Avant d'atteindre la cité de Carcassonne le parcours nous fait traverser des vignobles et cotoyer le causse désert de la montagne d'Alaric...Remarquons d'ailleurs que, quelle que soit la voie choisie, le pèlerin allant à Compostelle rencontre inévitablement sur son chemin, la vigne et le blé.

La montagne d'Alaric, contrefort nord du massif des Corbières est constituée de deux barres rocheuses. D'une longueur d'une quinzaine de kilomètres, elle s'étire d'ouest en est de la commune de Monze à celle de Fabrezan, sa largeur va grandissant, d'environ trois à cinq kilomètres. Elle est bordée au nord par la plaine alluviale de l'Aude, au sud-est par celle de l'Orbieu, et au sud par le petit ruisseau des Mattes.

Montagne d'Alaric

Cité de Carcassonne : carte postale ou réalité? Vision médievale de la citadelle. Sauvée de la destruction par l'action et la ténacité de l'archéologue Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, puis restaurée au XIXe siècle de manière parfois controversée sous la direction de Viollet-le-Duc puis de Boeswillwald, la Cité de Carcassonne est, depuis 1997, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le château comtal, les fortifications, et les tours appartiennent à l'État et sont gérés par le centre des monuments nationaux, tandis que les lices et le reste de la Cité font partie du domaine municipal.

La ville de Carcassonne, en bordure de l'Aude, est connue pour sa fameuse Cité, ensemble architectural médiéval restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle. et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997. L'histoire de Carcassonne est directement liée à celle de la cité. C'est en 1247 que la ville s'étend réellement hors de la cité. Il s'agit de la ville basse ou bastide Saint-Louis. Au sud de la cité, cinq châteaux forts (château de Termes, château d'Aguilar, château de Quéribus, château de Peyrepertuse et château de Puilaurens), désignés comme les « cinq fils de Carcassonne », dont les ruines subsistent encore, défendaient le passage du Languedoc contre les Espagnols. La ville de Carcassonne entretient la légende selon laquelle le nom de la ville de Carcassonne daterait du début du IXe siècle. Au moment des faits, la ville aurait été sarrasine. Charlemagne aurait fait le siège, mais la maîtresse des lieux, dame Carcas, aurait fort résisté. Les deux armées seraient devenues affamées. Tandis qu'il n'aurait resté qu'une mesure de blé et un petit cochon dans la cité, la dame Carcas aurait eu l'idée de démoraliser ses adversaires. Le porcelet aurait été engraissé, puis projeté par dessus les remparts. Pensant que la ville avait encore beaucoup de nourriture, Charlemagne aurait fait lever le siège. À ce moment, dame Carcas aurait fait sonner les trompettes et, Charlemagne revenant sur ses pas, la dame Carcas lui aurait proposé la paix. D'où l'expression « Carcas sonne ».

Le pont vieux

Dès 1850, les restaurations d'Eugène Viollet-le-Duc sont fortement critiquées. Ses détracteurs, comme Hippolyte Taine, dénoncent la différence entre les parties neuves et les parties en ruine considérant que ces dernières ont plus de charme. D'autres, comme Achille Rouquet ou François de Neufchâteau, regrettent le caractère trop gothique et le style « Viollet-le-Duc » des modifications. Aujourd'hui, les historiens soulignent surtout les erreurs du restaurateur. Joseph Poux regrette la mauvaise reconstitution des portes et des fenêtres des tours wisigothes et la bretèche de la porte de l'Aude. Mais ce sont surtout les choix effectués pour la restauration des toitures qui furent fortement critiqués. Viollet-le-Duc, fort de ses expériences de restauration sur les châteaux du nord de la France, choisit de coiffer les tours d'une toiture conique couverte d'ardoises, contrastant avec les toitures plates couvertes de tuiles romanes des châteaux de la région. Ce choix avait pour lui une logique historique, car Simon de Monfort et les autres chevaliers qui participèrent à la croisade des Albigeois venaient tous du Nord. Il n'est pas impossible que ces « nordistes » aient ramené avec eux leurs propres architectes et techniques. Malgré critiques et détracteurs, cette ville reste dans la mémoire de tous ceux, y compris pèlerins, qui ont arpenté ses petites rues, longé ses remparts, pénétré dans son château et parcouru le chemin de ronde.

Le chemin de ronde permettait de faire tout le tour de la Cité en traversant les tours. Au Moyen Âge, la courtine est élargie grâce à un système de charpente en bois suspendu créant un abri au-dessus du vide. Ce système placé à cheval sur le rempart du nom de hourd permettait aux arbalétriers de tirer avec précision au milieu des lices. Des échauguettes sont construites sur la saillie de certaines murailles comme l'échauguette de la Vade.

Vue du Pont-Levis. Le matériau utilisé pour la construction des enceintes et des tours est la pierre dont est constitué le plateau sur lequel est édifiée la Cité. Il s'agit de grès ou molasse de Carcassonne qui a été extraite du plateau même ou des collines environnantes. Deux enceintes, entourant la Cité, sont séparées par un espace plat : les lices. Ce système comportait, à l'époque de sa mise en œuvre (avant la généralisation de l'artillerie), de nombreux avantages défensifs. Il permettait d'attaquer les assaillants selon deux lignes de tir ; l'enceinte extérieure, si elle était franchie, ralentissait les assaillants et les divisait ; les assaillants une fois parvenus dans les lices étaient particulièrement vulnérables dans cet espace dépourvu d'abri. De plus, la lice permettait aux cavaliers de combattre facilement. On distingue les lices basses, situées au nord et allant de la porte Narbonnaise à la porte de l'Aude où se trouvent les enceintes les plus anciennes datant des Wisigoths et les lices hautes, situées au sud, où se trouvent les murailles les plus récentes construites sous Philippe III le Hardi.

L'art militaire a fortement influencé l'architecture de la Cité de Carcassonne. Son système de défense est exceptionnel par sa dimension, sa complexité et la qualité de sa conservation. C'est la plus grosse forteresse d'Europe.

Durant le XIIIe siècle, les rois de France ordonnèrent la construction d'une seconde enceinte extérieure autour de la Cité. Les tours sont rondes, souvent basses et dépourvues de toiture pour n'offrir aucun abri à des assaillants qui les auraient conquises contre les tirs venus de l'enceinte intérieure. L'enceinte est entourée d'un fossé sec sauf aux endroits ou le dénivelé ne rend pas cette défense nécessaire. L'espace entre les deux enceintes est aménagé en lices qui sont utilisées en temps de paix pour les manifestations en tous genres. Les murailles atteignent une hauteur de 10 à 12 mètres.

Se faire photographier dans la cité médievale de Carcassonne demeure...un grand classique.

Compter largement 2 à 3 H pour visiter la plus grande forteresse d'Europe.

On retrouve avec plaisir le canal du Midi.

Basilique Saint-Nazaire : la cathédrale se trouve au coeur de la Cité, protégée par les deux enceintes fortifiées et leur 52 tours. De l'ancienne église consacrée en 1006, ne subsiste que la nef, mais la basilique reste une totale réussite architecturale.

Gargouille de la basilique Saint Nazaire

Eglise Saint-Vincent : les quatre statues du XIVème s. qui ornaient le portail ont été transportées à l'intérieur de l'église. Elles représentent deux apôtres en compagnie de Saint Vincent et de Saint Louis (unique portrait authentique du roi).

 



St Luc

Mercredi 18 Octobre 2017