques, ouverte dans les remparts du XVème siècle, et pourra arpenter la rue de la Citadelle dominée par la forteresse et bordée de vieilles maisons en rangs serrés. il pourra ainsi voir successivement la prison des Évêques, un bel exemple de l'architecture du XIIIème siècle. La rue de la Citadelle aboutit en bas à l'église Notre-Dame-du-Bout-du-Pont, gothique sur bases romanes ; portail et chevet ogivaux, abside à cinq pans ...

Office du tourisme de l'étape : 05 59 37 03 57

 




St Prosper

Dimanche 25 Juin 2017