Sculpture Archétype Agora d'Amnesty International. A Montégut-Plantaurel, douze dalles de béton tournent autour d'une sphère de granit brisée. sur les faces extérieures, on a représenté des pictogrammes qui retracent l'histoire de l'écriture depuis les signes relevés sur les grottes préhistoriques jusqu'à l'écriture informatique. Sur les faces intérieures sont fixées des plaques rouges qui portent le prénom d'un prisonnier d'opinion, la date et le pays d'emprisonnement; quand un détenu est libéré, sa plaque est retirée et une nouvelle identité vient (hélas...) prendre sa place.

L' eglise de Montégut-Plantaurel fut rebâtie de 1877 à 1880, l'ancien chœur de l'église dédiée à saint Sernin étant devenu l'entrée. Elle est actuellement dédiée à l'Assomption. La flèche ayant été détruite par le vent en 1915, elle fut reconstruite vers 1930.

L'église romane de Gabre est d'origine romane. Son clocher-mur a été reconstruit en 1725 mais avec sa porte bleue, délavée par le temps, elle n'a rien perdu de son charme.

De renommée mondiale par son site préhistorique, le Mas d'Azil a donné naissance à une civilisation qui porte le nom de ce village ariégeois : « l’azilien ». Les Bénédictins y fondent l’un des premiers monastères du Midi. Le premier document qui le concerne est daté de l’an 817 lorsque Louis le Débonnaire fait dresser un état des monastères (Cartulaire du Mas d’Azil). La paroisse sous le nom de « Mansus azilius » dépendra pour le temporel de Foix, mais est sous le patronage de l’abbé du Mas d’Azil. Alliée à l’abbaye de saint Volusien de Foix. Pour se protéger, l’abbaye conclut un paréage avec le comte de Foix en 1246, Roger IV accorde une charte de coutumes à la communauté. Enfin, une bastide fut fondée en 1286 par l’abbaye St Etienne. Des remparts sont édifiés par les bénédictins en 1303. Le chemin de Saint Jacques de Compostelle venant de Fanjeaux faisait étape au Mas d’Azil après Pailhès avant de rejoindre Lescure, chef lieu de châtellenie, le protestantisme y fit son apparition dès 1540 et s’y implanta pour en devenir un haut lieu et appelé « La Genève du comté de Foix ». Le premier pasteur de l’actuelle Ariège semble être Bernard Perrin (novembre 1561). Rapidement majoritaires, les protestants, durant le siège tenté en 1568 par Bellegarde, sénéchal de Toulouse, rasent l’abbaye Saint Etienne : Les moines quittent le lieu pour Montbrun (ils ne se réinstalleront que vers 1649). En 1569 le culte catholique est provisoirement interdit au Mas d'Azil. Claude de Castet, qui commandait les troupes du roi de Navarre dans le comté de Foix est nommé gouverneur du château du Mas d’Azil par lettre du 9 février 1570. Selon Castillon d’Aspet " la reine Jeanne d’Albret fit ajouter à la fortification naturelle du lieu (la grotte du Mas d’Azil) une muraille avec une porte bardée et chevillée qu’on fermait à clef… plusieurs familles des villages voisins (protestants) s’étaient réfugiées dans cette grotte". Deux fois la grotte fut attaquée sans succès, mais le haut fait historique du Mas d’Azil est son siège, commencé le 15 septembre 1625 et qui dura plus d’un mois : 1000 protestants, encerclés derrière les remparts, font face à l’armée royale du maréchal de Thémines, composée de 14 000 hommes, avant de capituler. Anecdotes concernant ce fait : après chaque canonnade, les femmes, en particulier, reconstruisaient les murs; on a mis le feu aux queues des chèvres qui sont envoyées sur le camp des ennemis qui est ainsi incendié... En 1629, le château est démantelé et les fortifications seront rasées en 1636. Les moines reviennent au Mas d’Azil vers 1649 et édifient une église en 1673 sur les fondements de l’ancienne abbatiale. L’abbaye saint Etienne sera supprimée par la commission des Réguliers en 1774.

Église paroissiale dédiée à Saint Ferréol et à Saint Etienne (XVIIIIè s.): servait autant aux bénédictins (jusqu’en 1774) qu’à la paroisse (tour octogonale à bulbe).

 



St Bernard

Dimanche 20 Août 2017