Ce n'est pas tout à fait le chemin préconisé par le guide (Rando Editions) qui, à la commune  Les Gilardeaux, fait prendre sur la droite un chemin herbeux pour rejoindre la N137 mais, si par hasard vous avez continué tout droit vous arrivez devant cette sympathique plaque.... Comme le hasard n'existe pas, disons que les commerçants se sont bien débrouillés! Néanmoins vous êtes quand même sur le bon chemin puisque nous retrouvons la borne indicatrice avec la coquille!

Ruines romaines de Thénac localisées 6,3 km après notre départ de Saintes...

Théâtre gallo-romain et thermes gallo-romains des Arènes. Le théâtre gallo-romain des Arènes de Thénac a été fouillé intégralement en 1990. Construit sur un terrain plat, le théâtre avait un diamètre de 90 mètres. Acquis par l'État le 25 juin 1986, il a été vendu à la commune le 21 mars 2000. Il est classé aux Monuments Historiques par arrêté du 18 décembre 1990. Des vestiges de thermes romains ont pu être reconnus, mais on n'a jamais pu découvrir de sanctuaire à cet endroit. L'ensemble du site gallo-romain a fait l'objet d'un classement aux Monuments Historiques par arrêté du 2 mai 1912.

Ancienne chapelle du  prieuré Saint Jean de Thénac

L'église Saint Pierre de Thénac

Portail de l'église Saint Pierre

L'église Saint Eulalie de Préguillac

L'église Sainte-Eulalie est une église romane du xiie siècle, bâtie entre le xie et le xiie siècle, en plein Moyen Âge, période probable de l'édification du village. Cette église se trouvait être autrefois sur la voie romaine reliant les villes de Pons et de Saintes.  une crypte ossuaire est présente sous l'autel de l'église. Des sépultures antiques ont été mises à jour aux environs de l'édifice et certaines d'entre elles, dit-on, ont été retrouvées en position debout.

Calvaire sur la commune de Berneuil au lieu-dit de la Pouyade

L´église de Notre-Dame-de-l'Assomption laisse par ses éléments de style du xiie siècle (roman), du xve siècle (gothique) et du xixe siècle (reconstruction des parts démolis) imaginer quelles forces se déroulaient pendant le millénaire passé.  Le clocher, dont 2 faces sont encore en état original roman est remarquable. Dans la crypte ou sous le croisillon sud on a trouvé un ossuaire qui date vraisemblablement d´une importante bataille entre les forces du prince de Condé (Fronde) et celles du roi de France en 1652 aux alentours de Berneuil .

Le portail de l'église Notre Dame de l'Assomption.

Lafleur...ça vous dit quelque chose? En tous les cas il est né à St Léger-en-Pons à proximité de Boissouchaud, commune traversée par le chemin!

Beaucoup de vignobles entoure la cité de Pons où nous arrivons bientôt...

Un quart d'heure avant d'atteindre Pons nous découvrons cette impressionnante tour....

Le Christ rédempteur nous incite à atteindre Pons....

Le clocher de l'église Saint-Martin domine les toits de la ville haute.

L'ancienne église Saint Martin dont il ne reste que quelques pierres était autrefois construite près du cimatière du même nom. elle fut longtemps l'édifice religieux le plus important. Bien que de nombreuses fois détruite et reconstruite, (notamment pendant les guerres de religion) le vocable suivit toute les constructions. L'actuelle église Saint Martin sera inaugurée en 1834.

L'intérieur de l'église Saint Martin

Une fontaine qui arbore fièrement la coquille...

Le marché couvert de Pons

Le cœur historique de Pons : l'esplanade du Château.

