Avignonet-Lauragais : Situé sur la route des vacances vers la mer Méditerranée, le village est visible depuis l'autoroute par la présence de plusieurs éoliennes entraînées par le vent d'Autan qui balaie la plaine. Non loin une autre voie de communication, le canal du Midi passe au pied du village. Le Port-Lauragais est une halte autoroutière et portuaire située sur la commune.  Dès l'époque gallo-rLe blé est la principale culture de la plaine du Lauragais. Mais c'est au XVe siècle que le pastel rend la région riche. On nomme alors la région « Pays de cocagne ». Mais l'indigo venu d'Amérique concurrence le pastel et le blé redevient la principale ressource du pays à partir du XVIe siècle.  Le village est connu pour le massacre des inquisiteurs du catharisme. Le 28 mai 1242, le tribunal d'inquisition, dirigé par Guillaume Arnaud et Étienne de Saint-Thibéry se tenait dans la cité. Plusieurs hommes, dirigés par Pierre-Roger de Mirepoix et aidés par les gens d'Avignonet, massacrent pendant leur sommeil les inquisiteurs et leur suite, à coups de hache, faisant ainsi onze victimes. Ce ne fut que l'un des derniers sursauts de résistance avant le siège de Montségur, qui se termina par un bûcher destiné aux cathares réfugiés dans la place, en mars 1244.

Le clocher de l'église est en vue.

Avignonet-Lauragais : église Notre-Dame-des-Miracles.

Avignonet-Lauragais : L'édifice est du XVe siècle, avec flèche octogonale, portail gothique, abside à cinq pans garnie de contreforts et gargouilles.

Avignonet-Lauragais : Eglise Notre-Dame-des-Victoires. Commencée en 1385, elle possède un clocher octogonal flanqué d'une élégante tourelle d'escaliers et couronné par une flèche gothique à crochets. À l'intérieur, un tableau de 1631, placé au fond de l'église, évoque le massacre perpétré le 28 mai 1242 par les conjurés du Lauragais à l'encontre des membres du tribunal de l'inquisition au château d'Avignonet qui a disparu depuis.

Portail gothique de l'église Notre-Dame-des-Miracles à Avignonet-Lauragais.

Avignonet-Lauragais

Villefranche-de-Lauragais : Le clocher mur de l'église. La Bastide fut fondée en 1270 par Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse. En 1280, Philippe le Bel lui accorda une nouvelle charte de privilèges. Elle sera dévastée en 1355 par les Anglais. La bastide de Villefranche fondée sur un terroir propice à l’agriculture (céréales) et l’élevage (bovins, porcins, ovins, volailles) prit son essor au XVIe siècle au détriment de sa voisine Avignonet-Lauragais. Elle est une cité prospère du « Pays de Cocagne ». Quant aux rues longilignes, elles se croisent en angle droit en bordure de l’axe routier commercial, datant de son origine. Une venelle coupe-feu témoigne de son passé médiéval ainsi qu’un nom : place du Portail (ancienne porte d’Autan), preuve de ses défenses.

Villefranche-de-Lauragais : Détail de la porte de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.

La chapelle Sainte-Colombe, dédiée à saint Eutrope, se situe à 2,5 km de notre arrivée à Baziège.

Baziège : Eglise Saint-Etienne. L'histoire de Baziège commence à la préhistoire. Le site de la ville de Baziège était déjà fréquenté à la préhistoire. Une hache du néolithique y a été retrouvée et est aujourd'hui exposée au muséum d'histoire naturelle de Toulouse. À l'époque romaine la ville existe déjà et est connue sous le nom de Badera (l'origine de ce nom vient d'un gué qui servait à franchir la plaine marécageuse de l'Hers-Mort). On retrouve aux abords de la ville d'anciens ponts romains. Des vestiges de villas gallo-romaines ont également été exhumés. Le village, situé dans le Lauragais, haut-lieu du catharisme, comprend des croyants en son sein et même des maisons de "parfaits" et de "parfaites". Sa position étant alors carrefour sur la piste des croisés, Baziège souffre du passage des armées. En 1219, Raymond VII de Toulouse et Raimond-Roger, comte de Foix, surprennent près de Baziège la troupe de Foucault de Berzy qui ravageait la région, et la massacre. En 1439, le village fut pillé par Rodrigue de Villandrando. On pense que c'est vers cette époque que des remparts et des fossés furent aménagés. Ils laissèrent petit à petit leur place à des jardins et des cours intérieures. C'est aussi à cette époque que le village obtient une certaine importance grâce à la culture de la plante du Lauragais, le pastel, des feuilles de laquelle est extrait l'agranat, une poudre très recherché dans le domaine de la teinturerie. En prévision des États généraux de 1789, Me Guyon - curé de Baziège - est élu député du clergé.  En 1790, Baziège devient chef-lieu de canton. Dans la nuit du 5 août au 6 août 1799, les royalistes tentent de capturer la ville. Quelques rares républicains organisent la défense. La troupe légaliste de Villefranche vient au secours des baziégeois. Mais les habitants étant plutôt pro-royaliste, ils n'auront pas même droit au gîte et au couvert ou même à l'eau. Vers 1850, on parle de plus en plus de la construction de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Sète. Elle passera par Baziège et lui donnera un regain d'activité économique. En 1870, la halle aux grains est détruite car vétuste. Elle sera reconstruite en 1881. C'est cette année-là aussi que la commune se dote d'une école primaire. En 1863, Baziège qui avait le cinquième des habitants du canton payait le tiers des impôts du même canton, ce qui montre bien sa puissance économique par rapport aux autres villes de celui-ci.       5  boulangers  6  épiciers merciers  5  bouchers  3  meuniers    2  serruriers  6  charpentiers et maçons  3  plâtriers  3  ferblantiers    1  lampiste  5  cordonniers  1  marchand de bois  4  maréchaux et forgerons    2  tisserands  3  tailleurs  4  limonadiers  2  grainetiers    1  cloutier  1  briquetier  1  tonnelier  1  modiste    2  marchands drapiers  2  négociants en vin  5  jardiniers  5  menuisiers    4  aubergistes  3  lingères  1  pêcheur de sable  3  chiffonniers    2  négociants en fourrage  2  pharmacies  2  charrons  3  sabotiers    1  quincaillier  2  perruquiers  2  fabricants de chaises  1  bourrelier-sellier    1  horloger  2  fabricants de jougs  1  fabricante de coiffes      Administration[modifier]   Liste des maires successifs    Période  Identité  Étiquette  Qualité    mars 2001  2014  Robert Gendre  PS      Toutes les données ne sont pas encore connues.   Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne  Démographie[modifier]   Évolution de la population    1962  1968  1975  1982  1990  1999  2006  2009  -    1 146  1 194  1 280  1 648  1 874  2 196  3 031  3 201  -   Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes. Source : Base Insee2,3,4.  Lieux et monuments[modifier] Église de Baziège église inscrite aux monuments historiques depuis 1950 Église Saint-Eutrope de Baziège église inscrite aux monuments historiques depuis 1986  Personnalités[modifier] Henri Auriol, parlementaire sous la Troisième République Jean Taurines Antoine Estadens, membre de la Convention nationale lors de la Révolution française

 



St Germain

Dimanche 28 Mai 2017