Aubert : Eglise Saint Jacques....3,5 km après notre départ de Saint Lizier.

Vue sur la vallée du Lez, au cap de la Pêne sur la commune de Moulis.

On arrive à Moulis

Le Lez au pied de l'église de Moulis

Près de Moulis on peut voir dans un pré (quand le maïs n'est pas trop haut) une sorte de tour carrée bâtie en petit appareil. Il en existe une autre comparable dans la région. Ces piles bordaient une voie romaine et caractériseraient "un culte des morts associé à la sécurité des voyageurs". Ce culte particulier aux Aquitains se retrouve dans tout le Sud Ouest.

L'église Notre Dame de Pouech

Notre-Dame du Pouech étend sa protection sur le village d’Oust. Au milieu du siècle dernier, une redoutable épidémie de choléra menaçait la population, les habitants s’engagèrent à bâtir un sanctuaire à Marie si elle les sauvait de la maladie. Le fléau s’arrêta aux portes de la ville : l’édifice fut construit en 1854 et restauré en 1969. Les origines de la chapelle se perdent dans le passé fort lointain et difficile à connaître. La chapelle délabrée fut reconstruite, avec promesse de procession dans les rues de la ville en l’honneur de la Nativité de Notre-Dame. On y vénère toujours la statue en bois polychrome, du XIIIème siècle, de la Vierge assise qui porte l’Enfant Jésus sur son genou gauche. Son regard de Mère et sa main droite accueillent le pèlerin. Une statue de Sainte Catherine et une autre de Sainte Lucie du XIIIème siècle également, encadrent la Vierge.

Notre Dame du Pouech (vue du cimetière).

On quitte l'église Notre Dame de Pouech...

Un petit oratoire bien niché dans la verdure ...

Eglise Saint Martin à Luzenac. C'est au XVIIIe siècle que la façade baroque a été ajoutée au portail d'origine romane en lui donnant cette extraordinaire allure  hispanisante. Cette église cultive l'originalité : déjà le clocher (voir photo suivante) n'est pas ordinaire avec ses douze pans , ses deux étages de baies et surtout le cône de pierre qui le coiffe bizarrement à l'image des ruches de la région. Au XVe siècle, la population ayant considérablement augmenté, on décida d'agrandir l'église en ajoutant de part et d'autre du bâtiment  deux bas-côtés dotés de leurs portes respectives. Il reste de beaux vestiges romans dans l'abside ornée de modillons très simples et dans les chapiteaux du portail sculptés de feuillages et de superbes visages.

Le clocher de l'église de Luzenac

La chapelle Saint Michel d'Engomer

Arrout et sa belle chapelle

Paysage après Angomer.

En l'an 1186, le seigneur d'Aspet fait don à la commanderie des Chevaliers du Temple installée à Montsaunès (Haute-Garonne) de sa ferme d'Arrout avec bêtes et gens. Des frères templiers s'installent et font fructidier le domaine. Ils élèvent au début du XIIIème siècle une chapelle romane à l'emplacement de l'église actuelle qui est à l'évidence un point stratégique pour surveiller le passage en Espagne par les vallées du Lez et d'Orle. Il reste de cette chapelle, à l'intérieur de l'église,le portail de l'époque, riche en symbôles templiers et en motifs du roman tardif.

Audressein. A l’origine cette église datant du XIIIème siècle n’avait qu’une seule nef, terminée par une abside pentagonale et coupée par un transept. Objet d'un pèlerinage très fréquenté au XIVème siècle, l'église, fut agrandie de deux nefs latérales, coupées au transept, et précédées par un porche couvert d'une voûte d'arêtes dont la clef est ornée de l'agneau pascal. Le campanile fut élevé à la même époque. Plus tard, le porche fut complété par deux porches latéraux. À côté de la porte du XIII° siècle, furent ouvertes une porte au Nord et une au sud datées de 1564. Ce porche est composé de trois travées communiquant entre elles par deux arceaux en arc brisé dont la voûte centrale est divisée en quatre compartiments triangulaires. Des peintures décorent l'intrados des trois arceaux. On y voit quatre anges musiciens, Saint Jean-Baptiste et Saint Jacques. De chaque côté de la porte de l'église quatre panneaux sont peints, et deux fois deux autres en regard des premiers sur les parois intérieures des piliers. Ces fresques sont des ex-voto. Les costumes permettent de dater ces peintures du XVème siècle. D'autres peintures à peine décelables, décoraient le mur du fond au-dessus de la porte de l'église et représentaient des scènes de la vie de la Vierge. A noter sous le porche, une belle croix de pierre, avec au verso une vierge à l’enfant.

