En partant très tôt de Melle on a toute chance de découvrir Saint Hilaire illuminé et c'est vraiment un régal... En effet on quitte Melle en passant devant elle...

Un ravissement dont on ne se lasse pas: le chevet et ses chapelles avant que le soleil se lève!

Un dernier retard vers Constantin et "Au revoir Melle"

Tunnel de verdure...

2,3 km après notre départ de Melle vous arrivons à un carrefour à Rabalot au pied d'une chapelle ruinée....

A Mazieres sur Béronne  nous sommes certains d'être sur le bon chemin...

Un  peu avant Brioux sur Bouronne...

Nous arrivons à Brioux sur Bouronne...

L'église de Brioux sur Boutonne

Nous quittons les Deux-Sèvres pour entrer dans le département des Charentes Maritimes.... De ce fait nous quittons la Province du Poitou pour la Province d'Aunis et  Saintonge...A partir de là notre pérégrination va être facilitée grâce à de grosses bornes flanquées de coquilles indiquant la route à chaque bifurcation....

L'église romane Notre-Dame de Villiers-sur-Chizé (classée monument historique en 1932) est unique dans le paysage mellois. C'est en effet le seul édifice en ruine conservant malgré tout une grande partie de son programme sculpté. Le prieuré de Villiers-sur-Chizé dépendait de l'Abbaye de Saint-Jean-d'Angely.

Cette église est mentionnée pour la première fois en 1018, elle est reconstruite après 1125 mais s'écroule en partie une vingtaine d'années plus tard. Elle est une nouvelle fois rebâtie, puis restaurée au XVIIIe siècle, mais après le concordat de 1801, la paroisse est supprimée et l'église est déjà en ruine en 1818.

Magnifique portail subsistant...

On peut voir de nombreux chapiteaux  encore bien conservés  et  une suite de têtes aux langues feuillues.

Nous arrivons à La Villedieu et avons parcouru 26,2 km depuis Melle! Aulnay n'est plus qu'à 6km de là!

Église Sainte-Madeleine de la Villedieu: : L'ancienne église romane se trouvait dans l'entrée du village sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle mais elle était déjà très détériorée lors de sa destruction au début du xixe siècle. La nouvelle église a été construite au centre du village en 1877 et 1878

Quelques explications touristiques présentant Aulnay de Saintonge

Aulnay : Eglise Saint-Pierre-De-La-Tour, elle est posée au bord du "Grand Chemin" à l'écart de la ville. Son édification débuta vers 1130, d'inspiration romane saintongeaise, elle est sûrement une des plus belles églises romanes existantes. Sa façade exprime le Sermon Saintongeais. (On appelle ainsi l'ensemble des sculptures destinées à instruire les fidèles. Quatre thèmes s'enchaînent pour répondre à l'éternelle question de la destinée humaine: le zodiaque, les travaux des champs et les scènes de la vie quotidienne évoque le séjour sur terre; les vieillards de l'Apocalypse illustrent la mort; la parabole des vierges folles nous dit comment se préparer à cette mort.Enfin, le combat des vices et des vertus désigne ceux qui connaitront la vie éternelle...Les autres iront en enfer!

 Le chevet (chœur, abside et absidioles) est justement renommé.  Toutes les fenêtres sont Intéressantes, mais l'axiale est hors de pair. Elle aussi d'ailleurs a son moulage à Chaillot. M. de Lasteyrie a écrit à son propos : «  II serait vraiment difficile de citer une fenêtre romane de plus pure proportion et décorée avec plus de goût...

L'église Saint-Pierre-de-la-Tour est classée monument historique depuis 1840 et dans le cadre du classement des Chemins de Compostelle sur le territoire français, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Aulnay :Le Clocher de l'église Saint-Pierre-De-La-Tour élève sur le carré du transept sa majestueuse tour carrée à trois étages, sur chaque face du premier s'alignent trois hautes baies aveugles aux cintres brisés et sur celles du second six longues fenêtres jumelées à multiples colonnettes. Le troisième étage également orné d'arcatures est postérieur. Il porte une pyramide en ardoise refaite au XVIIIe siècle.

