Départ de Nasbinals par un temps qui sent la neige !, nous sommes au mois d'avril.

A la sortie de Nasbinals, nous rencontrons les chevaux du centre équestre du village...

Le paysage est triste...L'ambiance est morose !

Un ciel gris annonce la neige !

On avance....il fait froid...

A l'horizon, on distingue sur les collines les premières traces de neige !

Le ciel se découvre...un beau ciel bleu apparaît !

Malgré le ciel bleu, une certaine angoisse se fait jour : plus nous avançons, plus la neige est conséquente !

Le balisage en Aubrac se fait souvent au sol, faute de pouvoir s'effectuer sur des supports, puisque le paysage est dépouillé, les arbres et les constructions sont  très limités....Allons-nous pouvoir nous diriger d'autant que le chemin se distingue difficilement avec la neige ?

Une réconfortante rencontre....nous ne sommes plus seuls !

Un silence apaisant mêlé à une certaine angoisse !

Un paysage d'une beauté certaine...

Seul le muret de pierre nous aide à ne pas se perdre !

Un ouf de soulagement lorsque l'on découvre la domerie !

L'hôpital d'Aubrac a été bâti à proximité de la voie qui traversait l’Aubrac pendant l'antiquité. Le tracé a été emprunté, probablement dès le XIe siècle, par la via Podiensis, un des chemins de Compostelle. Du fait de sa situation sur un des secteurs les plus périlleux de la traversée du plateau, il a développé une importante fonction d'accueil des pèlerins et voyageurs. En hiver, les risques de s'égarer étaient en effet très grands du fait, de la neige, et en toute saison, le brouillard fréquent pouvait rendre l'orientation extrêmement difficile. De plus, dès le début du Moyen Âge, des bandes de voleurs parcouraient les environs et les voyageurs ne s'aventuraient dans la montagne qu'en groupe, afin de se défendre contre de probables attaques.

On se dirige vers Aubrac....

3/4 d'heure de marche après la domerie le climat change radicalement, il est vrai que nous descendons vers Saint-Chely-d'Aubrac et que nous allons cotoyer très vite la vallée du Lot !

Une ferme abandonnée, 3/4 heure avant Saint-Chely-d'Aubrac.

Un pèlerin nous attendait à l'entrée de Saint-Chely-d'Aubrac !

Les photos précédentes correspondaient à un parcours effectué en Avril où la neige est souvent présente à cette époque de l'année mais il y a des périodes certainement plus propices à la pérégrination et qui nous donnent le temps de nous attacher aux curiosités du chemin...c'est le cas pour le parcours que nous découvrons avec les photos suivantes..

Le chemin file de Nasbinals vers Saint-Chély-d'Aubrac.

Une croix nous rappelle que nous sommes sur un chemin de pèlerinage...

Les drailles que nous suivons, notamment la "grande draille" descendant sur la plaine, sont des pistes de transumance suivies, à l'aller et au retour, par des troupeaux venant estiver sur les montagnes. En Lozère, elles sont souvent larges et parfois bordées de murettes de pierres sèches. Parcours tout indiqué pour les chemins de randonnée: notre chemin et le Tour des monts d'Aubrac se rencontrent près de la ferme de Ginestouse pour faire draille commune jusqu'à Aubrac.

Au moins, on distingue la Domerie d'Aubrac !

On monte encore, mais les efforts vont être récompensés, la Domerie d'Aubrac n'est plus très loin !

Bel hommage des cheminants (pèlerins, randonneurs...).

La croix de Regimbal

Hommage à Germain Saltel

Piton volcanique, une heure avant d'atteindre Saint-Chély-d'Aubrac...

L'hôpital d'Aubrac a été bâti à proximité de la voie qui traversait l’Aubrac pendant l'antiquité. Le tracé a été emprunté, probablement dès le XIe siècle, par la via Podiensis, un des chemins de Compostelle. Du fait de sa situation sur un des secteurs les plus périlleux de la traversée du plateau, il a développé une importante fonction d'accueil des pèlerins et voyageurs. En hiver, les risques de s'égarer étaient très grands, du fait de la neige, et en toute saison, le brouillard fréquent pouvait rendre l'orientation extrêmement difficile. De plus, dès le début du Moyen Âge, des bandes de voleurs étaient présentes dans les environs et les voyageurs ne s'aventuraient dans la montagne qu'en groupe afin de se défendre contre de probables attaques.

Cinq cloches étaient abritées dans le clocher de l'église du monastère, dont l'une, la célèbre « Maria », dite « cloche des perdus », était actionnée durant de longues heures du jour et de la nuit, en temps de neige et de brouillard pour guider les voyageurs et pèlerins égarés. Son carillon était perceptible à plusieurs lieues à la ronde. Brisée en 1595, lors de l'attaque des ligueurs, elle fut refondue en 1668 sous le domnat de Louis-Antoine de Noailles, puis de nouveau en 1772 sous celui de Sicaire Gintrac. La ferveur religieuse qui animait les chrétiens au cours de leurs voyages trouve un reflet éloquent dans l’inscription latine que l'on peut lire sur la cloche des perdus : Deo giubila / clero canta / doemones fuga / errantes revoco (elle loue Dieu / chante pour le prêtre / chasse les démons / ramène les égarés).

Le pèlerin était reçu par le Dom, qui lui présentait de l'eau pour se laver les mains. Puis on lui offrait gîte et nourriture, après lui avoir prodigué quelques soins corporels : lavement des pieds et nettoiement des vêtements pour les débarrasser des poux et des souillures, enfin on lui préparait un lit. Utiles, ces gestes avaient aussi valeur de symbole : selon l'Écriture, accueillir un pauvre, c'est accueillir le Christ. Un bâtiment spécial accueillait les pèlerins malades, qui pouvaient compter sur le dévouement et les soins des religieux. Ces malades bénéficiaient d'une nourriture plus recherchée et abondante (un « aligot »), de lits moelleux, d'un bon éclairage, et d'un service divin assuré à leur chevet; la durée de leur séjour n'était pas limitée et s'ils voyageaient en groupe, il était permis à leurs compagnons de rester jusqu'à leur guérison. En dépit de cette sollicitude, il arrivait que l'hôpital constitue, pour certains pèlerins, la dernière étape de leur pérégrination. « aide des vivants » mais aussi « salut des morts », selon les termes du Guide du Pèlerin, la Domerie se chargeait alors de leur ensevelissement, ultime œuvre de miséricorde en faveur des marcheurs de Dieu.

Le village de Saint-Chély-d'Aubrac apparaît à nos yeux!

La place de Saint-Chély-d'Aubrac

A la sortie de Saint-Chély-d'Aubrac : le vieux pont (classé au patrimoine mondial de l'Unesco) enjambe la Boralde...

Ce pont dit "des pèlerins sur la Boralde est inscrit par l'UNESCO sur la liste du Patrimoine Mondial

Ce pont est superbe : nous l'emprunterons demain pour nous rendre à Espalion...

Calvaire du XVIe siècle sur le vieux pont représentant un pèlerin, bourdon à la main, chapelet de l'autre, sculpté sur le socle...

Détail de la croix

 

 



St Marc

Mardi 25 Avril 2017