Ce donjon est devenu le symbole de la ville de Pons

Le donjon fait partie du  château de Pons terminé en 1187 par le seigneur Geoffroy III suite à la destruction du premier château par Richard Coeur de Lyon alors duc d'Aquitaine, venu mater une révolte de ses vasseaux de saintonge. Cette tour de 30 m de haut, de plan quadridrangulaire (26m sur 15m) et pourvue de contreforts plats, est typique des donjons dits "romans de l'Ouest". C'est le dernier vestige de la forteresse médiévale devenue place de sûreté protestante après l'Edit de Nantes. Assiégée, c'est sans résistance que la ville se soumet à l'armée de louis XIII en 1621. Richelieu ordonne alors la destruction du château: tours et remparts furent rasés à l'exception du donjon qui reste l'un des mieux conservés de Saintonge. Son couronnement est une création du XXe siècle résultant d'une restauration quelque peu fantaisiste car ni créneaux, ni mâchicoulis et échaugettes n'existaient.

Au tournant du XIIe siècle, Pons est devenue une cité puissamment fortifiée où son donjon, l'un des plus imposants de toute la Saintonge, en fait une des cités les plus sûres de la région. Étant située idéalement sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle devient un centre religieux actif se couvrant d'églises, d'ordres monastiques et même d'un hôpital pour les pèlerins.

Le château de Pons: le site occupé autrefois par la puissante forteresse des sires de Pons est aujourd'hui essentiellement constitué d'une vaste esplanade transformée en jardin public, d'un corps de logis accroché à la falaise (aujourd'hui occupé par l'hôtel de ville), d'un porche médiéval surmonté d'une chapelle castrale et surtout de l' imposant donjon quadrangulaire. La base des remparts a été partiellement conservée, et forme une promenade d'où l'on peut jouir d'une vue panoramique sur le val de Seugne. Un escalier monumental, bâti sur l'ordre de César Phœbus d'Albret, sire de Pons et maréchal de France, permet de relier la ville-haute à la ville-basse.

La prestigieuse dynastie des sires de Pons s'était éteinte en 1586. La famille d'Albret lui succéda et reconstruisit au XVIIe siècle, sur les ruines de l'ancien château, un manoir qui abrite maintenant l'Hôtel de Ville de Pons (Notre photo)

Un jardin public très agréable sur l'emplacement où se situait  la cour du château...

A l'extrémité du jardin public se situe l'ancienne chapelle Saint Gilles protégée par des murailles...

Autre vue de la chapelle Saint Gilles devenue un musée archéologique

Au-dessous de la chapelle....

Le porche Saint Gilles: Cette porte d'apparat située sous la chapelle Saint Gilles  était celle par laquelle entraient les hôtes des sires de Pons pour pénétrer dans  la cour du château en empruntant un chemin pavé en pente douce (débouchant à peu près au milieu du jardin public actuel).

Façade "Renaissance" du XVIIe siècle

Les chapiteaux sont magnifiques: feuillages, oiseaux, sirènes et personnages ornent la pierre....

Ce chapiteau est enigmatique,le personnage semble écouter (la voix de Dieu?)les mains sur les tempes!

Vue de la « ville-haute » groupée autour de l'église Saint-Martin.

Pons : Eglise Saint-Savinien. Elle fut d'abord une simple chapelle bâtie en dehors de la ville. Elle a été promue au rang de paroisse durant le XIIème siècle.

L' église Saint-Vivien fut d'abord un simple oratoire bâti en dehors de la ville. Placé en bord du chemin, les pèlerins venaient y prier avant d'aller se reposer à l'Hôpital-Neuf. L'élément le plus remarquable de l'église est sa façade, divisée en trois niveaux d'élévation. Intégrant un profond portail en plein cintre à cinq voussures, encadré par deux arcades aveugles surhaussées au centre desquelles se trouvent des statues aujourd'hui très dégradées représentant sainte Marie et saint Vivien, le niveau inférieur est la partie de l'édifice qui témoigne le mieux de l'architecture romane d'origine.