A l'extrémité sud du transept s'élève une façade très  admirée. Elle ne comporte qu'un portail en plein cintre mais extraordinaire comme l'est aussi l'étage et le pignon. Le tout bien encadré par deux faisceaux de sept belles colonnes formant contreforts d'angles. Cette porte dont un moulage est aujourd'hui au Musée des Antiques au Palais de Chaillot ( ne chercher plus ce musée) a les quatre cintres appuyés sur des jambages très ébrasés garnis de colonnes aux fûts et aux chapiteaux diversement ornés : chevrons et torsades sur les uns ; feuillages, griffons et personnages sur les autres. Les fuseaux entre les colonnes sont garnis de petits aigles et d'étoiles. Les tailloirs prolongés forment bandeau traversant la façade. La suite de petits chevaux au galop de la partie gauche est particulièrement curieuse.

La façade ouest

Le portail ouest: La premières voussures (la plus petite) est garnies de six anges allongés dans le sens de l'arc.adorant un agneau pascal placé au centre, dans un médaillon: les robes des anges sont joliment drapées.Sur la voussure suivante se déroulent les combats des Vertus et des Vices. Six personnages en armes, les vertus terrassent chacun un vice représenté par un petit monstre hideux.A côté sur le plat de l'archivolte sont inscrits les noms de combattants. On voit ainsi la Foi triompher de l'Idolâtrie, la Chasteté de la Luxure, la Patience de la Colère et la Concorde écraser la Discorde.

Sur la troisième voussure autre allégorie. Cinq Vierges Sages lampes hautes sont opposées (à gauche)à cinq Vierges Folles lampes éteintes et tombantes, de chaque côté d'un Christ bénissant à sa droite et poussant à sa gauche un énorme et inexorable verrou (porte fermée). Les cinq Vierges Sages ou avisées qui ont su malgré les difficultés entretenir la flamme de leurs lamps sont fiérement  au devant du Maître qui les accueille et les récompense. Les cinq autres, les négligentes qui ont laissé s'épuiser l'huile des leurs se présent peureusement et sont chassées. Les unes symbolisent les âmes vigilantes qui, sur terre, auront, en dépit des embûches, accompli leur devoir et seront agrées et les autres insouciantes qui seront repoussées.

La plus haute voussure est tout entière occupée par les douze figures d'un zodiaque. Chaque signe est accompagné des travaux du mois correspondant: la fenaison, la moisson, les vendanges. Plusieurs de ces tableautins sont malheureusement mutilés: certains manquent . Ce n'est pas un hasard qui a décidé du choix et de la didsposition de ces divers motifs sur le portail. En plus d'un enseignement par l'image, il y a là une haute idée exprimée: celle du cycle ternaire de l'existence humaine. D'abord la vire matérielle avec les travaux de tous les mois et de tous les jours, puis la vie spirituelle et chrétienne avec sa nécessaire vigilance et ses luttes constantes. Enfin la vie céleste, récompense finale....

A gauche du portail ouest

La crucifixion de Saint Pierre, baie aveugle nord.-Façade ouest

A droite du portail ouest

 Une  scène indéterminée où figurent le Christ, la Vierge et Saint Jean

A l'extrémité sud du transept s'élève une deuxième façade fort différente de la première, plus connue encore et surtout plus admirée. Elle ne comporte qu'un portail en plein cintre mais extraordinaire comme l'est aussi l'étage et le pignon. Le tout bien encadré par deux faisceaux de sept belles colonnes formant contreforts d'angles. Cette porte a les quatre cintres appuyés sur des jambages très ébrasés garnis de colonnes aux fûts et aux chapiteaux diversement ornés: chevrons et torsades sur les uns, feuillages, griffons et personnages sur les autres. Les fuseaux entre les colonnes sont garnis de petits aigles et d'étoiles. Les tailloirs prolongés forment bandeau traversant la façade. La suite de petits chevaux au galop de la partie gauche est particulièrement curieuse.Mais l'intérêt de ces détails ne fait qu'annoncer celui des voussures. Deux de celles-ci sont célèbres: la plus petite et la plus grande...

