La grotte du Mas-d’Azil, Haut lieu de la préhistoire, est une véritable merveille de la nature, formée il y a 2 millions d’années. Elle est aujourd’hui célèbre pour les nombreux vestiges découverts en son sein; parmi eux, le « faon aux oiseaux », un propulseur issu de la période magdalénienne et les fameux galets peints, grâce auxquels le village donna son nom à la "civilisation azilienne", période préhistorique présente dans tous les livres d’histoire. Au fil du temps, la grotte devint un lieu de prière pour les premiers chrétiens au IIIème siècle, les cathares au XIIIème et les protestants au XVIIème siècle. Elle garde une trace de chacun de ces passages et aujourd’hui, demeure l’unique grotte en Europe qui peut être traversée en voiture.

Au bout de l'obscurité, toujours vient la lumière.

L' Arize a donné naissance à la grotte du Mas-d'Azil et a livré passage à la route.

Entrée sud de la grotte et porte de l'Arize.

Il suffit de suivre la route...

Situé sur la commune de Rieubach, le chemin de croix de Raynaude est le premier rencontré depuis notre départ.

Église ND de la Raynaude et son chemin de croix: une église, d’abord dédiée à saint Lizier (« Saint Lizier d’Estilled » dans le cartulaire du Mas d’Azil, 1100) se trouvait non loin du lieu: endommagée durant les guerres de religion ; restaurée et consacrée en 1777. Elle fut démolie en 1860 ; une nouvelle église fut construite (première pierre posée le 2 octobre 1863) à Portetény (dédiée à l’Immaculée Conception) sans le concours de l'État. L'histoire retient l'anecdote suivante: En 1892, l'édifice n'est pas fini par manque de finances. Rockefeller passant dans le secteur laisse au curé bâtisseur, Rousse, l'argent nécessaire à sa finition... Elle sera bénie par Mgr Rougerie le 4 mai 1895. A côté de l'édifice religieux, un orphelinat et une école (pour éviter que les enfants n'aillent chez les protestants!) y avaient été construits par le curé. La plupart des tableaux qui ornaient les chapelles du chemin de croix ayant été détériorés ou volés, l'évêché fit don, dans les années cinquante, de motifs décoratifs en métal repoussé récupérés lors de la destruction du monastère du Carol (commune de Boulou). Restauration du chemin de croix extérieur en 2005. (NB: le dernier curé en titre était l'abbé Auguste Mouchard, décédé en 2006)

Le Chemin de Saint Jacques vers Saint Lizier.

Les Pyrénées comme boussole.

Montjoie : Cette bastide a été fondée au XIIIème s. par Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis. Il ne reste qu'une porte des anciennes fortifications, mais l'extraordinaire façade de l'église témoigne du remarquable système défensif mis en place au XIVème s.

Même sans le panneau, nous aurions fait halte!

Saint Lizier : rempart gallo-romain

La cathédrale Saint Lizier ne doit pas être confondue avec la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède sise dans la même ville, et qui a également le titre de cathédrale. Saint-Lizier, en effet, quoique actuellement fort peu peuplée, fut longtemps le siège de l'évêché du Couserans. Le diocèse fut aboli par le Concordat de 1801. La cathédrale qui date des XIe, XIVe et XVe siècles, possède un superbe cloître roman, lui aussi répertorié comme monument historique. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France depuis 1998.

La construction de l'église Saint Lizier , dont le clocher octogona relève u style gothique toulousain, s'est échelonnée du Xème au XVème s. On a réemployé lors de sa construction des pieres venant d'anciens bâtiments romains et que l'on distingue facilement sur les murs extérieurs. Au XIVème s. la nef autrefois recouverte d'une charpente a été voûtée d'ogives et divisée en trois travées.

A l'intèrieur de la cathédrale Saint Lizier, une restauration récente permet de découvrir de superbes fresques romanes du XIIème s. qui représentent les apôtres. Par leur style et leur thème, elles rappellent les peintures byzantines (stylisation des yeux, du nez et de la bouche, absence de décor et de paysage autour des personnages). Elles sont très proches des fresques que l'on peut découvrir dans les églises catalanes contemporaines.

Cloître du XIIème s.

Le cloître de la cathédrale Saint-Lizier, du XIIe siècle, est le seul encore debout dans le département de l'Ariège. Il est situé au sud-ouest de la cathédrale, dans l'angle entre la nef et le croisillon sud du transept. Il possède ses quatre galeries complètes. Il comprend un rez-de-chaussée et un premier étage élevé au XIVe siècle. Au rez-de-chaussée, la galerie est formée d'arcades romanes en plein cintre reposant sur des colonnes de marbre. Ces dernières sont alternativement simples et doubles. Elles sont au nombre de trente-huit et leurs chapiteaux sont ornés de sculptures.

On pense que les chapitaux les plus aboutis ont été sculptés par des artistes toulousains. Ces chapitaux s'inspirent de motifs gallo-romains (éléments floraux), mozarabes (vannerie), syriens (chapiteau central de la galerie ouest) et chaldéens (1er chapiteau de la galerie est, en partant de la droite).

Le cloître donne accès à l'ancienne sacristie où se trouve le Trésor de la cathédrale. On peut découvrir la crosse de saint Lizier du XIIe siècle ainsi que le buste reliquaire de saint Lizier. Ce buste, en argent doré ciselé est attribué à Antoine Favier, orfèvre à Toulouse, qui l'aurait réalisé en 1531.

A droite du portail de de l'égilse se trouve une petite porte ornée de coquilles : elle ouvrait sur une salle d'accueil réservée aux pèlerins et aux membres de la confrérie Saint Jacques-le-Majeur fondée en 1533. On a retrouvé la liste des confrères qui ont effectué le pèlerinage isolément ou par petits groupes, à pied, à cheval.

Charmante ruelle à Saint Lizier.

A droite du portail de de l'égilse se trouve une petite porte ornée de coquilles : elle ouvrait sur une salle d'accueil réservée aux pèlerins et aux membres de la confrérie Saint Jacques-le-Majeur fondée en 1533.

A l'intérieur des remparts qui couronnent la ville haute se trouve l'ensemble de la cité épiscopale. Le palais des Evêques, construit en 1660, est devenu le musée de l'Ariège.

Vue de Saint Girons

Eglis Saint Valier à Saint Girons. Edifiée au XIIème s. elle a gardé son portail roman mais le reste du bâtiment a été souvent remanié. L'énorme clocher-mur crénelé de la façade date du XIVème s.

Le soir, au point d'étape, c'est souvent le temps du partage et l'échange d'expériences entre pèlerins.

 



St Luc

Mercredi 18 Octobre 2017