 L'église Saint Vivien était une possession des moines de Saint Florent (près de Saumur), et les évêques de Saintes protestèrent  longtemps, en vain, contre cette intrusion. La belle façade romane a malheureusement été martelée pendant la Révolution et de nombreux  chapiteaux sont mutilés. Bien que des collatéraux surmontés de clochetons aient été ajoutés au XIIIe siècle, l'édifice conserve tous les caractères du style roman saintongeais: 2 cordons divisent sa façade en registres horizontaux, 2 portails aveugles encadrent le portail central à cinq voussures.Orné de la typique arcature aveugle de baies géminées que l'on voit sur d'autres édifices de la région, celle-ci fut interrompue par l'ouverture d'une baie gothique au XVIe siècle. son originalité réside en ses 4 demi-colonnes qui divisent verticalement la façade, disposition rare en Saintonge.

La façade sans clocher est de style roman avec un porche et deux niches plus basses donnant un style d'arc de triomphe. Le porche simple a cinq piliers de chaque côté et quatre archivoltes à décor floral. De côté, deux niches avec deux piliers et deux archivoltes servant à héberger des statues sont actuellement vides.

L'intérieur de Saint Vivien a été reconstruit aux XVIIIe et XIXe siècle et n'a rien gardé de son origine... Le chœur est en cul de four; la nef est à quatre travées avec cinq fenêtres sur les bas-côtés et trois dans la nef; elles sont toutes en plein cintre. Les plafonds sont en bois et plans.

Vitrail de façade de l'église Saint Vivien

Le Christ sur les murs de Saint Vivien

La Seugne arrose la ville de Pons dans une vallée pittoresque traversant un parc aménagé au pied du château. Paisible rivière elle a accueilli les premiers hommes et leurs troupeaux. Les terres fertiles qui l'entourent ont favorisé l'implantation d'un oppidium gaulois dont les fouilles archéologiques ont montré l'importance. et cela bien avant l'arrivée des Romains qui ont construit la cité et sdes premiers ponts.

Les cigognes blanches fréquentent les zones protégées du bord de Seugne.

Pons : Pèlerins pour l'éternité... Découvrez les sur les photos suivantes!!!

Hôpital des pèlerins de Pons. Seul exemplaire du genre à subsister en Europe, il date du XIIe siècle. L’hôpital neuf fut fondé par Geoffroy III de Pons. On peut voir sur les murs de nombreux graffitis gravés par les pèlerins au cours des siècles. La salle des pèlerins possède une rare charpente à poteaux datant du XIIIe siècle. L'hôpital, comme sa salle des pèlerins, classés au titre des Monuments Historiques, ont été inscrits au Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco en 1998 au titre des « chemins Jacquaires ».

Porche de l'hôpital, le passage routier avec ouverture de la porte occidentale date du XIIIe siècle. Il est remarquable par la finesse de ses nervures en croisée d'ogives.

Porche de l'hôpital Façade est

Graffitis gravés par les pèlerins au cours des siècles...

Graffitis gravés par les pèlerins au cours des siècles

La visite du musée reconstituant l'ancien hôpital de pèlerins commence avec ce pèlerin portant tous les attributs que nous connaissons: besace, bourdon, calebasse...

Reconstitution de la salle des malades....

Un pèlerin semble au plus mal...

Après les soins du corps...les soins de l'esprit!

"un saint Jacques" au sein du musée!

Retour aux soins du corps: la tisanerie!

Un vaste musée pour une amusante pérégrination et un retour en arrière propice à la réflexion!

Bien évidemment Saint Jacques veille sur l'authenticité du pèlerinage que nous présente le musée au travers de ces scènes reconstituées!

L'anguille de Pons (Découvrez la légende sur la photo suivante)

Vous connaissez désormais la légende de l'anguille!

Le musée façade arrière qui donne sur un jardin médicinal inspiré des jardins médicinaux médiévaux qui complète la visite de l'hôpital des pèlerins. On découvre dans ce jardin une centaine de plantes aux nombreuses vertus thérapeutiques. Celles-ci sont réparties dans 4 carrés: carré des fièvres, des vulnéraires, des humeurs, des femmes.

 



St Anthelme

Lundi 26 Juin 2017