Audressein : Le pèlerinage à Notre-Dame de Tramesaygues existait déjà en 1139. L'antique chapelle, trop exiguë, fut reconstruite au XIIIème siècle, avec des agrandissements successifs. Ce lieu de pèlerinage très ancien se développa lorsqu'une confrérie, dite du Saint-Nom-de-Marie, fut attachée à cette chapelle, le 8 septembre 1315. Le pape Paul V devait la doter plus tard de nombreuses indulgences (1613). Dans l'église se trouve une statue de la Vierge, en bois, en forme de Pietà, de facture très ancienne. C'est une Vierge assise, de 96cm de haut, vêtue d'une robe à plis de corps, sa tête est recouverte d'un voile, par-dessus lequel est placé un manteau. Le corps du Christ repose sur ses genoux. Le porche, à trois entrées, est décoré de fresques du XVème siècle qui ont été classées aux monuments historiques, ainsi que le campanile du XIVème siècle et la belle croix en marbre blanc, de la fin du XIVème siècle.

Aujourd’hui, composée de deux agglomérations séparées par la Bouigane (Anglade et Tramesaygues) la première mention d’Audresein semble être de l’année 1165, où la famille de Montpezat donne le lieu aux Templiers. Une bulle du pape Célestin III en date du 15 septembre 1195 signale l’église dite St Martin…. En 1312, le pape Clément IV ordonne la suppression de l’ordre. Cependant, une Confrérie de ND de Tramesaygues est fondée en 1315 : un pèlerinage est alors dédié en l’honneur de la Vierge et restera une étape sur le chemin de St Jacques de Compostelle, entre Arrout et Castillon, en venant de Fanjeaux qui traversait, alors, l’actuel département de l’Ariège. Puis, Audressein appartiendra à la famille du Pac du XIIIéme siècle à la Révolution, avec charge héréditaire de capitaine-châtelain, pour le roi, de Castillon (ex :Hommage le 1er juillet 1389 pour : Bonnac, Samiac, Salsein, Illartein, Antras, Audressein,St Jean, Balacet ; le 22 avril 1540 : hommage au roi du châtelain de Castillon, François 1er du Pac pour Sentein, Bonnac, Antras, St Lary, Galey, St Jean, Orgibet, Augirein, et Plaigne dans la judicature de Rieux ; Idem, toujours hommage au roi le19 /9/1456…) Après la Révolution, Audressein se signale, comme bien des communes du Couserans par la « Guerre des Demoiselles »

Peinture murale en l'église d'Audressein : ange musicien jouant de la vielle médiévale à l'aide d'un archer.

Belle vision d'ensemble de l'église de Tramezaygues au pied du Lez...

Le Lez donne la possibilité de mettre une dernière fois en valeur ce joyau que représente l'église de Tramezaygues à Audressein

L'église Saint Pierre domine Castillon du haut de son promontoire. elle est le seul vestige du château des vicomtes du Couserans. C'est ce castellum qui donnera son nom à la cité implantée au pied de l'imposante construction. en 1640, Richelieu ordonnera la destruction du château et de ses remparts, emblème du pouvoir comtal. Seule la très belle chapelle échappera à la démolition.

Construite au XIIème siècle, la chapelle Saint Pierre a subi bien des transformations. De l'époque romane, il subsiste le portail qui, à l'origine, n'était pas protégé par un porche. Cela explique le mauvais état des chapiteaux et la niche vide de la façade. L'édifice a été surélevé et fortifié au XVIème siècle. Une fresque à l'intérieur qui décore les murs rappelle aux pèlerins de passage le plus fameux des miracles de Saint Jacques: "le pendu dépendu".

Le GR 78 près d'Argein

Aucazein: Le moulin

Vue générale sur Illartein

Le GR 78 - Nous sommes encore à près de 2h de marche pour atteindre Saint Lary.

Cette région est parsemée d'un nombre étonnant de villages et de hameaux aux beaux toits de lauze en écaille de poisso; nous arrivons à Buzan.

...puis Orgibet.

L'église d'Orgibet

...nous traverserons Galey.

A Galey, nous sommes à 1h de marche de Saint Lary!

Saint Lary se cache dans la verdure...

Saint Lary-Soulan, station à la fois de ski et thermale des Pyrénées, dans la vallée d'Aure. Saint-Lary-Soulan résulte de la fusion des communes de Saint-Lary et de Soulan en 1963, entrée en vigueur le 1er janvier 1964, fusion réalisée pour permettre l'extension de la station de ski au Pla d’Adet pour la construction des téléphériques depuis Saint-Lary, les terrains skiables de la commune étant situés dans l'exclave de Soulan.

Saint Lary

Saint Lary

Saint Lary

Saint Lary

Saint Lary

 

 



St Matthieu

Jeudi 21 Septembre 2017