Narbonne n'oublie pas l'enfant du pays...

La cathédrale Saint Just et Saint Pasteur:Commencé en 1272, l'édifice ne sera jamais achevé. Il n'y a ni transept ni nef, ce qui désoriente quelque peu lorsqu'on pénètre dans l'église. En rupture avec l'architecture du Languedoc, elle est construite selon le modèle des nouvelles cathédrales du Nord. Les voûtes du choeur hautes de quarante mètres, le déambulatoire et les chapelles rayonnantes forment un ensemble exceptionnel. a l'intérieur, les tombeaux des archevêques donnent à réfléchir: des squelettes humains et des têtes de morts alternant avec des têtes d'anges nous rappellent que la vie terrestre n'est qu'un simple passage.

Le tympan de la cathédrale

Champ de coquelicots dans les Corbières.

En chemin, vers Bizanet

Bizanet : Vestiges du château, curieuse porte factice réalisée par un artisan bâtisseur.

En cheminant dans le massif de Fontfroide

Vue aérienne de l'abbaye de Fontfroide

Jardins de l'abbaye de Fontfroide

L'abbaye de Fontfroide est nichée au creux d'un vallon du massif des Corbières, près d'un torrent. Elle occupe un site paisible, peuplé de cyprès, digne d'un paysage toscan. C'est à cette source d'eau fraîche (fons frigida) qu'elle doit son nom. Les armes de l'abbaye représentent d'ailleurs une fontaine. A son apogée, elle possédait 24 granges et 30 000 hectares de terres. L'abbaye est fondée en 1093 sur des terres données par Aymeric II, vicomte de Narbonne. En 1144, Fontfroide est rattachée à l'abbaye bénédictine de Grandselve. Un an plus tard, lors du passage de St Bernard dans la région, Grandselve demande son affiliation à Cîteaux, dans la filiation de Clairvaux. En 1146, Fontfroide est à son tour rattachée à Cîteaux. Protégée par la noblesse de Narbonne, de Toulouse et de Béziers, elle prospère et essaime à son tour. On trouve dans sa filiation, entre autres, le monastère de Poblet en Catalogne (1149) et celui de Valbonne (1242).

Fontfroide: Le cloître; ses galeries sont voûtées d'ogives. Celle qui jouxte l'église est la plus ancienne, milieu du XIII ème siècle. Elles s'ouvrent par des arcades reposant sur de fines colonettes de marbre décorées de chapiteaux à motifs végétaux.

Le cloître

Le cloître

De beaux vitraux sont à découvrir au sein de l'abbaye...

Dans cette église cistercienne, les vitraux peuvent surprendre. Du temps des moines, selon une règle rigoureuse, les fenêtres sont seulement garnies de verres « en grisaille ». Quand Gustave Fayet acquiert Fontfroide les verrières ont disparu. Ils adoptent alors le parti pris de la couleur avec son ami René Billa, musicien et peintre ; ils installent dans la Bièvre la « verrerie des sablons » ; l’ensemble des vitraux de l’église sort de cette verrerie en 1913. Dans ce vaste ensemble, une originalité apparaît : les cinq vitraux du collatéral nord présentent la vie de saint François d’Assise."

Une jolie salle de l'abbaye

Saint Roch, il naît vers 1350 à Montpellier dans une famille de riches bourgeos. A la mort de ses parents, il revêt l'habit de pèlerin et part à Rome. Il y soigne les pestiférés, à son tour, atteint par la peste, il sera sauvé par un chien qui donnera son nom aux roquets, lui apporte un pain chaque jour. Saint Roch est le plus souvent représenté en train de montrer une plaie sur sa jambe, il est accompagné d'un ange "infirmier" qui symbolise le réconfort de Dieu. Saint Roch est invoqué pour faire reculer les épidémies.

Après la visite de l'abbaye, il vous reste à choisir votre hébergement!

Une région où le vignoble est roi!

La culture de la vigne est ici une activité essentielle, vitale et de fait, omniprésente.

La vigne, encore et toujours, quoi de plus naturel comme paysage dans les Corbières.

Eglise de Jonquières, XIIème s.

 



St Luc

Mercredi 18 Octobre 2017