La première voussure est une pure réminiscence byzantine ornée en méplats de rinceaux enchevêtrés enterrant trois griffons et trois centaures. La deuxième, celle du grand rayon, est garnie de trente-quatre figurines fantastiques ou satyriques formant le plus étonnant assemblage qu'il soit possible de rencontrer: oiseaux de toutes formes, sirènes, centaures, cerfs, un âne qui joue de la vielle, un autre chantant, etc...etc...Les deux autres archivoltes plus classiques sont revêtues l'une d'une théorie de vingt-quatre Saints debout et en marche l'autre de tout un aéropage de vieillards assis ayant en mains soit un Instrument de musique soit un flacon de parfums. Il s'agit vraisemblablement des veillards de l'Apocalypse mais ils sont trente et un et non vingt-quatre.

Sur la droite de l'image: Le basilic, chapiteau de l'absidiole nord. Le basilic est une bête légendaire, souvent présenté comme un reptile, mentionné dès l'antiquité gréco-romaine comme étant un petit serpent au venin et au regard mortel. Durant le Moyen Âge, il fut plus souvent décrit comme un mélange de coq et de serpent et fut l'objet d'importantes superstitions, tant sur ses origines que sur ses pouvoirs d'empoisonnement et de pétrification. Le basilic apparut dans de nombreux bestiaires et des encyclopédies avant de devenir, à l'époque moderne, une créature du bestiaire de nombreux jeux de rôle.

De très beaux modillons ornent l'ensemble de l'édifice... On saisit bien ce que représentent certains d'entre eux mais d'autres sont très enigmatiques voir esotériques....

Couple amoureux, modillon façade du transept

Vue intérieure de la nef. Elle compte cinq travées couvertes d'un berceau brisé sur doubleaux. Elle reçoit son éclairage des collatéraux. Les grandes arcades retombent sur des piles de section quadrilobée.

Le choeur est voûté en berceau brisé pour la partie droite. L'abside est moins large et voûtée en cul-de-four. Elle est éclairée par des hautes fenêtres en plein cintre.

 Un pape sur le trône ponticical, drapé dans sa chape et coiffé de la tiare.... Probablement une évocation de Saint Pierre, premier pape,titulaire de cette église . Oeuvre classée du XVe siècle malheureusement mutilée!

Le sacrifice d'Abel (à genoux) que Caïn (à gauche) s'apprête à tuer.

La représentation de l'homme dans le péché...Le Vieil homme: celui d'avant la conversion "Oreilles pointues, moustaches, barbe.

Une des plus belles représentations de la conversion intérieure

Beaucoup de feuillages signe de renouveau spirituel ...Une chouette (symbole de la foi - croire en ce qu'on ne voit pas)maîtrise par ses pattes les monstres représentant des passions. Des monstres qui se nourissent des ailes de la chouette (volonté de croîre sprirituellement par la foi)

"Celui-ci a jadis occupé un  espace deux ou trois trois fois égal à celui qu'il occupe aujourd'hui. On en a la preuve dans  les nombreux tombeaux superposés et ossements humains que l'on est à même de découvrir dans les pièces de terre qui l'entourent. Les différents ossements  et   en  particulier  ceux de la tête de deux, même de trois personnes rencontrés dans le même tombeau ne l'ont que confirmer celte opinion. Il semble d'ailleurs que ce ne serait pas vouloir trop s'avancer que de supposer en outre que le cimetière d'Aulnay remonte à l'époque gallo-romaine,  si l'on  est  en droit  d'ajouter qu'il' n'est qu'à quelques pas de la voie romaine de Saint-Jean-d'Angély à Poitiers; que plusieurs de ces tombeaux renferment de petits vases en terre de forme et de couleur diverses, du charbon, des monnaies de l'époque romaine,  des  armes;   que d'autres  sont  couverts   d'une pierre tumulaire portant une inscription latine et abrégée qui indique assez  la  sépulture d'un   sujet romain.  (L.AVTIVS...M.. RVFRIVS....IVLI....LEG. XVI....)"Pierres tombales du cimetière.

Une tour rappelle la présence du château du vicomte d'Aulnay rasé en 1840.

La hauteur de la tour est de 22,50 m et l'épaisseur du mur ne fait pas moins de 3,60 m. ces dimensions nous donnent une idée de la solidité de la construction.

Le gite pèlerin d'Aulnay

 



Ste Marie-Madeleine

Samedi 22 Juillet 2017